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L’enfance, le haut lieu de la violence sociale dans la société bourgeoise - Matière et Révolution
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L’enfance, le haut lieu de la violence sociale dans la société bourgeoise

jeudi 21 juin 2012, par Robert Paris

« On dit de l’enfance que c’est le temps le plus heureux d’une existence. En est-il toujours ainsi ? Non. Peu nombreux ceux dont l’enfance est heureuse. L’idéalisation de l’enfance a ses lettres d’origine dans la vieille littérature des privilégiés. Une enfance assurée de tout et, avec surcroît, une enfance sans nuage dans les familles héréditairement riches et instruites, toute de caresses et de jeux, restait dans la mémoire comme une clairière inondée de soleil à l’orée du chemin de la vie. Les grands seigneurs en littérature ou les plébéiens qui chantèrent les grands seigneurs ont magnifié cette idée de l’enfance toute pénétrée d’esprit aristocratique. L’immense majorité des gens, si seulement ils jettent un coup d’oeil en arrière, aperçoivent au contraire une enfance sombre, mal nourrie, asservie. La vie porte ses coups sur les faibles, et qui donc est plus faible que les enfants ?... »

Léon Trotsky - "Ma vie"

L’enfance, le haut lieu de la violence sociale dans la société bourgeoise

Nous propageons tous un mythe, celui de l’enfance heureuse. Il nous est nécessaire et, en même temps, ils nous détruit... Il est surtout nécessaire à la propagation et au maintien des normes de la société d’exploitation qui passe également, et même tout particulièrement, par les enfants pour s’entretenir.

On fait souvent croire que les enfants malheureux sont seulement les victimes d’affreux tortionnaires et c’est tout à fait faux. Ils sont souvent tout simplement les enfants de parents qui ont été des enfants malheureux et qui n’ont jamais pu surmonter les séquelles des violences (le plus souvent psychologiques plus que physiques) qu’ils ont subies...

Le but de ce texte n’est pas moral. Il ne s’agit pas d’accuser qui que ce soit, ni les parents, ni les enseignants ou éducateurs, ni aucun individu placé dans la machine à broyer, qui a été lui-même broyé et qui ne voit nullement comment il pourrait agir autrement qu’il le fait. L’objectif n’est ni d’améliorer l’éducation des enfants ni les relations parents-enfants ni de donner des remords à quelqu’un en lui suggérant d’agir autrement. Nous ne diffusons ici aucune méthode d’éducation et n’en discutons aucune. Les relations humaines d’une époque sont tributaires du niveau social des relations de classes et de leur évolution historique, bien plus que des aspirations et des conceptions des individus, qu’ils soient parents, éducateurs ou tout individu participant de cette société. Non, nous cherchons d’abord simplement à heurter un tabou, un mensonge social généralisé selon lequel tout serait fait dans nos sociétés pour le bonheur des enfants, tous les sacrifices seraient pour eux, parce que c’est au nom de ce mensonge qu’on propage la domination sociale au plus profond des consciences dans le sein du sein de la vie que l’on croit personnelle : dans la famille.

Il suffit de constater que des millions d’enfants ont été livrés à des prêtres pédophiles dans le plus grand silence général et continuent à l’être partout dans le monde pour voir que la société bourgeoise est d’une hypocrisie crasse sur cette question. Mais la violence faite aux enfants est très loin de se résumer à l’exploitation sexuelle, celle des religieux, des proxénètes ou de quelques malades ou dépravés.

Certains pensent qu’elle est surtout constituée par les violences des parents abusifs. Ils se trompent. Les coups ne sont pas ce qui martyrise le plus d’enfants. Les pressions morales peuvent être bien pires et marquer bien plus durablement et même empêcher le développement de la personne, l’empêcher de se construire, de prendre confiance en soi.

L’objectif donné aux parents de transformer leurs enfants en bêtes à concourir des examens est déjà une violence, avec chantage sentimental en cas d’insuccès, menaces sur leur avenir (dans leur propre intérêt bien entendu) et cela dès les plus petites classes. Le mépris en cas d’échec est d’une grande violence. Une fois de plus, redisons que nous ne reprochons ici rien moralement aux individus, ni aux parents, ni aux enseignants, ni à personne, nous essayons seulement de décrire un système de domination qui pénètre au plus profond des vies individuelles pour mieux se propager et s’enraciner.

Mais ce n’est encore qu’une petite partie des violences faites aux enfants sur lesquels porte tout l’effort de la société pour imposer ses valeurs et ses produits. Les adultes sont eux-mêmes des enfants qui ont souffert, n’ont pu surmonter les problèmes que cela leur a causé et qui les propagent ensuite à la génération suivante. Et c’est ainsi que le système social trouve dans les relations individuelles le moyen d’imposer ses normes. Cela n’a rien d’étonnant : avant que naisse l’Etat, la famille était l’instrument de l’oppression sociale. On peut sur ce thème lire ou relire le fameux ouvrage d’Engels sur l’origine de la famille.

L’enfance est le thème du mensonge le plus éculé de la société moderne. On entend partout dire qu’elle est mille fois protégée : par la famille, par l’école, par l’Etat, par sa justice, par sa police et on en passe, sans parler de la religion qui porte l’enfance au pinacle. Tout serait fait pour l’enfant dont on dit qu’il n’aurait jamais été aussi libre, ou aussi adulé ou aussi éduqué. Il y a dans ces quelques mots plus encore de contrevérités. L’enfance est, plus que jamais, le moment où s’exerce la violence la plus insidieuse de la société bourgeoise, de ses valeurs, de sa hiérarchie sociale, de ses préjugés, de son fric, de sa marchandisation du monde.

Loin d’être un lieu sûr, une protection de l’enfance, la famille est un moyen sûr de transmission de cette oppression et de cette violence individuelle et sociale. Pas plus que l’Etat n’est né pour protéger les citoyens, la famille n’a pas été instituée pour protéger l’enfant mais pour donner charge aux parents de rendre l’enfant adapté aux critères sociaux et aux lois des oppresseurs.

Bien sûr, tout cela n’empêche pas chaque parent de penser qu’il a tout fait pour ses enfants et chacun le pense vraiment et même l’a vraiment fait en le croyant. Quand on propage l’idéologie sociale, on croit toujours agir librement et en fonction de ses propres valeurs, et, bien entendu, on croit agir dans l’intérêt de ses proches.

Certes, j’entends déjà certains réagir : on n’est plus à l’époque où on envoyait les enfants de pauvres travailler dans les mines de charbon ! Aujourd’hui, ils sont éduqués, ont des jouets à foison, sont bien traités, etc. Mensonge ! L’essentiel du monde envoie les enfants de pauvres trier les déchets des immenses poubelles à ciel ouvert et aussi dans les mines d’uranium ou d’or… Au vu au su de tout le monde, des enfants sont objets de commerce sexuel et certaines villes sont même des centres touristiques internationaux grâce à ce commerce là. Citons par exemple certaines villes d’Asie mais aussi Marrakech au Maroc. Tout le monde "civilisé" félicite pourtant ces villes de leur succès !

