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Comment éviter de se retrouver avec des nanoparticules dans les produits que vous utilisez ? - Matière et Révolution
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Comment éviter de se retrouver avec des nanoparticules dans les produits que vous utilisez ?

vendredi 12 avril 2013, par Robert Paris

Rien de mieux que le savon d’Alep pour remplacer bien des crèmes et traiter les maux de peaux et autres boutons... Les crèmes peuvent avoir un rôle positif et contenir bien des produits nocifs dont les nanoparticules que l’on n’a pas pu expérimenter suffisamment longtemps sur l’homme alors que le savon d’Alep a derrière lui des milliers d’années d’essais sans causer de maladie !!!

ATTENTION : à partir de 100 nanomètres, une société peut mettre des produits contenant des nanoparticules en écrivant qu’il n’y en a pas !!! Et, jusqu’en juillet 2013, il n’est pas obligatoire d’indiquer qu’il y en a dans un produit ni lesquels or certaines nanoparticules sont déjà reconnues dangereuses et d’autres n’ont pas été assez étudiées, ce qui n’empêche pas de faire du profit avec....

Comment éviter de se retrouver avec des nanoparticules dans les produits que vous utilisez ?

Que ce soit pour la nourriture ou pour les produits cosmétiques, la simple prudence exige : n’achetez pas et n’utilisez pas de produits contenant des nanoparticules car elles peuvent interagir avec le vivant, étant à la même échelle !!! Pour savoir si une crème contient ou non des nanoparticules, vous pouvez vérifier si elle laisse un léger film blanc sur la peau : si c’est le cas, cela signifie qu’elle ne contient probablement pas de nanoparticules.

Pour en être plus certains, le mieux est de se tourner vers les cosmétiques labellisés bio, comme Ecocert et Cosmébio, qui ont exclus l’usage des nanoparticules en 2008. Et, pour ce qui est des crèmes solaires bio, celles-ci sont encore rares sur le marché, certains fabricants bio retardant leur lancement. Vous en trouverez toutefois sous les marques bio comme Bioregena, Lavera, Alpaderm, ou Snö Bioflowers, qui garantit un diamètre des particules supérieur à 200 nm.

D’autre part, la branche australienne des Amis de la Terre a publié son guide 2009-2010 des crèmes solaires sans nanoparticules. Vous y découvrirez les marques de produits solaires catégorisées selon la présence ou non de nanoparticules dans leur formulation.

On trouve sans doute des nanoparticules dans les crèmes de Givenchy, Avène, Guerlain, Neutrogena, Nivea, Chanel, Clinique, L’Occitane, Lancôme, Dove, Clarins, Sisley…

On est certain d’en trouver dans les produits de Ambre Solaire, Garnier, Dior, Helena Rubinstein, L’Oréal Paris, Maybelline, Shue Uemera, The Body Shop, Yves Saint-Laurent, Vichy,…

On n’en trouve actuellement pas dans les produits de Aquasun, Nutrimetrics, Thalgo…

Les nanotechnologies sont en plein boom : selon la Commission européenne, les produits qui en découlent devraient connaître une croissance de leur valeur de 200 milliards d’euros en 2009 à deux billions d’euros en 2015. En 2010-2015, elles concerneraient l’emploi de 2 millions de personnes, selon une estimation de la National Science Foundation. Pour les seules applications alimentaires, la valeur du marché atteindrait 4,4 milliards d’euros en 2012, selon la FAO et l’OMS.

Pour l’Ineris, "de telles perspectives éveillent l’émulation et justifient le soutien des pouvoirs publics". L’UE, par exemple, a investi 3,5 milliards d’euros entre 2007 et 2013 pour les nanotechnologies. Une note stratégique du gouvernement fin 2011, qui parle de "nouvelle révolution industrielle", notait que dans le monde, les gouvernements investissent 10 milliards d’euros par an dans cette recherche. Les Etats-Unis sont en tête, suivis par le Japon et l’Allemagne, mais aussi "de nouveaux entrants particulièrement dynamiques tels que la Chine, la Corée du Sud ou la Russie".

