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La gauche gouvernementale, comme d’habitude à plat ventre devant les intérêts capitalistes

samedi 25 août 2012, par Robert Paris

EDITO

La gauche gouvernementale, comme d’habitude à plat ventre devant les intérêts capitalistes

François Hollande a invité à déjeuner, en grande pompe, une douzaine des plus grands patrons français et, vu leur tête en sortant, il ne leur a pas annoncé la défense des intérêts des salariés par le gouvernement. Jean-Marc Ayrault, sera à l’ouverture de l’université d’été du Medef et va prononcer un discours d’ouverture, et « ce sera un moment important, devant plus de 3000 patrons » s’est félicitée Laurence Parisot, la présidente du Medef.

Toute l’actualité démontre que la gauche n’est pas moins pro-patronale que la droite.

Les prix de l’essence augmentent considérablement, ponctionnant durement les ménages populaires et les petits artisans ou commerçants. Ne pourrait-on pas exiger des trusts qu’ils diminuent leurs marges. Non, l’Etat se contente d’une toute petite diminution des taxes alors que l’augmentation des prix entraîne une très grosse augmentation des mêmes taxes !

Les banques font des profits fabuleux en prêtant à intérêts l’argent qui leur est prêté gratuitement par les institutions centrales et il prête au taux fort aux Etats alors que ceux-ci n’ont pas le droit de se faire prêter directement de l’argent par ces institutions. Ne peut-on pas refuser ce diktat ? La social-démocratie au pouvoir n’en veut pas !

Les patrons des trusts, y compris ceux qui annoncent des bénéfices insolents et ceux qui ont été aidés massivement sur fonds publics, licencient massivement. Ne peut-on pas le leur interdire ? Non, dit le gouvernement, qui envisage seulement de rendre la chose indolore socialement… pour les patrons en détournant les mouvements grâce à de « bonnes négociations » avec les syndicats et les patrons en discutant des suppressions d’emplois plus arrangées, moins sèches…

Le gouvernement mise, prétend-il, sur les négociations paritaires à l’automne pour sécuriser l’emploi à long terme et réduire les charges des entreprises. Mais pourquoi des négociations pourraient convaincre des patrons décidés à licencier ? Dans le même temps, le ministre du Travail, Michel Sapin, a promis que son budget serait prioritaire pour financer des emplois aidés et les contrats de génération. Mais ces contrats seront bien moins nombreux que les emplois publics que ce gouvernement supprime en même temps. Et infiniment moins nombreux que l’accroissement du chômage et des licenciements.

"L’Etat ne laissera pas faire"avait dit Hollande-Ayrault-Montebourg sur les licenciements massifs de PSA, mais c’est une manière de dire qu’il aidera le patron de Peugeot à changer la forme du plan sans changer le fond...

Nous n’allons pas rester passifs, a dit le gouvernement, mais que peut-il face aux patrons qui veulent licencier massivement ? Pouvait-on espérer qu’un gouvernement de gauche engage une vraie lutte contre les capitalistes, c’est-à-dire leur laisse penser que l’on va remettre en question leur droit de propriété sur les entreprises. Eh oui, c’est seulement à ce prix que l’on pourrait les faire reculer… Sinon, en restant dans le cadre du système, il peut leur faire cadeau de quelques milliards de l’argent de nos impôts pour aider un ou deux capitalistes. Il pourrait sauver quelques centaines d’emplois momentanément mais pas des dizaines de milliers…

Or, la vague de suppressions d’emplois continue dans le privé comme dans le public : Sharp 8000, Siemens 10.000, Motorola 4000, HP 27.000, PSA 8000 (internes) +4000 (externes), Alcatel 5000, Aviva des milliers, Sony Mobile 1000, Vestas 1400, Société Générale 700, Air France 5000, Sanofi 2000, Doux 2000, ArcelorMittal 1000, APHP 2000, Education nationale 13.000, Ministère 13.000, PME 20.000, tourisme 10.000, raffinage 1000, télécoms 10.000, General Motors 30.000 dont 5000 en Europe, Travaux publics 6000, Groupama, Puma, Castorama, Novandie, Renault Flins, Rapid Flore, Virgin, FRAM, Visteon, TUI – Nouvelles Frontières, Bâtiment 35.000.... C’est l’ensemble du patronat qui licencie et que doivent faire les salariés : compter sur un "bon gouvernement de gauche" pour les sauver ? Certainement pas ! C’est bien la mauvaise perspective, celle qui sert à les démobiliser, à les empêcher de croire en leurs propres perspectives.