Mais l’exploitation du travail des enfants n’est pas la principale violence qu’ils subissent. Les enfants de riches peuvent être aussi opprimés et subir autant de violences psychologiques que les enfants de pauvres, et même éventuellement plus... Leur mise aux normes de la société bourgeoise est bien pire. Leur transformation en acheteurs, en consommateurs des produits imposés par les normes économiques du moment, leur transformation en propagateurs des goûts sociaux imposés par les média, la publicité, les trusts, la société et l’Etat, leur utilisation pour ses campagnes de propagande de manière insidieuse au travers des films, toutes ces méthodes ont été développées massivement et ne sont nullement combattues par les autorités, au contraire. Le conformisme social, qui est instrument essentiel de toute société d’exploitation, a été rationalisé et développé à l’extrême par la société bourgeoise et son moment essentiel est justement l’enfance. C’est le moment où l’individu a le moins les moyens de se défendre, est le plus malléable et ignore le plus les buts de cette société, y compris a le moins de moyens face aux adultes dont ses propres parents. C’est non seulement le moment où ces derniers croient devoir lui imposer leur croyance religieuse mais aussi le moment où, qu’ils le veuillent ou pas, ils vont devoir lui imposer la croyance en cette société, l’acceptation de tout ce que, spontanément, l’enfant pourrait rejeter. Par exemple, pourquoi on laisse cette vieille dame par terre dans la rue ? Pourquoi on ne l’amènerait pas chez nous, à la maison ? Les enfants posent des questions dérangeantes, n’est-ce pas ?

L’éducation des enfants est d’abord répression. Il s’agit d’imposer des buts, des centres d’intérêt, des méthodes, d’occuper les esprits, de ne pas les laisser rêver, imaginer, chercher sa voie...

La sexualité des enfants est spontanée et innocente, mais dénoncée par les adultes qui imposent par contre leur vision de la place de l’homme et de la femme. Pour ceux qui ne voient pas où se situe cette propagande destinée aux enfants je conseille l’un des derniers films pour enfants de Disney. Voir ici

De nombreux enfants ont subi des situations éprouvantes qui vont handicaper leur sexualité et leur vision d’eux-mêmes durablement sans que les parents soient conscients du rôle qu’ils ont joué pour cela. Les raisons sont multiples. Il y a d’abord les préjugés et notamment le tabou, que les parents croient devoir défendre devant les enfants pour tout ce qui est sexuel. L’interdit qui est juste est bien entendu le tabou de l’inceste. Par contre, cela ne va pas jusqu’à s’interdire de permettre aux enfants d’entendre parler de l’amour et de la sexualité à la maison et en dehors. Ensuite, la situation éprouvante pour les enfants est tout simplement de ne pas être souhaité, de ne pas être aimé ou d’être l’enfant de parents qui ne s’aiment pas et propagent cette maladie de la relation sans amour à leur enfants, détruisant parfois leur confiance dans la relation homme/femme. Toutes ces situations sont des violences. Par exemple, on peut aisément traiter de violence le fait qu’un enfant perçoive qu’il est un poids lourd aux yeux de ses parents. La violence entre ses parents est bien entendu une autre cause de souffrance pour l’enfant. L’utilisation de l’enfant pour régler les problèmes entre les parents est encore une source de souffrance pour l’enfant, par exemple pour l’enfant chargé par sa présence d’empêcher l’un des conjoints de continuer à imposer des relations non souhaitées.

On ne peut pas parler des violences subies par les enfants sans parler de celles subies par les adultes. L’oppression de la femme, le manque de liberté des relations homme/femme sont des causes directes de violences subies par les enfants, notamment de naissances non souhaitées ou qui ne surviennent pas par amour.

Bien des gens pensent que tout cela ne dépend que des mœurs et n’a rien à voir avec l’existence d’une société de classe et avec l’exploitation qu’ils taxent d’économique. Ils se trompent. Les mœurs dépendent de l’état social et de l’histoire de la lutte des classes. C’est le cas des relations hommes/femmes. Chacun sait qu’elles ne sont pas les mêmes d’une région à une autre mais cela provient du fait que différentes régions ont eu différentes histoires de la lutte des classes. Chacun sait aussi que les mœurs changent d’une époque à une autre, même pour une culture et une société donnée. Là aussi, l’histoire entraîne des changements des rapports de classe et ceux-ci influent sur les relations homme/femme. Et, comme nous le disions plus haut, c’est l’état de ces relations qui entraîne des violences plus ou moins grandes à l’égard des enfants.

Les violences entre enfants sont à l’image des modes de domination de la société des adultes et font certainement autant de mal sinon plus que les violences entre adultes et enfants.

On ne peut prétendre libérer les enfants de ces violences sans remettre en cause l’oppression sociale, l’oppression sexuelle sous toutes ses formes et l’oppression des femmes. Les enfants ne sont nullement dans un monde à part. Ils concentrent en eux, au contraire, toutes les souffrances des adultes, même quand ils l’ignorent eux-mêmes.

Les sociétés fondées sur l’exploitation de l’homme par l’homme auront toujours besoin de l’oppression de la femme et d’autant plus que l’exploitation est menacée par ses propres contradictions. Plus la femme est opprimée, plus l’enfant subit de violences de toutes sortes. Ce sont des lois que l’on a constaté dans toutes les sociétés et toutes les régions du monde. On ne peut se contenter de « sauver les enfants » car nous sommes tous des enfants.

32 Messages de forum

  • Je ne sais pas comment on fait, sur le net pour dire merci

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    • L’enfant est un adulte en miniature,si son incapacité physique nous permette de tout lui faire,cela présente un risque intolérable de notre part au moment ou il se sentira en Position force. La violence exercée a son égard ne peut jamais être gratuite, mais se considère comme une bombe en retardement. Donc il importante pour nous adultes d’aujourd’hui pour garantir à notre société de demain un avenir fécond créer une société de tolérance et d’ amour de instinct barbare pour faire de l’enfant un être humaines aux valeurs humaines respectables.

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  • on a accordé peu d’attention, au cours des dernières décennies, à l’exposition des enfants d’âge préscolaire à la violence sociale, comparativement à l’exposition des enfants plus âgés. Or, l’étude de la violence sociale subie au cours de la période préscolaire est particulièrement importante, puisque la violence influence le développement des enfants dans plusieurs domaines (physique, social, neurologique et émotionnel) et à différents niveaux.

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  • Dans notre civilisation, on présente toujours les enfants comme des êtres à protéger. Une « protection » que l’on justifie par le fait qu’elle est « naturelle » à l’égard des enfants. Or, le sentiment que l’enfance est une catégorie sociale à part est récente, à peine trois siècles. Cette idée est profondément liée aux rapports de domination institués dans nos sociétés.

    Les catégories liées à la famille telles que la conjugalité, la parentalité, comme la hiérarchie entre adultes et enfants tendent à être présentées comme des états de fait « naturels » et immuables.

    la suite

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    • Mais ce n’est encore qu’une petite partie des violences faites aux enfants sur lesquels porte tout l’effort de la société pour imposer ses valeurs et ses produits. Les adultes sont eux-mêmes des enfants qui ont souffert, n’ont pu surmonter les problèmes que cela leur a causé et qui les propagent ensuite à la génération suivante. Et c’est ainsi que le système social trouve dans les relations individuelles le moyen d’imposer ses normes. Cela n’a rien d’étonnant : avant que naisse l’Etat, la famille était l’instrument de l’oppression sociale. On peut sur ce thème lire ou relire le fameux ouvrage d’Engels sur l’origine de la famille.

