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Le capitalisme moribond est en train de détruire la planète - Matière et Révolution
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Le capitalisme moribond est en train de détruire la planète

samedi 10 septembre 2011, par Robert Paris

Le capitalisme moribond est en train de détruire la planète

447 milliards de dollars, c’est la somme astronomique qu’Obama propose de sortir des caisses de l’Etat pour aider l’économie américaine, pour prendre le relai de l’aide qu’il avait lui-même offerte aux entreprises à son arrivée au pouvoir et qui s’ajoutait aux divers plans d’aide de son prédécesseur Bush. D’ailleurs, Obama n’a rien eu de plus pressé que d’expliquer que sa politique en l’occurrence était exactement la même que celle de Bush ! C’est quand même curieux que ces gens-là nous expliquent en même temps que l’Etat doit réduire son train de vie, couper dans les budgets publics, réduire l’enseignement, la santé, les transports, l’aide sociale, la retraite, etc… D’ailleurs, Obama a immédiatement expliqué que le financement de ce plan va consister justement en des coupes sombres dans les budgets publics. L’argent qui va sortir serait donc ponctionné sur le financement des activités sociales.

Mais à qui va profiter cet argent ? Eh bien, pour l’essentiel, il va consister en suppressions d’impôts aux grandes entreprises ! On va donc ponctionner toute la vie sociale pour aider les capitalistes ! Et cela sous prétexte d’aider l’emploi. Mais, pendant que l’Etat va continuer de supprimer des emplois d’enseignant, d’infirmière et d’agent des services publics, rien n’imposera aux patrons d’embaucher ! Et pourquoi ceux-ci le feraient d’ailleurs sachant que les bourses, les banques et tous les possesseurs de capitaux ne cessent de miser sur le recul économique ?

Le nouveau plan de relance projeté par Obama n’indique qu’une seule chose : depuis 2007, le capitalisme est toujours sous perfusion ! Il ne donne l’impression de fonctionner que grâce à des fonds d’Etat. Or les Etats reconnaissent eux-mêmes être en faillite. Ils ne peuvent tenir qu’en émettant sans cesse des bons sur leur dette et en étant cautionnés par les grandes institutions financières. Or ces dernières sont elles-mêmes très loin d’avoir dépassé leurs capacités de financement. C’est dire que le système mondial a abattu ses dernières cartes et sera soufflé par la prochaine tempête boursière… Depuis 2007, les dirigeants du système n’ont fait que déplacer d’un point à un autre les déficits, les dépenses, les trous, les faillites. Ils n’ont rien relancé du tout dans le mécanisme normal du capitalisme : l’investissement privé de capitaux dans la production. Ils ont seulement fait semblant, mais cela ne trompe plus personne. Et cela pour la simple raison que les possesseurs de capitaux, eux-mêmes, ne veulent miser que sur la chute. Les bourses ne se redressent momentanément qu’après qu’on leur annonce un cadeau de milliards, puis elles recommencent à chuter… Le capitalisme n’est pas détruit par les revendications des travailleurs, par les excès des dépenses des peuples, par les retraités ni par la santé. Il est détruit par le grand capital lui-même.

Arrivé à ses limites de capacité de développement, le capital ne peut plus miser que sur sa propre chute pour faire de l’argent. Son mécanisme de profit devient alors nécrophile et il ne se nourrit plus de créations d’entreprises mais de la destructions de toute la société. Il est encore temps pour les travailleurs de cesser de croire que pour sauver le système, il n’y a qu’à se renfermer dans es frontières, il n’y a qu’à rendre quelques mesures d’austérité, il n’y a qu’à prendre des mesures de relance, etc, comme le prétendent les politiciens menteurs de droite d’extrême droite et de gauche…

Les chefs d’Etat n’ont pris des mesures dites d’aide à l’économie que pour sauver les banques et les entreprises capitalistes ? Non ! Ils savent que l’on ne pourra pas les sauver... Ils ont retardé l’effondrement général uniquement pour mieux préparer les peuples à ce qui va suivre : répressions, dictatures, guerres et fascismes. Ils ne voulaient pas que l’annonce de l’effondrement entraîne une révolution mondiale...