La nécessité de diminuer la dette de l’Etat, le nouveau gouvernement de gauche y pense quand il s’agit de diminuer le nombre d’infirmières, de cheminots, et d’enseignants, pour diminuer la participation de l’Etat dans les services publics, mais pas pour imposer les patrons qui avaient obtenu des dérogations de taxes sous prétexte de recherche, de développement durable (des profits) ou d’exportations. Au contraire, Hollande envisage de continuer à donner gratuitement des capitaux aux trusts (automobiles, du bâtiment et autres) ou aux banques.

Areva continue à mener ses petites opérations nucléaires profitables au Japon et ce n’est pas ce gouvernement de gauche à participation des Verts qui l’en empêchera ! Ni d’ailleurs qui s’attaquera aux plus gros scandales du nucléaire en France ! Ce n’est pas l’Etat de Hollande qui empêchera Areva de maintenir une exploitation éhontée des ouvriers des mines d’uranium du Niger aux dépens aussi de la santé des populations avoisinantes...

Le peuple grec, lui, n’en peut plus de sacrifices et ceux que les dirigeants européens lui imposent ne garantissent même pas son maintien dans l’Union. Tant pis ! Hollande maintient avec Merkel l’exigence de l’austérité drastique même si elle ne sert à rien à la Grèce pour sortir de sa crise.

Le peuple syrien n’en peut plus de subir cette guerre civile qui se fait par morceaux d’armée syrienne interposés et qui oppose en réalité deux blocs de grandes puissances : d’un côté France, Angleterre, USA aux côtés des « démocraties » turque, saoudienne ou qatari et de l’autre Russie, Chine, Iran, pas moins antidémocratique et tout aussi guerriers. Hollande, loin de se démarquer de cette politique qui était celle de Sarkozy, l’accélère… Inutile de se désengager d’Afghanistan pour mener des guerres ailleurs. De fait, la France ne se désengage que très partiellement d’Afghanistan et pas du tout de Côte d’Ivoire ou du Tchad ! En Afrique, loin de s’en désengager, le gouvernement français s’engage pour les intérêts des trusts français dans l’uranium du Niger, dans le pétrole du Gabon et du Tchad, pour les meilleurs profits d’Areva, Bouygues, Bolloré et Total etc, etc…

Peut-on se plaindre donc du gouvernement Hollande comme le fait Mélenchon et le PCF, tout en affirmant que la victoire de Hollande, ils l’ont favorisée ? Certainement pas ! Rien ne permettait de se faire des illusions sur ce candidat à une « présidence normale ». Rien ne permettait de croire qu’il voulait attaquer les trusts, faire payer leur crise aux capitalistes, refuser l’austérité et autres…

Rien ne permet même de croire que, dans le cadre des élections organisées par les classes dirigeantes, aucun gouvernement ne puisse ainsi s’attaquer à ces mêmes classes dirigeantes. Tout démontre même que, dans le monde entier et à toutes époques, ces gouvernements ont toujours favorisé les classes dirigeantes, jusque dans les circonstances les plus extrêmes, quand la social-démocratie a préféré le fascisme aux risques de la révolution ouvrière comme en France avec Pétain, en Allemagne avec Hitler, en Espagne avec Franco ou au Chili avec Pinochet…

Faire croire qu’un « bon gouvernement de gauche » pourrait faire autre chose, c’est tenter de conserver une illusion mortelle et pas un moyen de donner une vraie perspective aux luttes des travailleurs contre les politiques capitalistes.

Il ne s’agit pas seulement de ne pas compter sur le gouvernement et de compter seulement sur les luttes. Et d’abord parce que cela dépend qui dirige ces luttes, si ce sont les directions des centrales syndicales alors ce sont des petits copains de ceux qui gouvernent. Et si ce sont les travailleurs eux-mêmes qui se dirigent par le moyen de comités de grève, de comités d’action, de comités de lutte, il faudra qu’ils rompent les barrières érigées par la légalité bourgeoise et que respectent bien entendu gouvernants de gauche et dirigeants syndicaux : la propriété privé des moyens de production et des capitaux, le sacro-saint droit du capital à licencier et exploiter, le monopole de la violence exercé par l’Etat bourgeois.

Que la classe ouvrière compte sur le gouvernement ou s’en plaigne, c’est tout un : cela signifie qu’elle croit qu’il existe des bons gouvernements, que l’Etat devrait être au service de toute la population si le parti qui gouverne était un bon parti. C’est faux ! L’Etat est au service d’une classe sociale et pas de tous les citoyens. Il l’a toujours été et dans tous les pays. Soit il est aux mains des exploiteurs, soit il est au pouvoir des exploités. Faire croire le contraire, c’est tromper les travailleurs.