      L’enfance est le thème du mensonge le plus éculé de la société moderne. On entend partout dire qu’elle est mille fois protégée : par la famille, par l’école, par l’Etat, par sa justice, par sa police et on en passe, sans parler de la religion qui porte l’enfance au pinacle. Tout serait fait pour l’enfant dont on dit qu’il n’aurait jamais été aussi libre, ou aussi adulé ou aussi éduqué. Il y a dans ces quelques mots plus encore de contrevérités. L’enfance est, plus que jamais, le moment où s’exerce la violence la plus insidieuse de la société bourgeoise, de ses valeurs, de sa hiérarchie sociale, de ses préjugés, de son fric, de sa marchandisation du monde.

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  • L’enfance, le haut lieu de la violence sociale dans la société bourgeoise

    « On dit de l’enfance que c’est le temps le plus heureux d’une existence. En est-il toujours ainsi ? Non. Peu nombreux ceux dont l’enfance est heureuse. L’idéalisation de l’enfance a ses lettres d’origine dans la vieille littérature des privilégiés. Une enfance assurée de tout et, avec surcroît, une enfance sans nuage dans les familles héréditairement riches et instruites, toute de caresses et de jeux, restait dans la mémoire comme une clairière inondée de soleil à l’orée du chemin de la vie. Les grands seigneurs en littérature ou les plébéiens qui chantèrent les grands seigneurs ont magnifié cette idée de l’enfance toute pénétrée d’esprit aristocratique. L’immense majorité des gens, si seulement ils jettent un coup d’oeil en arrière, aperçoivent au contraire une enfance sombre, mal nourrie, asservie. La vie porte ses coups sur les faibles, et qui donc est plus faible que les enfants ?... »

    Léon Trotsky - "Ma vie"

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  • Les enfants qui souffrent ne sont pas que des Cosettes martyrisées par des Thénardiers...

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  • Loin d’être un lieu sûr, une protection de l’enfance, la famille est un moyen sûr de transmission de cette oppression et de cette violence individuelle et sociale. Pas plus que l’Etat n’est né pour protéger les citoyens, la famille n’a pas été instituée pour protéger l’enfant mais pour donner charge aux parents de rendre l’enfant adapté aux critères sociaux et aux lois des oppresseurs.

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  • Violence psychologique

    La violence psychologique comprend d’autres actes qui peuvent nuire à l’estime de soi et à la confiance en soi d’un enfant. En général, elle fait partie d’un problème à long terme.

    Un adulte qui insulte, rejette ou humilie souvent un enfant finit par miner sa confiance en lui. Voici d’autres exemples de violence psychologique :

    Isoler un enfant - le garder à l’écart des autres enfants ou lui enlever son fauteuil roulant ou sa prothèse auditive.

    Intimider ou terroriser un enfant - l’enfermer dans un placard ou un sous-sol, le menacer ou s’adresser à lui en criant, de manière à ce qu’il craigne l’adulte.

    Exploiter un enfant - lui faire faire des choses que les enfants ne font pas généralement, comme de travailler alors qu’il devrait être à l’école.

    Faire des demandes déraisonnables - lui permettre de jouer à l’extérieur mais sans salir ses vêtements ou lui dire de changer son orientation homosexuelle s’il veut continuer à vivre au domicile.

    Négligence

    La négligence, c’est ne pas donner à un enfant ce dont il a besoin pour s’épanouir. Cela peut nuire à un enfant sur les plans psychologique et physique. Un parent ou un responsable fait preuve de négligence envers un enfant lorsqu’il :

    agit de telle sorte que l’enfant ne se sente pas aimé, désiré, en sécurité et digne de confiance et d’estime ;
    l’empêche de consulter un médecin ou de prendre soin de sa personne ;
    n’intervient pas lorsque l’enfant est en danger ;
    l’empêche de s’instruire ;
    lui refuse nourriture, vêtements et abri, même si l’adulte a les moyens de les lui fournir ;
    laisse trop souvent l’enfant seul au domicile. Les parents ont la responsabilité de veiller sur leurs enfants jusqu’à l’âge de 16 ans.

    Être témoin de violence faite à une femme

    Voir une femme se faire maltraiter diminue l’estime de soi des enfants. Cette situation les garde dans un état constant d’anxiété et de peur.

    Cela peut les ébranler aussi fortement que s’ils étaient eux-mêmes victimes de la violence. Il peut aussi arriver qu’ils soient blessés en tentant de protéger leur mère, ou qu’ils servent d’otages.

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  • Il y a dans ce texte intéressant un passage qui élude complètement la réalité actuelle de l’Ecole dans le monde occidental, et en France en particulier. Nous sommes très loin d’imposer aux enfants de "concourir pour des examens". La Fabrique du Crétin, ce n’est pas qu’un livre à succès ; redoublement supprimé, bac pour tous, quasi disparition des sanctions oeuvrent à cela...

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    • Même s’il y avait une vraie "fabrique de crétin", ce ne serait pas contradictoire avec le fait de donner comme objectif de concourir pour des examens. Ainsi, on se met à évaluer sans cesse les enfants.

      De toutes manières, ce que je discute là n’est pas un mode d’éducation face à un autre , l’ancien et le nouveau, le faux et le vrai bac (l’ancien). Je discute de la manière dont on traite l’enfance.

      Je ne conteste pas la nécessité d’enseigner, d’apprendre des choses aux enfants. Je conteste qu’on les traite bien, contrairement à ce que l’on prétend, alors qu’il y a nécessité de les mouler pour une société de classes.

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      • On concourt pour des concours. On se présente aux examens. la nuance est de taille. De la sorte, on arrive à des taux de réussite aux examens qui rendraient ben Ali jaloux, s’il se présentait encore aux "élections".
        Vous devez probablement le savoir, de même que vous n’ignorez pas que les moyennes consécutives aux "évaluations" sont systématiquement falsifiées, tirées vers le haut. comme les résultas d’examens. Parce que de toute façon, les professeurs n’ont aucun pouvoir de décision...En effet, on traite mal les élèves, mais pour d’autres raison que celles auxquelles vous croyez, de même manière immuable pour vos semblables, et peut-être vous-même depuis les années 60...Au final, les familles sont heureuses, car elles refusent de comprendre qu’elles se font berner. C’est cela qui intéresse les politicards.

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        • J’avoue ne pas bien vous comprendre. On berne les familles dites-vous. Certes, mais pas seulement en faisant cadeau de faux bons résultats aux examens. Ni essentiellement.