Oui, il faut à la classe ouvrière le courage de comprendre sa responsabilité dans la situation du Titanic qui attend le monde. Elle seule peut, en faisant de la révolution commencée en Tunisie et en Egypte un pas vers le pouvoir aux travailleurs, sauver l’humanité de la catastrophe… Cela nécessite d’abord et avant tout que les travailleurs s’organisent partout dans le monde en comités, qu’ils y discutent de la nouvelle situation, des buts sociaux et des moyens d’agir pour la combattre !

4 Messages de forum

  • Oui, il faut à la classe ouvrière le courage de comprendre sa responsabilité dans la situation du Titanic qui attend le monde. Elle seule peut, en faisant de la révolution commencée en Tunisie et en Egypte un pas vers le pouvoir aux travailleurs, sauver l’humanité de la catastrophe… Cela nécessite d’abord et avant tout que les travailleurs s’organisent partout dans le monde en comités, qu’ils y discutent de la nouvelle situation, des buts sociaux et des moyens d’agir pour la combattre !

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  • Le capitalisme moribond est en train de détruire la planète 10 septembre 2011 18:33, par debat leîla

    A l’adresse des camarades défendant l’entrisme dans les syndicats présents à la réunion VDT/ CCI du 25/06/11
    Thème : le rapport Classe/ Parti/ Soviets pendant la vague révolutionnaire 17/23.

    Je voudrais faire une critique (constructive je l’espère) de la réunion.
    Celle-ci n’a pas porté sur le thème choisi lors de la réunion précédente ; elle a porté plutôt sur la question syndicale. Cela veut peut-être dire que le choix du thème ne correspondait pas aux préoccupations des participants (notamment les participants de VDT).

    Par rapport au contenu de la discussion
    Je crois intenable (sur du long terme) la position qui consiste à dire, d’un côté : « les syndicats sont un instrument de l’Etat dans la classe ouvrière, leur fonction est de faire passer les mesures d’austérité décidées par le gouvernement pour gérer la crise définitive du capitalisme et en faire porter le poids à la classe ouvrière »
    Et de l’autre côté : « nous allons dans les syndicats car c’est là que se trouvent les ouvriers, nous voulons être en fusion avec les ouvriers et faire de l’agitation communiste dans ces officines de la bourgeoisie…il faut y aller car c’est là que sont les ouvriers, il faut dénoncer les directions syndicales, les noyauter, y aller pour gagner les ouvriers à la cause du vrai communisme ».

    Historiquement, les politiques d’entrisme qui ont été développées au cours des années 25-39 par les PC ont abouti à l’impuissance face à la déclaration de la II° guerre mondiale et à l’enrôlement de la co dans celle-ci au nom de l’anti-fascisme, entraînant la co à choisir un camp de la bourgeoisie contre un autre, trahissant à nouveau le principe de l’internationalisme de la co.
    Le Programme de Transition date de 1934, dans un contexte de contre-révolution, c’est la pire défaite que le prolétariat ait essuyée dans son histoire : il correspond au refus d’accepter la réalité telle qu’elle est, après avoir connu l’ivresse de la prise du pouvoir par le prolétariat.
    Le risque, en participant à la vie de ces organes de la bourgeoisie que sont les syndicats est, pour les ouvriers sincères et désireux d’agir au sein de leur classe pour faire progresser la conscience de leur force au sein de la société capitaliste, d’être laminés individuellement et de finir dégoûtés de la politique.
    Voir l’exemple des Spartakistes qui ont été honteusement calomniés par la Social-démocratie après le vote des crédits de guerre en août 1914 , voir Lenine qui a été dénoncé par la bourgeoisie comme un agent allemand avant son retour en Russie en 1917.
    La bourgeoisie est plus intelligente que nous, elle a plus de moyens (elle a le pouvoir économique, politique, policier…), c’est se mettre dans la gueule du loup que de l’affronter individuellement, en claironnant son intention de subvertir la forme syndicale.
    La bourgeoisie a la capacité de détruire l’honneur et la réputation des individus en faisant courir des rumeurs sur leur compte, sans parler de tout l’arsenal de répression dont elle dispose.
    Aller dans les syndicats, y exercer des responsabilités, c’est aussi encourager les ouvriers à y aller, justement à un moment où la classe ouvrière recommence à relever la tête et à protester contre les attaques qu’elle subit, à l’échelle mondiale.
    L’intérêt de la co est de s’auto -organiser et de cesser de se reposer sur les experts juridiques, experts en démarches diverses que sont les représentants syndicaux.
    Travailler dans les syndicats, c’est tourner le dos, paradoxalement, à la classe ouvrière.

