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Editorial des bulletins La Voix des Travailleurs : Marine, c’est la galère et c’est toujours nous qui ramons !

samedi 28 janvier 2012, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx

Le Pen Marine, c’est la galère et c’est toujours nous qui ramons !

Marine Le Pen s’est prétendue la « porte-parole du parti des ouvriers ». Comme quoi elle ne dépare pas dans le lot des politiciens menteurs. A moins que ce soit pour leur dire ça qu’elle ait réuni tout un parterre de grands patrons de la bourgeoisie française la semaine dernière dans un salon très chic du Cercle de l’Union interalliée, au cœur du VIIIe arrondissement de Paris, à 100 mètres de l’Elysée. L’augmentation des salaires ? « Je ne crois pas à une augmentation du Smic, qui repose sur l’entreprise. » Aider les patrons ? « L’Etat prendra à sa charge une partie des cotisations sociales. » Le Pen qui se dit pour les ouvriers affirme aux patrons : « Je ne suis pas votre ennemie. Je suis pour la libre entreprise, pour l’économie de marché. » Le protectionnisme national, soi-disant pour soutenir les milieux populaires ? « Il doit s’accompagner d’un plan organisé avec le monde de l’entreprise.  »

Ici, le « monde de l’entreprise », ce n’est plus les ouvriers, pensez-donc ! Et la Marine aligne ses cadeaux aux patrons petits, moyens et grands : « création d’une banque publique d’investissement par le doublement du capital d’Oseo, progressivité de l’impôt sur les sociétés (15, 25 et 34%), simplification de la fiscalité par la fusion de l’IS et de la Contribution économique territoriale, développement des business angels, préférence nationale des PME tricolores pour les contrats de l’administration publique, autorisation de syndicats libres… » Et la surprise du jour : la présidente du FN suggère « la création d’un fonds de financement des petites et moyennes entreprises, abondé par les 50 plus grosses capitalisations boursières du pays (15% de leurs profits, remboursables en cinq ans). » L’organisatrice de la rencontre qui est Sophie de Menthon, l’une des chefs du grand patronat, affirme que « ce n’est pas mal du tout » !

Le journal patronal « La Tribune » qui commente cette entrevue souligne : « Un responsable de l’UIMM, puissante fédération de la métallurgie dans le patronat, salue les "propositions très alléchantes" de la candidate mais redoute la difficulté à les appliquer dans les entreprises. Une patronne vante "l’analyse très juste de la situation" faite par la présidente du FN mais s’inquiète de savoir s’il ne s’agit que de promesses sans lendemain. En oratrice aguerrie, l’hôte répond avec humour et éloquence. Le public rit et clôt la table ronde sous les applaudissements. »

Le Pen a un projet de cadeaux aux patrons, mais elle en a aussi aux ouvriers. Pour accroître sa popularité, Le Pen compte sur une dénonciation virulente des « marchés financiers » (cela ne faisait pas partie de la panoplie de Le Pen père), de « nos élites politiques » et de « la délinquance ».... car ça fait peuple et cela n’oblige pas à dire comment on compte gouverner... Son axe de campagne est ainsi résumé : « J’ai un grand projet (...) rendre aux Français leur pays, leurs richesses et leur fierté. »

Rendre nos richesses ? Celles volées aux communes par la banque Dexia ? Ah oui, comment ? Rendre les richesses volées par les actions pourries, par les dettes souveraines coulées ? Ah oui, comment ?

Et ces sommes là, ces centaines de milliards, comment les récupérer ? Par le discours démagogique de Le Pen ? Mais elle n’est nullement contre le capitalisme ! Elle prône un capitalisme national qu’elle sait elle même totalement impossible.

Certains milieux populaires pensent peut être que les déclarations de Le Pen contre "la dictature des marchés financiers" sont très radicales, mais ils se trompent. La finance, ce n’est pas spécifique des spéculateurs et boursicoteurs, c’est l’ensemble du capital et plus encore aujourd’hui. Et ces déclarations ne visent justement qu’à blanchir la bourgeoisie mondiale, l’ensemble du grand capital. Faire croire que tout est de la faute de l’Etranger, c’est aussi une manière de blanchir la bourgeoisie française, qui fait pourtant partie du grand capital et des trusts mondiaux. Le capitalisme dans sa phase nécrophile peut-il être sauvé par un relèvement des frontières ? Certainement pas ! Quant à expliquer la racine de la situation actuelle du capitalisme, Le Pen n’en est pas plus capable que d’autres politiciens.

Elle devrait plutôt nous dire où sont investis les milliards familiaux. Dans les actions pourries ? Dans les dettes souveraines ? Dans la spéculation ? Non, ce n’est certainement pas en votant Le Pen qu’on dénoncera le capitalisme !

Les vrais objectifs de Marine Le Pen : renforcer le caractère répressif de l’Etat, monter les milieux petits bourgeois contre les travailleurs, s’attaquer aux fonctionnaires, interdire le droit de grève et le droit syndical, s’attaquer aux sans-papiers, développer le nationalisme, le racisme et la xénophobie pour éviter que la colère populaire se tourne contre la bourgeoisie et le système capitaliste, enfin opposer entre eux des fractions des forces populaires pour permettre aux classes dirigeantes de mieux les frapper. C’est tout un programme qui, évidement, ne dit pas son nom : le fascisme !

1 Message

  • Qui a dit ?

    "Je pense quand même que si, moi, je parviens à réunir ces 500 signatures et pas Marine Le Pen, c’est qu’il y a un problème du côté de ses idées, de tous les préjugés qu’elle véhicule et qui ne passent pas. Maintenant, je ne trouverais pas normal que le courant de Marine Le Pen ne puisse pas être représenté, c’est sûr", a déclaré, jeudi 2 février sur LCI, ? , la candidate à la présidentielle de ?. Le système des 500 "parrainages" d’élus, a-t-elle ajouté, "n’est pas un système démocratique, c’est un véritable obstacle"."

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