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          • Vous vous intéressez à la psychologie de l’enfant. C’est un domaine à part entière, mais quine relève qu’à la marge de la problématique du marasme de l’Ecole publique. Ce point du diplôme chiffon de papier, des notes au botox, de la disparition du redoublement est fondamental. Essentiel. L’écrasante majorité de la population scolaire ne s’intéresse plus du tout à l’acquisition de connaissances, aux perspectives de meilleure compréhension du monde. Les parents, guère davantage. Mais si tout ce petit monde estime qu’un professeur noterait sévèrement (en réalité, il serait moins collaborationniste que ses chers collègues), menacerait de révéler ainsi crûment la supercherie, la cabale, menée avec l’aide de l’administration, afin d’’éliminer le dangereux déviant, se met en place. Intéressez-vous donc aussi à la souffrance des enseignants, envoyés par dizaines de milliers en arrêts d e travail pour dépression. Celle-ci est significative de c’est qu’est la fabrique du Crétin, qui existe, même si vous en doutez. Et qui sert l’ordre établi, bien entendu, c’est son rôle.
            Discuter sur internet prend du temps ; procurez-vous auprès d’enseignants ou de vos petits cousins des bulletins scolaires, et vous serez en mesure de juger, à l’aune des moyennes par discipline, pourquoi tant d’élèves illettrés décrochent des moyennes très satisfaisantes.

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            • La psychologie de l’enfant, dites-vous, est un domaine à part entière, mais quine relève qu’à la marge de la problématique du marasme de l’Ecole publique.

              Tout à fait d’accord.

              Nous avons déjà traité ailleurs des problèmes de l’école mais ce n’est nullement le but e ce texte.

              Nous avons parfaitement conscience des difficultés des enseignants et j’ai moi-même vu des enseignants craquer, y compris en étant directement victimes des enfants eux-mêmes.

              Mais le système n’étant produit par des enfants, ce n’est pas eux qui sont à incriminer.

              Le système n’est pas non plus produit par les parents ou les enseignants mais par les classes dirigeantes.

              Je ne suis pas certain que vous soyez prêt à l’admettre.

              Etudes ou pas études, c ’est en fonction des intérêts des classes dirigeantes que cela se décide.

              A une époque, peu nombreux faisaient des études. Cela a changé mais pas pour le bien de la population, même si elle a pu en profiter.

              Ce n’est pas non plus l’intérêt des enfants qui motive les classes dirigeantes en un moment où elles savent ne plus avoir d’emplois à leur offrir ensuite...

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              • Bien sûr que le système est organisé par les classes dirigeantes. Mais ce système est évolutif, et les intervenants et les paramètres sont nombreux. L’Ecole, voila 20 ou 30 ans, à une promotion sociale des classes sociales inférieures bien moins réduite qu’aujourd’hui. Les dogmes pédagogistes, qui s’incarnent notamment par la loi Jospin de 1989 sur l’Ecole, l’injonction faite aux enseignants de produire du papier qualifié de "bac" pour 80 pour cent d’une génération sont depuis passés par là : les enfants ne veulent majoritairement plus s’instuire, ou pas trop longtemps, ou sans trop d’efflort, les familles sont leurrées, les classes sociales inférieures sont de plus en plus rares à suivre la trajectoire d’un Bourdieu.

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    • « Je conteste qu’on les traite bien, contrairement à ce que l’on prétend, alors qu’il y a nécessité de les mouler pour une société de classes. »

      Effectivement, la fabrique du crétin, si elle existe, est inhérente au mode d’éducation. Le problème, ce ne sont pas les professeurs, qui sont sélectionnés par le même système que celui qui évalue les élèves.

      Les enseignants sont autant pris au piège que les élèves.

      Aucune capacité de comprendre l’individu n’est réellement demandée aux professeurs. Juste une capacité à évaluer des compétences.

      L’épanouissement des élèves n’est pas le rôle attribué à l’éducation nationale, et donc, ce ne sont pas les missions attendues des enseignants, qui profitent bien souvent de leur situation pour faire passer en acte l’idée nietzschéenne du sur-homme : le prof est l’homme, ou la femme qui doit être écoutée.

      Rien à voir avec un individu, il s’agit d’une situation de communication où la parole du prof est reine.

      Donc, dès qu’une discussion est posée dans une classe c’est la parole de l’enseignant qui tranche. Le dispositif : un adulte 30 ou 40 élèves est un dispositif de pouvoir.

      De même qu’en science, c’est la parole du spécialiste qui tranche.

      Il nous faut des spécialistes parce que le système éducatif casse la capacité de réflexion des individus. Cette capacité est cassée précisément parce que les enfants sont maltraités, les adolescents aussi.

      Reste la part belle aux infirmiers, assistants sociaux et psychologue, voire psychiatres, pour un tout petit peu, écouter cette souffrance générée par le système d’une violence inouïe.

      Que tu le veuille ou non, tu es pris, je suis pris et nos enfants, adolescents, jeunes adultes sont pris dans ce rapport violent de sélection des bêtes à concours, fort techniciens, mais pas toujours, voire rarement disposés à réfléchir aux problèmes collectifs. Car le système éducatif casse cette capacité de réflexion collective, cette intelligence sociale en valorisant autre chose.

      Mon modèle d’éducation, celle qui favoriserait à émanciper l’individu, se baserait en grande partie sur l’expérience que Makarenko décrit dans son Poème pédagogique.

      Le problème fondamental de l’éducation qui permet de développer une intelligence sociale est posé dans cet ouvrage magnifique.

      Précisons que cette expérience éducative a pu voir le jour dans l’Ukraine d’après la révolution ouvrière, et qu’elle a pris fin 10 ans après avec la montée et le triomphe du stalinisme.

      La force de ces jeunes communistes éduqués à des principes vivants d’émancipation, de capacité à organiser les jeunes et à s’organiser en tant que jeunes dans toutes les dimensions intellectuelles et techniques, manuelles, faisait peur à la bureaucratie montante et presque triomphante.

      Cette intelligence sociale ne peut exister que dans le développement de l’épanouissement individuel, ce que l’Éducation Nationale ne fait absolument pas. Pourquoi ? parce que la mission de l’éducation nationale est précisément le contraire.

      Attendre autre chose de l’Éducation Nationale, c’est vouloir traire un bouc.

      Jules Ferry et Durkheim ont créé l’éducation nationale dans le but d’enfermer tous les gavroches, les enfants des rues, 10/12 ans après la commune. Pourquoi ? pour éviter que la commune ne reprenne.

      L’éducation nationale a pour mission essentielle d’éviter qu’une nouvelle commune ait lieu.

      Fabrique du crétin ? ou dépolitisation de la jeunesse des rues ?

      Le contrôle de la jeunesse est une arme contre toute révolution sociale.

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      • Vous n’avez manifestement pas mis les pieds dans une classe depuis bien longtemps, si vous croyez (c’est bien de celà dont il s’agit...) que la parole du professeur en classe est souveraine. Pour qu’elle le soit, il faudrait qu’elle soit audible. Or, de nos jours, (2012, vous savez bien, non ? )le professeur passe une partie considérable du cours à contrer les propos volontairement insignifiants, les provocations de toute nature de saboteurs de plus en plus nombreux. Pas parce qu’ils sont méchants, non. Parce qu’ils ne sont tout simplement pas en mesure de suivre le cours qui correspond simplement au programme. Parce qu’ils sont incapables de comprendre ce qu’ils anonnent...Et parce qu’en plus, ce constat fait, il ne faut surtout pas les empêcher de nuire à ceux qui sont au niveau requis, et qui, de plus en plus rares, voudraient encore faire quelque effort afin de s’instruire, et de progresser.