Il était une fois un loup qui, rencontrant par hasard un enclos de moutons dit à ceux-ci : « Mes amis, on vous a dit à tort du mal de moi alors qu’il suffit de se parler, qu’il suffit de s’entendre. Inutile de vous affoler : je suis juste venu bavarder avec vous et je ne vous ferai aucun mal. La preuve, c’est que, si vous m’ouvrez bien gentiment la porte, je m’installerai en face de vous et nous pourrons discuter de manière très civile de nos intérêts communs. »

Il était une fois un gouvernement de gauche qui, voyant que les trusts et les banques du pays s’apprêtaient de supprimer des dizaines de milliers d’emplois, s’adressa à la population en lui disant en substance : « Ne vous fâchez pas, ne vous inquiétez pas, il suffit de négocier sérieusement entre patronat et syndicats sous l’égide de l’Etat et la France sera pacifiée. » Encore une fois le conte du loup dans la bergerie. Si les syndicats qui prétendent défendre les travailleurs entrent dans le jeu des licenciements négociés et des fermetures d’usine arrangés à l’amiable, les travailleurs vont s’en sortir ! Des dizaines de fermetures d’usine et des milliers de licenciements avec des travailleurs très vite en bout de course sont là pour prouver le contraire ! Demandez aux Conti ! Demandez aux New Fabris ! Il est indispensable que la lutte actuelle des travailleurs devienne indépendante des patrons et du gouvernement, sous peine d’être gravement défaite… En question le salaire, l’emploi et l’avenir de millions de salariés.

En prétendant que le gouvernement est un instrument neutre en vue de la concertation patronat/salariés, la gauche, les syndicats et le gouvernement engluent les travailleurs dans un processus qui non seulement les mène à l’échec mais les discrédite auprès de l’opinion. Laisser croire que le gouvernement est en train d’aider la classe ouvrière alors que lui-même supprime quantité d’emplois publics et entraîne les syndicats dans une collaboration fallacieuse est nuisible au plan politique et social autant qu’au plan économique.

Nous ne sommes pas des moutons qu’on mène à l’abattoir… Ne suivons pas les bergers…

3 Messages de forum

  • « Nous avons arraché 2 millions placés sous séquestre auprès des administrateurs judiciaires, explique, un brin amer, Jean-Luc Guillard, délégué CFDT. Ils alimenteront une partie ce que j’appelle, moi, un PSE du pauvre. Les futurs chômeurs ne toucheront pas plus que les indemnités légales. »

    Sur la base d’un salaire mensuel proche du smic, un salarié avec trente ans d’ancienneté, recevra un chèque de 13 000 €, pas davantage. « 1 000 € seraient octroyés pour ceux qui suivront une formation, 2 500 € pour ceux qui créeront leur emploi, note Dominique Rives, déléguée CGT sur le site de Châteaulin. C’est une misère. »

    Combien de licenciements ?

    Les cinq reprises partielles des sites du pôle « frais » de Doux, mis en liquidation judiciaire le 1er août, ont été présentées, hier, aux délégués du personnel. Une sixième pour le site de Graincourt (Nord) est toujours dans les tuyaux. En l’état actuel des propositions, un millier d’emplois seraient supprimés. Le gouvernement tente d’alléger la facture sociale. Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, et Stéphane Le Foll, son collègue de l’Agriculture, recevront les candidats repreneurs à Paris la semaine prochaine. Ils tenteront de les convaincre d’étoffer leurs offres. « Nous espérons vraiment que les projets des industriels pourront être améliorés, disent les délégués CGT, CFDT, FO et CFTC. Nous attendrons le prochain comité central d’entreprise, le 4 septembre, pour nous prononcer sur ces nouvelles propositions. »

    Le lendemain, le 5 septembre, les juges du tribunal de commerce statueront sur les dossiers. Dans les sites non repris, l’activité s’arrêtera le 10 septembre et les premières lettres de licenciement partiront dans la foulée. Pour l’abattoir de poulets de Sérent (Morbihan), disputé par trois candidats, Nadine Hourmant, déléguée centrale Force ouvrière, demande à pouvoir rencontrer les industriels « pour discuter de vive voix à eux de leurs projets ».

    L’activité fait l’objet d’un plan de continuation dans le cadre de la procédure judiciaire avec une date butoir au 30 novembre. Les chaînes de l’abattoir de Châteaulin, spécialisé dans la volaille congelée pour l’exportation, tournent au rythme de 360 000 poulets par jour. La machine repart. De quoi contenter la banque Barclays, gros créancier du groupe. En convertissant son ardoise de 140 millions en participation au capital, elle va prendre les commandes de Doux.