    Vous remerciant d’avoir lu ce courrier,
    Fraternellement, Leïla

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  • leila

    d abord merci pour l esprit fraternel de ta lettre.

    les syndicats nous preoccupent car meme s ils sont souvent actuellement faibles numeriquement et eux noyautes par le patronnat, ils continuent d organiser une fraction de la classe ouvriere.
    Et c est bien pour cela qu il n y aucune raison d abandonner meme une fraction des travailleurs a l influence politique de la bourgeoisie.

    Ton raisonnement sur les dangers de l entrisme s applique a tous les rouages de la societe capitaliste qui engrene le proletariat dans des aventures macabres comme les guerres et les fascismes.

    N importe quel soviet peut devenir un instrument reactionnaire et anti ouvrier, ce que l’histoire du stalinisme a amplement confirme.

    Le fetichisme dorganisation, meme s il parait justifie par la politique des bureaucraties, ne peut remplacer la volonte des exploites de s organiser eux meme et surtout ne garantit en rien que la classe ouvriere rempotera la bataille.

    si je suis absolument ok pour appeler a preparer des maitenant les futurs comites, soviets etc...
    je ne pense pas qu il suffise que des travailleurs relevent la tete pour quils aient la conscience de la necessite d’en finir avec la societe capitaliste dans son ensemble.
    Defendre cela au sein de la seule classe porteuse d avenir, voila ce qui m importe.

    cordialement
    Max

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  • "Le risque, en participant à la vie de ces organes de la bourgeoisie que sont les syndicats est, pour les ouvriers sincères d’être laminés individuellement et de finir dégoûtés de la politique."

    C est ca si on vient dans le syndicat avec l illusion d un monde qui n existe plus et qui n a aussi peut etre jamais existe depuis 1914 a part dans les periodes revolutionnaires ou l OS se radicalise tout en sAu vant la mise a la bourgeoisie.

    Donc le syndicat ne peut que laminer la revolution, une greve , 1 travailleur du rang ou 1 section syndicale combattive surtout dans une periode de crise systemique ou la bourgeoisie sait que la moindre etincelle serieuse peut enflammer toute la savanne des peuples enrages et donner 1 occasion a la classe ouvriere de marquer la lutte si elle sait saisir des perspectives de transformation revolutionnaire de toute la societe.

    Donc venir dans le syndicat et vouloir le faire fonctionner sans tenir compte des modifications liees au systeme capitaliste, c est a dire venir sans programme politique ou en l oubliant a la porte de l entreprise, la est le piege.

    Mais des travailleurs qui utiliseraient le syndicat pour se battre, trouveront automatiquement 2 ennemis .
    C est 1 realite et seule 1 politique de comite de greve reelle et non pas une intersyndicale amelioree permettra de confronter reellement les idees et decisions de tous les travailleurs, syndiques ou non.

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