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        • Eh ui, le professeur est dans la mélasse comme toute la société. Quoi d’étonnant ? L’école ne peut pas s’extraire des problèmes de la société. Quand une société coule, l’école suit...

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        • Sans le savoir, cher lecteur, vous apportez de l’eau à mon Moulin.

          La bourgeoisie a créé l’école pour des fins qui lui étaient propres : éviter une révolution sociale.

          Elle est en train de saboter les conditions d’apprentissage de la "jeune génération".

          Il n’y a plus aucun sens à éduquer ou à apprendre à l’école. Pour éduquer, pour apprendre, les bandes et les religions sont bien plus utiles pour mettre la pagaille de façon à ce que les victimes s’en prennent aux victimes. Depuis au moins 20 ans, le système éducatif décrit ci-dessus est mis à mal de façon à avoir recours aux associations, aux retraités, aux militants de la lecture et de l’anti-illettrisme, et surtout ... au marché des boîtes de soutien scolaire.

          Pourquoi ce soutien n’est-il pas mission de l’éducation nationale avec des formations prévues pour combattre l’illettrisme et des vrais salaires pour ceux qui aident les enfants et adolescents à domicile ?

          Tout simplement parce que la bourgeoisie, celle qui a décidé un moment donné de créer l’école, a décidé depuis au moins le ministère Jospin, mais même depuis avant Mitterrand, de saboter santé et école. Le Mammouth a été dégraissé depuis Allègre : il n’est même plus un éléphant.

          Attali proposait déjà cette idée de libéraliser santé et école avant l’élection de Mitterrand en 1981.

          Quoi détonnant que le prof se prenne dans la figure la haine de la pensée, de la culture qui passe pour ne servir à rien puisque plus d’ascenseur social, s’il existait. Dans un monde fini, le système d’éducation est fini.

          L’école dont les missions de sélection ont même été pointées par une certaine sociologie bourgeoise (Bourdieu, Les Héritiers, 1962), ne sert pas à transmettre la culture, mais à valoriser la culture bourgeoise, transmise excellemment par les familles bourgeoises, et beaucoup moins bien par les familles ouvrières ou des autres classes populaires, artisans, pécheurs, paysans.

          Le seul rôle de l’école est donc de sélectionner les élites et de faire le tri. L’Éducation Nationale n’est donc qu’une sorte de plaque tournante, un Drancy généralisé pour l’orientation vers les camps que sont les usines, ou les prisons de luxe que sont les grands Lycées parisiens, les grandes écoles liées à l’armée. Exécutants ou dirigeants sont ainsi sélectionnés et orientés par l’école de la République.

          Quand cette culture est remise en cause, quand même le minimum n’est plus assuré par l’école, quand le goût, bien bourgeois, de l’étude, n’est plus transmis dans les familles modestes, parce que la bourgeoisie a décidé de créer une culture populaire de masse qui permet le dégoût le la culture savante, quoi d’étonnant à ce que le prof qui aime son métier soit déconsidéré ? Quoi d’étonnant alors, qu’un prof qui croit dans la culture savante, littéraire, non-utilitaire dans un monde qui transmet la haine de la raison, la misologie, la haine de la culture, le mépris de celui qui maîtrise la langue, parce qu’il est perçu comme "parlant bourgeois", qu’il véhicule cette culture classique bourgeoise issue des Lumières, quoi d’étonnant alors qu’il se prenne cette violence subie par ses élèves dans la figure ?

          Aimer son métier, aujourd’hui, est dangereux, que ce soit à l’hôpital, au collège, à l’école maternelle, primaire, au lycée, à l’université, à France, Telecom, à la Poste, au Pole Emploi, ou n’importe où.

          Face à ce constat de la haine de la culture, des revendications, ou de l’envie de brûler l’école que ces jeunes subissent, faudrait-il que ce soit le ministre (plutôt que les profs) qui devienne leur interlocuteur (plutôt que les profs) qui se prenne cette violence (plutôt que les profs) ? Mais encore faudrait-il que ces élèves qui refusent toute culture, toute remise en question, parce que la remise en question permet aux violeurs d’abuser de ceux qui se remettent en question, aient accès à une connaissance de l’état bourgeois.

          Et cela serait la mission d’un parti socialiste que de leur expliquer qu’il faut discuter avec un ministre. Certainement pas la mission des révolutionnaires, anarchistes ou communistes.

          Que tu le veuilles ou non, que je le veuille ou non, un prof est le représentant de l’état et de la culture bourgeoise à abattre. Il est donc l’homme à abattre. Est-ce un mal ? Je ne sais.

          Il reste que ces jeunes qui se révoltent aujourd’hui contre les profs seront demain le fer de lance de la révolution... ou de la contre-révolution, puisque l’une ne va pas sans l’autre.

          Faut-il dénigrer ces jeunes incultes qui refusent de se cultiver bourgeoisement ? ou de se mettre à leur place, en se concevant comme victime comme eux ? et ainsi de réfléchir à la façon de leur proposer de s’auto-organiser le jour, pas si lointain, où ils souhaiteront en découdre avec cet État qui intervient en Libye pour casser la dynamique révolutionnaire du dit "printemps arabe" ?

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          • Il ne s’agit pas de les dénigrer. Nous ne sommes pas à Clochemerle.
            Mais de dire une réalité censurée. Celui qui l’exprime, à l’EN, connaît les pires ennuis, ne le saviez-vous pas ?
            Ces infects barbares sont des alliés objectifs du pouvoir crétinisateur.
            Et F. Kletz, qui a peut-être, sinon sans doute, pu bénéficier des services d’une Ecole publique qui fonctionnait encore, et veut éliminer les "profs", gagnerait à mieux mesurer le pouvoir de nuisance de ceux qu’il veut abattre. En le comparant avec celui des barbares, idiots (très) utiles pour le Capital.

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            • 1/ De quel tabou parlez-vous ? De quelle réalité censurée parlez-vous ? Je vous trouve un peu évasif sur cette question.

              S’agit-il du tabou de parler des élèves en les qualifiant de barbare ? mais dans un monde de barbarie, vous voudriez avoir des anges dans votre classe ?

              2/ De plus, vous détournez le sens de mes propos.

              Je propose de vous mettre à la place des jeunes, d’imaginer comment le prof peut être perçu, et j’affirme qu’il est perçu comme représentant de l’ordre à abattre. Donc il est perçu comme l’homme (ou la femme) à abattre. La question qui suit dans mon précédent message vous permettait de discuter l’idée.

              Nonobstant (mot que j’ai appris par ma mère et que je n’ai jamais entendu en classe), vous préférez entendre une insulte de ma part, là où vous subissez très probablement des insultes de vos élèves. Mais les insultes vous sont-elles destinées personnellement ? Sur la forme certainement, mais sur le fond, je pense qu’il s’agit de décrypter cette haine que tout prof se prend dans la figure.

              Je ne pense pas que cette haine vous soit destinée personnellement, même si tout est fait pour que ce soit vous qui la receviez. C’est en ce sens que vous êtes autant victime du système éducatif que vos élèves. Mon texte n’exprimait rien d’autre, et précisait que la solution de s’en prendre au ministre plutôt qu’au prof ne changerait rien.