Pour savoir si votre produit cosmétique contient des nanoparticules, vous serez sans doute déçus en lisant leur étiquette : la réglementation n’oblige pour l’instant pas les fabricants à indiquer la présence de nanomatériaux sur les étiquettes ! Seul le nom des substances, et non leur forme, est indiquée, la liste INCI qui détaille tous les ingrédients de la formule, ne précise pas si les ingrédients sont sous forme nano ou pas.

Une nanoparticule (ou particule outre-fine) est définie par la norme ISO TS/27687 comme étant un nano-objet dont les trois dimensions sont à l’échelle nanométrique, c’est-à-dire une particule dont le diamètre nominal est inférieur à 100 nm environ. Une autre définition, plus large, qualifie de « nanoparticule » un assemblage d’atomes dont au moins une des dimensions se situe à l’échelle nanométrique ; ceci correspond à la définition de « nano-objet » selon la norme ISO précitée.

Certaines nanoparticules (naturelles ou artificielles), diffusées dans l’environnent, notamment par l’air ou via les eaux usées, sont fortement suspectées d’avoir des effets négatifs sur l’environnement, et sur la santé quand elles sont inhalées ou qu’elles pénètrent le corps via la peau, l’eau ou l’alimentation ; « Les études toxicologiques démontrent clairement que la très petite taille des nanoparticules est un élément-clé au niveau de la toxicité, surtout au niveau des particules non ou peu solubles (...) les propriétés de surface, la capacité à induire des radicaux libres ou à libérer certains ions peuvent également influer substantiellement sur la toxicité. Plusieurs effets pulmonaires ont été documentés dont la capacité de certaines nanoparticules à induire des granulomes pulmonaires. Les données actuellement disponibles semblent indiquer par ailleurs que l’absorption cutanée serait relativement limitée » (Source : Ostiguy et al., février 2006).

La première question qui se pose est celle de l’infiltration, au fin fond de notre corps, des nanoparticules que l’on mange. Plusieurs études montrent qu’elles peuvent franchir les barrières de protection physiques, interférer sur le système immunitaire, pénétrer dans les vaisseaux sanguins, le système lymphatique et divers organes.

Selon l’Afssa, "le foie et la rate seraient des organes cible, mais certaines nanoparticules sont retrouvées dans les reins, les poumons, la mœlle osseuse et le cerveau". En outre, la taille des nanoparticules est déterminante dans leurs pérégrinations à travers notre organisme, comme le montre une étude menée sur des souris et citée par l’OMS et la FAO : "Les plus petites particules [d’or] ont été retrouvées dans les reins, le foie, la rate, les poumons et le cerveau, alors que les plus grandes sont presque entièrement restées dans l’appareil digestif."

La seconde question est celle de l’effet de ces nanoparticules sur notre santé. Question complexe, et jusqu’ici, pas entièrement résolue. En effet, selon Eric Gaffet, directeur de recherche au CNRS, "il est difficile de généraliser sur la toxicité des nanoparticules, car elle dépend de divers paramètres : leur taille, leur morphologie, leur composition chimique... Il suffit qu’un paramètre change pour que leur toxicité change."

Du côté des nanoparticules de silice, par exemple, l’Afsset cite des études montrant que, si elles ne semblent ni cancérogènes ni génotoxiques, elles produisent un effet sur nos cellules : "L’interférence avec [certains constituants cellulaires] peut mener à un dysfonctionnement de la division cellulaire et perturber le trafic cellulaire." Une autre étude publiée en 2012 dans Toxicological Sciences a testé l’effet du nano-argent in vitro et in vivo, injecté dans le sang de rats. Conclusion : les nanoparticules ont été retrouvées jusque dans le noyau des hépatocytes, des cellules du foie, et sont hautement cytotoxiques (altérant des cellules) dans cet organe vital. "Cette étude présente des preuves de la toxicité et du caractère inflammatoire potentiel des nanoparticules d’argent dans le foie, après ingestion."