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  • « Le nucléaire est une filière d’avenir. » Avec sa sortie pro-nucléaire dimanche soir sur BFMTV, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a déclenché la première grande polémique de la rentrée au sein de la majorité. Et pour cause, cette prise de position très tranchée peut même faire figure de provocation à deux semaines de la très attendue conférence environnementale.

    La une du Canard Enchainéici : " Vert-PS, ca sent le gaz de schisme"

    « Chacun sait bien qu’on en sortira »
    Arnaud Montebourg n’a pourtant pas toujours été si catégorique. Il s’était même montré franchement défavorable à l’atome lors de la primaire socialiste [1] fin 2011, lorsqu’il défendait un projet « rose-vert » appelé Des idées et des rêves.
    Les arguments proposés par son site de campagne étaient très clairs :

    « Le contexte énergétique français est marqué par une forte dépendance aux énergies fossiles (...) et une importance unique à l’échelle mondiale de l’énergie nucléaire dont les coûts et les dangers démontrent ses limites en tant que solution "miracle". »

    « Il faut reconnaître que le nucléaire, comme toutes les autres sources d’énergies non reproductibles, ne peut qu’être une solution transitoire. Chacun sait bien qu’on en sortira, à un moment ou à l’autre. »

    « Poser la question du nucléaire, c’est aussi briser le tabou d’une énergie bon marché. Coût du risque, de la construction des centrales, de leur démantèlement, de la gestion des déchets doivent être pris en compte. Il faut donc hisser notre société par-dessus l’horizon du nucléaire et envisager la suite car le nucléaire est dépassable. Tout ne se fera pas immédiatement, mais il est du rôle des transformateurs d’initier une politique du temps long. »

    Des principes qui se traduisaient toutefois par des mesures non chiffrées, quand les autres candidats s’engageaient plus précisément soit sur une sortie progressive soit sur une diminution chiffrée.

    « La priorité numéro un est la réduction de la demande en énergie qu’elle que soit la source de production. »

    « Il faut à court terme organiser la transition énergétique. A l’horizon de la législature 2012-2017, cela signifie la diminution progressive de la part d’énergie d’origine nucléaire dans le mix énergétique. Il faut donc mettre un terme au « tout électrique », la conséquence historique du choix du nucléaire. »

    En campagne de recrutement pour Areva

    Ces opinions s’opposent bien sûr en tout point à celles que le ministre a exposé dimanche soir où il avançait qu’il « ne s’agit pas d’abandonner le nucléaire », mais de « rééquilibrer ». « Notre choix [est] d’avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique », rajoutait-il. La passade anti-nucléaire semble finalement n’avoir été qu’une courte parenthèse dans la carrière d’Arnaud Montebourg. Une parenthèse qui n’a duré que le temps de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012.

    Avant la primaire, Arnaud Montebourg soutenait ainsi publiquement l’atome dans son département de Saône-et-Loire. L’Express rappelait par exemple en 2008 comment, alors Président du Conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg avait participé à une campagne de recrutement d’Areva. A bord d’un « bus pour l’emploi », il interpellait alors les passants : « Venez, mais venez donc ! Vous allez avoir une vraie formation, un emploi stable, une bonne retraite, c’est pas formidable, ça ? »

    Et, dès la fin des primaires, Arnaud Montebourg était revenu à ses anciennes amours en lançant à une délégation syndicale d’Areva : « L’industrie nucléaire, en se diversifiant, en assurant le démantèlement d’un certain nombre de centrales arrivées en fin de vie, en assurant la transparence démocratique et la sûreté, est une industrie qui assurera encore longtemps l’avenir énergétique de notre pays (...). On ne peut pas bazarder une industrie qui marche, surtout quand on a rien pour la remplacer. Il serait irréaliste de fermer des centrales qui ne sont pas en fin de vie et de ne pas poursuivre l’EPR. »

    Devenu ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg avait ensuite tenu cette position, en arguant par exemple en juillet dernier devant un journaliste du Monde que « tout doit être fait pour reconquérir notre souveraineté énergétique ». « Pas question, donc, de remettre en cause la filière nucléaire », traduisait le journaliste. La sortie de dimanche soir n’avait, elle, pas besoin de traduction. Juste d’un petit rappel des faits.