              De là à dire que j’ai dit qu’il fallait "éliminer les profs", j’aimerais bien savoir où vous avez lu cela dans mon texte. Mon texte n’était en rien un programme politique, il essayait juste de décrire ce que les élèves ont en tête, à mon sens lorsqu’ils s’en prennent au prof, insulte ou pas.

              Il m’apparaît que vous croyez beaucoup trop que ce sont les profs qui apportent une culture ce qui est un des mensonges les plus véhiculés concernant l’école, et ce depuis sa création ; peut-être y avez-vous cru, peut-être y croyez-vous encore, peut-être avez-vous encore envie d’y croire. L’éducation nationale est cependant depuis 1882 une tôle comme les autres, comme la SNCF, comme PSA, Renault, et tant d’autres. Je vous ai proposé des pistes pour discuter d’un système éducatif alternatif.

              Des centaines d’expériences éducatives, pédagogiques ont eu lieu. Des dizaines de théories existent pour développer au sein de l’école une éducation alternative. Je pense qu’une telle école alternative est impossible sous la domination du capital et de l’accumulation du capital. Une révolution sociale dirigée par les prolétaires est nécessaire pour pouvoir réformer, inventer un système éducatif qui abolirait celui que vous et moi connaissons.

              Si vous voulez croire à ce système mensonger de l’éducation nationale (EN), libre à vous, mais je pense que vous vous trompez.

              Moi je dis qu’il faut abandonner un tel mensonge : une certaine sociologie dite critique, en réalité bien durkheimienne, celle de Bourdieu, a précisé que l’école ne sert qu’à sélectionner selon des normes bourgeoises les détenteurs d’une culture bourgeoise.

              La culture bourgeoise se transmet dans les familles, et est validée par l’école.

              Vous n’êtes pas d’accord, ou vous ne voulez pas voir la portée de cette idée qui démystifie pourtant, que vous le vouliez ou non les mensonges propagés concernant l’éducation nationale et l’école de la république. Ce qui est interdit de dire, c’est que l’éducation nationale est une organisation qui fait croire à son utilité, alors qu’elle est nuisible. Et tout enseignant a pour mission de faire croire à l’utilité et de ne surtout pas dire que l’éducation nationale est nuisible.

              C’est le rôle qu’on vous demande de tenir en tant que prof. Et si vous ne l’assumez pas, vous êtes mis au placard, parfois même réformé. Voudriez-vous que les élèves vous approuvent si vous acceptez/acceptiez de tenir un tel rôle ?

              Vous êtes, de fait en conflit entre une institution qui vous demande de jouer un rôle, et des élèves qui trouvent ce rôle insupportable. Le problème n’est pas le comédien, ni le metteur en scène, mais bien l’auteur et le scénario et la distribution des rôles, auxquels on vous demande de ne pas déroger.

              Vous êtes victime de ce système, et vos élèves également. Et en tant qu’ancien élève, je l’ai probablement été moi-même. Car même lorsque vous dites que j’ai profité de l’EN, vous vous trompez, et vous exprimez votre foi dans ce système éducatif. Il faudrait analyser l’origine sociale et culturelle du milieu social dans lequel chaque individu a grandi. Je pense cependant que cela ne ferait que masquer les choses en individualisant le problème.

              Je ne sais quelle idée géniale il faut trouver pour que les victimes puissent sortir du statut de bouc-émissaire de ce système qui crée frustration, souffrance, et victimes. Il reste que discuter de cette analyse me semble fondamental pour pouvoir s’orienter jour après jour dans ce système éducatif qui détruit les individus qui le portent ou qui le font vivre, ou encore qui l’utilisent.

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              • Dans un classe dont je suis profESSEUR, j’attends que les "jeunes" soient des ELEVES.
                Que ce qui refusent de l’être soient confiés à d’autres fonctionnaires, ou non-fonctionnaires, mais qui n’ont pas devant eux 30 ou 40 autres élèves, et non pas que l’on tente de me ramener dans mon cours des élèves infects qui s’attachent à saboter mon métier, qui ne vous en déplaise peut-être utile si l’on me permet de l’exercer. Faire cours dans une ambiance calme était possible, il y a quelques années. Ce n’’est plus possible, mais les classes dirigeantes ne sont pas seules responsables de cela, sauf à considérer que les mentalités ne découlent que de leur choix. Cela ne fonctionne pas dans le cas de l’Ecole, car le pédagogisme a d’abord été porté par la "gauche", et longtemps freiné par la droite, qui le pratique aujourd’hui avec l’émerveillement du converti.

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        • Je ne nie pas que votre expérience d’enseignant mène à ce type de constat. Cela ressemble effectivement à un échec de l’école. Mais est-il certain que vous raisonniez de manière juste en pensant que la classe dirigeante attendait autre chose de l’école actuellement ? C’est bien cette question qu’il faut se poser et pas croire que l’école devrait former le futur citoyen et penser que si elle le fait mal, c’est une erreur.

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        • C’est le mythe d’une « école de la République », d’ « une école de l’égalité des chances », d’une « école pour tous » ou encore d’un école de la réussite qui n’a existé que dans l’imagination de ceux qui y croyaient exactement comme ils voulaient s’imaginer réels les slogans de « liberté, égalité, fraternité ».

          L’école de la bourgeoisie qui n’a jamais cessé de l’être,VIOLENCE

          VIOLENCE quand elle servait de garderie pour envoyer les mères à l’usine,
          VIOLENCE quand elle s’est mise à trier dans le tas les futurs chercheurs et ceux qu’on mettait sur le marché du travail dès 16ans,
          VIOLENCE quand on n’enseigne plus mais qu’on forme des acheteurs pour le vaste marché de la surproduction
          VIOLENCE quand on évalue avec des QCM qu’on ne demande même plus à l’élève de penser

          Les enseignants contribuent tous les jours à la violence que la société bourgeoise fait subir aux enfants, au mieux ils aménagent, au pire ils camoufflent et leur mentent en créant les conseils d’enfants, tartufferie d’apprentissage de la dite démocratie

          Le slogan naif mais tellement beau d’une école alternative ressemble à celui de la décroissance ce n’est pas l’école qui crée la société mais la violence qu’y subissent les enfants est bien le mirroir de la lutte de classe.

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          • Votre micro-pamphlet présente l’inconvénient majeur d’être anti-historique, de nier une évolution qui est l’oeuvre perverse de stratèges de la domination, et qui est fondé sur un formidable leurre ; la population le gobe, car le diplôme chiffon a été octroyé à presque tous ses enfants. :

            Le taux d’enfants d’ouvriers et d’employés réussissant des études supérieures, (et pas seulement s’inscrivant dans de tels cursus) ne cesse de diminuer depuis que le pédagogisme a conquis l’Education nationale.

            Pierre Bourdieu aurait eu aujourd’hui de biens plus grandes difficultés à devenir ce qui’il est socilament devenu...!

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            • Mon pamphlet est a-historique ? Mais je vous rappelle que je ne fais dans cet article que dénoncer un seul mensonge et non tous : celui selon lequel le but de la société est le bien-être des enfants. Comme cela n’a jamais été le cas, c’est effectivement un pamphlet sans histoire. Ce qui est historique là dedans c’est de prétendre vouloir le bien des enfants. Les anciennes sociétés ne le prétendaient pas...