Il y a de multiples moyens, pour une nanoparticule, de pénétrer dans notre alimentation. Et en premier lieu, de manière fortuite. Elles sont en effet utilisées dans des domaines extrêmement variés – pneus, crèmes solaires, panneaux photovoltaïques, etc. – et peuvent donc être relâchées dans la nature. Elles sont aussi utilisées dans l’agriculture, par exemple dans certains pesticides. Or, des chercheurs ont montré que des plants de soja pouvaient par exemple absorber, jusque dans leurs haricots, des nanoparticules d’oxyde de zinc présentes dans des produits cosmétiques, selon the Environmental magazine.

Mais elles sont aussi, et de plus en plus, présentes dans le secteur alimentaire pour les innombrables propriétés qu’elles font miroiter – pour les emballages en particulier. Enfin, elles sont directement incorporées dans les aliments via les additifs alimentaires. La silice par exemple. Selon le ministère de l’agriculture, "des produits à l’échelle nanométrique sont utilisés depuis de nombreuses années en Europe et en France dans les aliments courants : la silice, autorisée au niveau européen depuis des années, est produite sous forme nano comme additif anti-agglomérant".

Or, cet ingrédient – noté E 551 sur les emballages, par exemple dans des sauces tomates et vinaigrées – n’est pas identifié comme "nano", notait l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, devenue Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) dans un rapport de 2008 (PDF). Car l’organisme européen en charge des additifs alimentaires considère qu’il n’est pas conçu comme un nanomatériau, visant à obtenir des propriétés bien spécifiques, différentes de celles de son cousin aux particules plus grandes. D’après lui, d’ailleurs, "il n’y a pas d’additifs alimentaires produits par les nanotechnologies". Néanmoins, note l’Anses, "il faut souligner que les agrégats et agglomérats de SAS [silices amorphes synthétiques] doivent être considérés comme des entités nano-structurées".

En Europe, les nanomatériaux conçus intentionnellement pour l’industrie alimentaire sont encore assez marginaux, et plutôt au stade de recherche & développement. Aux Etats-Unis par contre, une étude publiée par Environmental Science & Technology montre qu’ils ont déjà fait leur entrée dans les garde-manger : un Américain consommerait chaque jour des nanoparticules de dioxyde de titane, utilisées comme colorant blanc (E171) dans de nombreux dentifrices et aliments – en particulier les friandises, comme les chewing-gums Trident, les M&M’s ou les Mentos. Du coup, les enfants y sont encore plus exposés.

Les industriels n’étant pas sommés, jusqu’ici, de déclarer les produits contenant des nanoparticules, l’information à ce sujet se fait rare et partielle. S’il existe plusieurs inventaires de ces produits dans le commerce, ils se fondent uniquement sur ce qu’affichent les entreprises – or, l’usage des nanotechnologies est de moins en moins brandi comme argument commercial –, sans vérification possible.

Les nanoparticules sont à peu près bonnes à tout faire, pour des applications plus ou moins utiles. Dans les emballages alimentaires, elles peuvent servir à barrer la route aux UV, à imperméabiliser un contenant, mais aussi de filtre anti-microbien, d’agent anti-odeurs, de capteur d’humidité... Le nano-aluminium, par exemple, rend le papier aluminium plus réfléchissant et moins collant. De manière générale, note un rapport de la Food and Agriculture Organization (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elles améliorent "la sûreté, la traçabilité et la durée de conservation des produits alimentaires".