    Extrait du site http://www.terraeco.net

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  • Gouvernement français : la mascarade pro-nucléaire(déclaration de la Coordination antinucléaire du sud-est) le mercredi 14 novembre 2012.
    Préfiguration d’un pseudo futur débat national sur la transition énergétique le gouvernement vient de s’aligner sur les exigences du lobby nucléaire. Pas moins de 4 nommé-e-s sur 5 membres du "comité de pilotage" ont des liens avec le lobby nucléaire (CEA, Areva, EDF, GDF-Suez) qui sévit durement dans nos régions, le dernier étant un conseiller de l’ex-candidate socialiste à la Présidentielle de 2007. La Coordination antinucléaire du sud-est dénonce la mascarade de ce nouveau"Grenelle de l’Environnement" à la sauce socialo-EELV__ Le gouvernement vient de désigner parmi les 5 membres du comité de pilotage du pseudo- futur débat national sur la transition énergétique 4 proches et impliqués du lobby nucléaire qui ont sévit dans nos départements du Gard, de Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et y aissent des séquelles sanitaires profondes - Anne Lauvergeon : la terrifiante ex-chef du lobby nucléaire et d’Areva- Pascal Colombani : à l’origine de la création d’Areva, ancien administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), membre du Conseil d’Administration d’EDF et Président du Conseil de Surveillance d’Areva, qui a siégé ou siège encore dans les Conseils d’Administration d’Alstom SA, de Technip SA, et d’ EnergySolutions Inc, Président-directeur général de la filiale japonaise du groupe Schlumberger, et actuellement « Senior Adviser » pour la haute technologie, l’énergie et l’innovation chez A.T. Kearney, société de consei auprès de sociétés industrielles et d’organismes publics- Laurence Tubiana : fondatrice et directrice de l’IDDRI (fondé avec GDF-Suez, Lafarge, EDF Veolia, EpE et dirigé par Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français, directeur au CEA) directrice de chaire à Sciences Po- Jean Jouzel : climatologue et glaciologue français, directeur au CEA, expert du réchauffement climatique au sein du GIEC- Bruno Rebelle : ancien conseiller de campagne de Ségolène Royal, transfuge de Greenpeace-France Tous ces individus sont responsables des atteintes à la santé des populations de nos départements, des leucémies et autre cancers et de la poursuite du nucléaire civil et militaire qui porte atteinte à nos territoires et à l’ensemble de la planète La Coordination antinucléaire du sud-est dénonce la mascarade d’un prétendu débat verrouillé par les criminels de la destruction atomique D’un côté : les Conseils Généraux du Vaucluse, du Gard, des Bouches-du-Rhône à majorité socialiste refusent toujours de se positionner pour la protection de la population et de nos territoires, d’adopter des vœux demandant la fermeture des installations nucléaires de la vallée-Rhône/Durance et la réalisation systématique d’analyses de l’eau servant à la consommation humaine et à l’agriculture départementale. Les Conseils Généraux prétendant que les questions sanitaires engendrées par le nucléaire relèvent du niveau national et qu’il ne sont en rien responsables de cette problématique. Idem pour les Conseils Régionaux de Paca et Languedoc-Roussillon D’un autre côté : le gouvernement socialo/Europe-Ecologie qui déclare la guerre à la population victime des atteintes quotidiennes à sa santé et aux territoires en nommant les représentants du lobby nucléaire comme pilotes d’un pseudo débat censé questionner les problématiques liées aux modes énergétiques. Et dans le même temps ce gouvernement poursuit le pharaonique projet Iter à Cadarache, promeut le réacteur Astrid à Marcoule envisage une autre installation au Tricastin, maintien la filière du monstrueux combustible Mox (celui de Fukushima, qui alimente un grand nombre de réacteurs nucléaires français) et la construction d’un réacteur EPR à Flamanville (Manche) Le gouvernement socialo-écologiste poursuit donc la même politique développée par les gouvernements précédents de droite et dit de gauche avec les mêmes implications néfastes pour la population Ainsi se dévoile ce que la Coordination antinucléaire du Sud-est dénonce depuis des années- l’alignement et la collusion des élus et des politiciens de tous bords avec le lobby nucléaire et les criminels de la destruction atomique- l’illusion d’une transition énergétique tranquille et sur des décennies tant qu’il ne sera pas mis un terme définitif et sans condition au nucléaire et, ce, immédiatement La Coordination antinucléaire du Sud-est dénonce le noyautage des institutions et administrations par le lobby nucléaire, les conflits d’intérêts d’élus anciens ou actuels salariés du lobby ou ayant des avantages directs et indirects avec les entreprises de la destruction atomique, l’omerta mafieuse et le clientélisme érigés en modèle de société. La Coordination antinucléaire du Sud-est appelle la population et les salarié-e-s à déjouer a mascarade d’un énième « Grenelle de l’environnement », le conditionnement idéologique et la propagande des nucléocrates, et à exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire.

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