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  • La cause des enfants (extrait),
    Françoise Dolto

    "Sur le chemin de l’école, les petits villageois gardaient une certaine part d’initiative, ils faisaient des rencontres, inventaient des niches et des jeux. Maintenant, le ramassage scolaire les prive de tout contact avec la nature et la vie des adultes. Le trajet se réduit d’une navette de porte à porte. Plus de détours, de rencontres en chemin. L’enfant-paquet n’a plus le loisir d’observer, de muser.
    - Des instituteurs, lors d’un colloque récent sur les échecs scolaires, ont constaté qu’ils réussissaient mieux à capter l’attention de leurs élèves en milieu rural qu’en milieu urbain. Ils ont remarqué que c’est encore dans les villages où il n’y a pas de ramassage scolaire organisé que le degré de concentration en classe est le meilleur. Le trajet à pied vers l’école permet aux enfants de voir le monde qui existe : c’est un monde de froid, de chaud, de vent, de neige, de pluie : il y a le sol qu’on sent, il est très dur, ou boueux, ou sec, sans compter les oiseaux, les bruits de la nature, les ruisseaux, les animaux, etc. En campagne, les enfants, quand ils arrivent en classe, sont fatigués physiquement, mais ils restent disponibles intellectuellement et veulent progresser socialement, et pour ce faire, travailleront plus.
    - C’est d’ailleurs la même chose pour les enfants qui « font » leur année scolaire pendant le mois de classe de neige. Les professeurs obtiennent d’excellents résultats en général. Les élèves font une expérience de leurs corps à l’extérieur, ils ont un espace où ils se sentent responsables d’eux-mêmes, et de ce fait, quand ils rentrent en classe, leur esprit est très attentif par ce que tout leur besoin de motricité a été employé.

    Rentré à la maison, l’élève externe est collé devant le poste de télévision. Au moins, pendant qu’il est hypnotisé par l’image, il ne dérange pas. Le petit écran est une fenêtre ouverte sur l’ailleurs, sur le monde extérieur à l’espace clos où on le tient claquemuré. Cette bouche qui vomit une bouillie d’images et d’informations peut impunément choquer l’enfant à qui on n’a plus le temps d’expliquer les choses. Il est soumis à un bombardement quantitatif, il ne sélectionne pas et les parents n’ont pas le temps de le faire avec lui.

    Nous voulons donc que nos enfants aient la sécurité. Soit. Mais la sécurité pour quoi faire ?… Si le prix de la sécurité, c’est de n’avoir plus d’imagination, plus de créativité, je crois que la sécurité est un besoin primordial, mais il n’en faut pas trop. Trop de sécurité étête le désir et le risque qui est nécessaire pour se sentir à chaque instant « vivant », « mis en question ».
    A notre époque, au lieu d’initier l’enfant à la sécurité par une parole claire sur la manipulation de tous les objets, on le met à l’abri en le parquant.
    En fait, l’enfant, bien plus jeune qu’on ne croit, est tout aussi capable qu’eux… Mais à condition qu’ils le mettent en confiance, lui enseignent la technologie de leur savoir-faire, et fassent comprendre et intégrer la réalité des choses auxquelles eux-mêmes, en vérité, sont confrontés, enseignant le pourquoi des risques et des dangers. L’adulte qui aura expliqué auparavant que le danger serait le même pour lui que pour l’enfant s’il s’y prenait de la même façon dont l’enfant s’y est pris ne l’humilie pas et ne le culpabilise pas.
    C’est cela, éduquer un enfant : c’est l’informer par anticipation de ce que son expérience va lui prouver. Et de cette façon, il sait qu’il ne doit pas faire tel geste, non pas qu’on le lui ait défendu, mais parce que c’est imprudent, par la nature des choses, par les lois universelles, et aussi par son manque d’expérience.
    On punit, on gronde, on frappe parfois au moment où la conversation serait d’une valeur inégalable. La prochaine fois qu’il se mettra dans cette situation, il aura de nouveau la même difficulté à éviter l’incident, puisque le risque n’a pas été intellectualisé par lui et qu’il n’est pas considéré comme étant capable d’assurer sa sécurité.

    L’enfant doit découvrir lui-même qu’il sera moins exposé s’il s’associe à plusieurs camarades ; s’il se fait des amis. L’intérêt vital de l’être humain est de développer l’entraide, la relation sociale.
    Si quand l’enfant a risqué quelque chose, on en parle avec lui sans le gronder, il est immunisé pour la prochaine fois. Si on engage un enfant dans un tournage, une séance de photos, une série de tests, il est probable que le trouble sera sensiblement compensé par une explication circonstanciée : le prévenir qu’on va l’observer pendant qu’il travaille, joue et mange, mais aussi lui dire à qui, à quoi sert cette expérience.
    Dans un monde de surplus, de pléthore de biens matériels mal répartis, le seul bien unique, c’est justement l’amour entre les êtres.

    La jeunesse dérange parce qu’elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système. Mais en plus, c’est très épuisant d’être à son écoute. C’est peut-être la clé du véritable et seul changement, et que personne ne veut. Ce système, qui réduit l’éducation à la transmission du savoir, est remis en question, devant la proportion des échecs scolaires. Le phénomène « masse », augmentation de la population scolaire, n’explique pas à lui seul, l’inadéquation du système, le désintérêt des élèves : l’école en France dans le monde actuel ne prépare pas à la vie d’adulte.
    Le sort qui est réservé aux enfants dépend de l’attitude des adultes. La cause des enfants ne sera pas sérieusement défendue tant que ne sera pas diagnostiquer le refus inconscient qui entraîne toute société à ne pas vouloir traiter l’enfant comme une personne, dès sa naissance, vis-à-vis de qui chacun se comporte comme il aimerait qu’autrui le fasse à son égard.

    Chaque fois qu’on veut bien considérer sa créativité, on attend de lui quelque production artistique ou scientifique, s’il cesse d’être traité en innocent futile, il est le nain intelligent, le petit adulte, l’enfant prodige. Sa créativité n‘est reconnue que si elle profite au monde des adultes. Les 10 ou 12 premières années de la vie correspondent au plein épanouissement de la spontanéité. L’enfant est capable d’une invention très diverse, d’un jaillissement perpétuel dans sa vie quotidienne, dans son langage.