Au sein des aliments, leurs propriétés sont tout aussi variées. Elles peuvent renforcer les arômes ou les effets nutritionnels d’un aliment, et, selon les Amis de la Terre, réduire les graisses et les calories qu’il contient, augmenter le nombre de fibres, de protéines, ou encore de vitamines, changer sa couleur... "La réduction à l’échelle nanométrique des substances bioactives améliorerait aussi l’acceptation, l’absorption et la biodisponibilité dans l’organisme", notent la FAO et l’OMS.

Or, en 2009, selon le NanoTech Project 1 015 produits de consommation courante contenaient déjà des nanoparticules, contre 54 en 2005 (+ 1 000 % en 4 ans), avec une production mondiale de plusieurs millions de tonnes de nanoparticules, et une écotoxicité encore presque inconnue. On les trouve déjà dans les eaux usées.

L’utilisation de nanoparticules (ex d’oxyde de cérium chez l’homme ou l’animal comme moyen de limiter la perméabilité de l’intestin à certains radionucléides, ou la « nanoremédiation » elle-même, qui se développe en Amérique du Nord, utilise de fortes doses de NP pour dépolluer les sols.

Dans certains cas, elles sont volontairement introduites dans l’organisme humain (produit de contraste, avec par l’exemple de l’oxyde de fer nanoparticulaire (Ultrasmall superparamagnetic iron oxide), approuvé par la FDA).

Plusieurs travaux de recherche commencent à aborder ces questions.

• Gottschalk et al. (2009) ont modélisé la contamination potentielle des eaux et sols européens (jusqu’à 0,003 ng/L pour les fullerènes et21 ng/l pour les NP-TiO2 dans les eaux de surface). Le sol, de manière préoccupante peut aussi accumuler des NP (89 μg/kg en NP-TiO2 par an vers 2008/2009, sachant que ce modèle ne tient compte que de l’usure et du recyclage classique des nanoproduits, et non des disséminations accidentelles ou volontaires de NP dans l’environnement).

• Dans les eaux douces, et in vitro, au gré de processus physicochimiques complexes, des nanoparticules peuvent s’agréger et se déposer.

• Les nanoparticules d’argent s’avèrent toxique pour l’embryon du poisson-zèbre et on a montré que le dioxyde de titane nanoparticulaire peut interférer avec les algues en augmentant leur capacité à absorber le cadmium toxique. On a démontré des effets génotoxiques et cytotoxiques de nanoparticules d’argent pour les cellules d’une espèce-modèle de poisson (jugée représentative des risques génotoxiques pour de nombreuses espèces, dont de grand mammifères tel que les baleines), sur la base d’études in vitro sur des lignées cellulaires de poisson (Oryzias latipes) exposées à des nanosphères d’argent de 30nm de diamètre (qui ont notamment induit des aberrations chromosomiques et des aneuploïdies.

• Les impacts sur l’écosystème sol (dont sur la biomasse en bactéries et ver de terre) et l’utilisation possible de cette microfaune pour la remédiation de sol est évoquée par le CEA et l’adème en 2010 qui font état des avancées permises par Cornelis et son équipe qui ont mis au point une méthode de détermination de la rétention/mobilité de nanoparticules d’argent (NP-Ag) et d’oxyde de cérium (NP-CeO2, additif toxique commun des carburants diesel) dans les soll, ce qui permettra de mieux évaluer les risques de recontamination de l’air et de contamination de l’eau, et de mieux évaluer leur biodisponibilité pour les organismes vivants (microbes, champignons, végétaux et animaux).

Dans le sol, on a aussi montré que des nanoparticules pouvaient interférer avec la mycrorhyzation, en facilitant la bioaccumulation de Césium radioactif, ce qui pourrait être intéressant pour dépolluer un sol, avec le risque - dans un milieu non contrôlé - de faciliter des transferts de toxique dans la chaine alimentaire. Des effets sur le microbiote sont mis en évidence pour l’argent nanoparticulaire dans le sol.

• Étant présent dans les eaux usées, des nanoparticules peuvent être accumulées dans les sédiments, où l’on a montré qu’ils pouvaient affecter des animaux fouisseurs et filtreurs vivant dans la vase (un polychète en l’occurrence).