    A quoi sert l’enfance si elle est autre chose qu’un passage délicat et nécessaire, si elle n’est pas seulement un temps d’initiation et d’apprentissage ? Pourquoi est-ce que cela paraît subversif de dire que les parents n’ont aucun droit sur leurs enfants ? A leur égard, ils n’ont que des devoirs, alors que leurs enfants n’ont vis-à-vis d’eux que des droits, jusqu’à leur majorité.
    Pourquoi est-ce que cela paraît subversif de dire que tout adulte doit accueillir tout être humain dès sa naissance comme il aimerait lui-même être accueilli ? L’enfant a l’intelligence de la vérité, en tout cas de la sincérité des échanges affectifs. Si un adulte agresse physiquement un enfant, c’est qu’il est sans parole à son égard ; il ne le considère pas comme humain.
    L’homme à sa naissance est déjà lui-même, entièrement, mais sous une forme où tout est en advenir. Les choses se réaliseront petit à petit, s’exprimeront plus tard, selon ses rencontres formatrices. Mais tout est là, et il mérite d’être respecté au même titre que s’il avait 50 ans d’expérience, d’autant plus que les années peuvent dégrader et abîmer les richesses d’origine.
    Les adultes refoulent en eux l’enfant, alors qu’ils visent à ce que l’enfant se comporte comme ils le veulent. Ce sens éducatif est faux. Il vise à faire se répéter une société pour adultes, c’est-à-dire amputée des forces inventives, créatives, audacieuses et poétiques de l’enfance et de la jeunesse, ferment de renouveau des sociétés.
    Singulière espèce qui, à l’âge adulte, ne veut pas évoluer, par crainte de la mort et qui a peur instinctivement de la vie. Il y a tout un cycle d’épreuves à traverser avant de pouvoir véritablement épanouir, libérer ce que chacun a d’unique, de spécifique, c’est-à-dire de singulier à chacun de nous.
    Si un enfant n’est pas inscrit dans une crèche, presque avant de naître, il ne pourra pas y avoir une place. Tout est fait pour ne pas le laisser être. Les enfants entendent dire précocement : « Il n’y aura pas de place pour toi, c’est trop tard ». Et en plus « Il n’y aura pas de travail pour tout le monde ». On cultive l’angoisse qui devient la base de l’éducation. Elle est à l’origine de tant de dérèglements adolescents.
    Il n’est pas bon que l’enfant, sous prétexte de le laisser s’épanouir librement, ne rencontre jamais de résistance ; il faut qu’il rencontre d’autres actes de désir, celui des autres et correspondant à d’autres âges que le sien. Si on cédait tout à l’enfant, on annulerait complètement ses pouvoirs créatifs qui sont la recherche ardente de satisfaire un désir jamais satisfaisable et qui, en ce qu’il est satisfait, se détourne en cela du moins de l’objet et se satisfait d’une autre façon.
    Il est extrêmement fallacieux de considérer les humains en période d’enfance comme un monde à part. Les enfermer ensemble dans un supposé cercle magique est stérilisant. Le rôle de l’adulte est de susciter et d’aider l’enfant à s’insérer dans la société dont il est un élément vivant nécessaire, durant le temps qu’il est encore dans sa famille. Pour soutenir son développement, il faut le considérer dans son advenir et faire confiance à l’adulte qu’il vise à devenir.
    Ballottés entre ces deux traitements qui sont tous les deux abusifs : le regard attendri sur leur vert paradis : « profitez-en comme nous en avons joui à vos âges » ; ou bien le doigt tendu, corrections à l’appui, vers un modèle à imiter. Dans les deux attitudes, le conformisme est réducteur. Il occulte la vérité : l’enfant qui vient au monde devrait nous rappeler que l’être humain est un être qui vient d’ailleurs et que chacun naît pour apporter à son temps quelque chose de nouveau. "

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  • « En général, les parents ne se doutent pas de l’agonie infligée à l’âme de l’enfant… Celui-ci – être encore exempt de tout préjugé et qui obéit uniquement à ses instincts – sent l’abîme s’ouvrir devant ses premiers pas dans la vie, se révolte et contracte une haine implacable, aussi bien contre son patron que contre sa propre famille.

    Tout enfant est un révolutionnaire. Par lui, les lois de la création se renouvellent et foulent aux pieds tout ce que l’homme mûr a édifié contre elles : morale, préjugés, calculs, intérêts mesquins. L’enfant est le commencement et la fin du monde ; lui seul comprend la vie parce qu’il s’y conforme, et je ne croirai pas à un meilleur avenir que le jour où la révolution sera faite sous le signe de l’enfance.

    Sorti de l’enfance, l’homme devient monstre ; il renie la vie en se dédoublant hypocritement. …

    Créature fragile, toute vibrante d’émotivité, toute assoiffée de vie, l’enfant est encore livré aux brutes humaines, ignorantes et crevant d’égoïsme, qui lui cassent les reins dès qu’il tombe en leur pouvoir. Comment saurait-elle, cette face bestiale, que l’enfant est un début de vie friand de la lumière du jour, du bruissement des arbres, du clapotis des vagues, de la brise caressante, du gazouillement des oiseaux, de la liberté des chiens et des chats qui courent la rue, de la campagne embaumée, de la neige qui le brûle, du soleil qui l’étonne, de l’horizon qui l’intrigue, de l’infini qui l’écrase ? Comment se douterait-il que l’enfance est la plus douce des saisons de la vie, et que l’on peut seulement pendant cette saison-là jeter les fondations de cet édifice humain dont l’existence sera précaire dans le bonheur même ? Fondations qui doivent être faites de bonté, si l’on ne veut pas que tout l’édifice dégringole dans l’abîme !

    Et comment la base de la vie serait-elle de cette trempe quand la majorité de l’humanité passe son enfance à recevoir des coups et à vivre dans la privation, dans la mortification et dans les assommantes forteresses dressées par les lois ? Qu’y a-t-il d’étonnant à ce que la terre foisonne de voleurs, de criminels, d’escrocs, de maquereaux, de paresseux et d’ennemis de l’ordre, quand votre « ordre », ô maîtres, n’est fondé que sur des cruautés incompatibles avec les lois naturelles ?

    Et vous êtes des législateurs – ô ogres de la belle enfance ! ô cabaretiers, épiciers, manufacturiers, grands détenteurs de terres, noires comme votre âme ! – et vous avez des académies, et des chaires de morale, et des Eglises qui prêchent la pitié au son de cloches assourdissantes, et des Parlements, et vous ignorez ce que renferme la poitrine d’un enfant, comme vous ignorez tout de cette vie qui pourrait être belle et que vous estropiez. »

    Panaït Istrati dans « La jeunesse d’Adrien Zograffi »

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  • 2014 est une "année dévastatrice" pour les enfants, a déclaré lundi l’Unicef, qui parle de 15 millions de mineurs pris dans les conflits en République centrafricaine, en Irak, au Soudan du Sud, en Syrie, en Ukraine et dans les territoires palestiniens.

    Anthony Lake, directeur général du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), souligne dans un communiqué que l’enchaînement des crises fait en outre oublier les situations tragiques que connaissent des pays comme l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, le Nigeria, le Pakistan, la Somalie, le Soudan ou le Yémen.

    Au total, l’Unicef évalue à 230 millions le nombre d’enfants vivant dans des pays ou des régions affectés par des conflits armés.

    "Des enfants sont tués alors qu’ils étudient en salle de classe ou dorment dans leur lit. Ils perdent leurs parents, ils sont enlevés, torturés, recrutés, violés et même vendus comme esclaves. Jamais dans l’histoire récente autant d’enfants n’ont été soumis à une telle et épouvantable brutalité", déclare Anthony Lake.

    Des menaces importantes à la santé et au bien-être des enfants sont également apparues cette année, à commencer par l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola en Afrique de l’Ouest, qui a fait des milliers d’orphelins et prive d’école quelque cinq millions d’enfants.

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