• Fang X a étudié la toxicité de trois nanoparticules (ZnO, CeO2 et TiO2 )sur une bactérie Nitrosomonas europeae, communément présente dans le sol, montrant que toutes les bactéries exposées ont une taille inférieure à la normale, et que cette diminution de taille varie (non linéairement) avec la taille et la forme des nanoparticules. Les bactéries exposées aux NP-TiO2 deviennent distordues et présentent des cavités anormales en leur sein bien que les NP semblent très peu absorbées à l’intérieur de leur organisme, et que très peu de NP soient adsorbées à leur surface. Les nanoparticules de ZnO déforment moins les bactéries, mais endommagent plus leur enveloppe. Le CeO2 nanoparticulaire quant à lui ne semblait pas endommager les tissus externes, mais provoquaient l’apparition de vides intracellulaires quand il était adsorbé sur des parois. Le NP-ZnO est absorbé par les Nitrosomonas europeae|Nitrosomonas europeae et la dissolution des du ZnO nanoparticulaire en Zn2+ pourrait expliquer la toxicité de ces nanoparticules.

• Des données sont parues en 2010 sur le bioaccumulation et les impacts de différentes tailles (10 à 20 nm de diamètre) de nanoparticules pour deux molécules (TiO2 et ZnO, très utilisés dans les crèmes solaires et des produits autonettoyants) sur un ver de terre (Eisenia fetida), à relativement « forte » dose (exposition à 5 g de nanoparticules par kg de terre, durant 7 jours, taux possibles en cas d’accident ou d’apports volontaires). Les NP-ZnO se sont montrés plus toxiques et bioaccumulables pour le ver de terre que les NP-TiO2, et leur toxicité n’a été étudiée qu’à des doses élevées qui seront a priori rares dans la nature. D’autres études ont porté sur ce même vers.

Des nanoparticules peuvent être bioaccumulées par le poisson zèbre après qu’elles l’ont été par des proies telles que les daphnies.

• Des nanoparticules de fer (fer à la valence zéro (ZVI), sulfure de fer (FeS) et magnétite (Fe3O4) peuvent faciliter l’inertage de l’arsenic dans les sols, mais la toxicité de ces particules pour l’écosystème et l’homme n’a pas été étudiée, et l’efficacité des nanoparticules n’a pas été comparée avec celle de microparticules.

• Des effets possibles sur les plantes cultivées sont détectés (2012) ; Alors que l’effet de la bioaccumulation de métaux "normaux" est déjà jugé préoccupant pour la sécurité alimentaire ou même pour la santé des plantes cultivées (dont du soja lui-même), il était inconnu jusqu’en 2012 pour les formes nanoparticulaires de ces mêmes métaux. L’effet de deux nanoparticules déjà couramment et massivement diffusées dans l’environnement (oxyde de zinc très fréquent dans les produits cosmétiques, et dioxyde de cérium massivement émis par les pots catalytiques) a été étudié par un consortium scientifique international, sous serre et en atmosphère contrôlée, sur une plante cultivée, le soja. Selon les premiers résultats (publiés en 2012) l’exposition à l’une ou l’autre de ces nanoparticules affecte les plants de soja et la fertilité du sol ;

- L’exposition au nano-zinc est sans effet de seuil pour l’oxyde de zinc. Celui-ci même à très faible dose accentue légèrement la croissance de la plante. Mais il est bio-accumulé dans ses parties comestibles (feuille, graines ainsi "contaminées") ;

- Le dioxyde de cérium inhibe au contraire la croissance du soja. Il en diminue le rendement de culture. Il se fixe plutôt dans la racine et il réduit la captation de l’azote du sol (en contribuant donc à son eutrophisation, d’autant plus que cette réduction encourage l’agriculteur à augmenter ses engrais azotés pour maintenir les rendements agricoles). Il interagit aussi avec les bactéries du sol dont certaines vivent en symbiose avec les légumineuses.

On ignore si à ces doses, les nanoparticules acumulées dans les graines et feuilles peuvent affecter la santé humaine ou l’celle des animaux domestiques (qui avec l’élevage hors-sol et les pisciultures consomment de plus en plus de soja).

Les accumulations de nanoparticule peuvent être rendues visibles par des techniques de fluorescences aux rayons X, dont pour le zinc et le cuivre.

Sans surprise, des molécules toxiques et génotoxique à doses "macro" peuvent se montrer également génotoxiques si ce n’est beaucoup plus sous forme nanomoléculaire (ex : Chrome VI), mais la génotoxicité de la plupart des nanoparticules doit être spécifiquement réétudiée.

Elle est testée in vitro ou sur le modèle animal (rat...), et aussi chez des plantes et parfois chez l’homme, mais difficile à évaluer avec les tests classiques, et des résultats contradictoires sont données pour les courtes expositions. Certaines nanoparticules (Or, ou TiO2 par exemple) sont suspectées de pouvoir endommager l’ADN, sans que l’on sache encore si cet effet est dû à un stress oxydant ou à d’autres causes. La localisation nucléaire de nanoparticules d’or a été démontré au microscope électronique à transmission ; Des liens avec certains cancers seraient possibles.

La question des effets synergique commence aussi à être explorée, par exemple pour une exposition simultanée au DDT et à du titane nanoparticulaire, ou une exposition à des UV simultanément à des nanoparticules présents dans l’eau.

Les impacts sanitaires (toxicologiques et écotoxicologiques) des nanoparticules, qu’elles soient d’origine naturelle ou anthropique, sont encore très mal connus, néanmoins ils sont supposés importants, car si ces particules n’ont presque pas de masse, leur surface de réaction est proportionnellement la plus grande (par unité de poids). Leur impact varie probablement selon leur taille, leur caractère hygrophile, lipophile, leur charge électrique, leur tendance à s’agglutiner ou non qui peuvent favoriser ou non leur passage des barrières biologiques (cellulaire, peau, muqueuses, poumon, intestin, barrière hématoencéphalique, placentaire, etc.). Par exemple, chez l’homme expérimentalement exposé à du technétium radioactif (facile à suivre), on a retrouvé ce technétium rapidement dispersé dans le sang, le tissu cardiaque et le foie, avec une élimination rénale rapide, mais les résultats diffèrent selon les études, et ce domaine reste très mal exploré.

Des expériences animales, et d’exposition in vitro de cultures de cellules humaines, ont montré que les nanoparticules étaient facilement phagocytées par des cellules (bronchiques notamment). Pour échapper aux biais du modèle animal, des études ont même été faites sur l’homme, y compris en exposant des personnes en chambre fermée à des fumées de diesel (USA, Royaume-Uni, Suède). Les données sont encore limitées et ne permettent pas encore de suivi épidémiologique ou écoépidémiologique fin.

Des nanoparticules phagocytées par une cellule peuvent interagir avec les membranes plasmiques et les organites cellulaires, d’autant que certaines de ces particules sont des catalyseurs. Elles peuvent initier la production d’espèces réactives de l’oxygène (= > stress oxydant impliquant des radicaux libres et leurs « effets en cascade »).

Diverses études ont montré des effets à court-terme (ex : asthme et réponses inflammatoires pulmonaires, éventuellement chronique) des PUF, mais on soupçonne fortement aussi des effets à long terme.

L’être humain et d’autres espèces vivantes sont notamment exposés à des nanoparticules ayant comme source des phénomènes d’usure mécanique (freins et pneus par exemple), et de combustion (incinération, pots d’échappement y compris pots catalytiques, centrales thermiques, certaines productions industrielles...).

Des études, y compris chez l’être humain, ont mis en évidence qu’une importante part des nanoparticules inhalées atteignaient directement les alvéoles pulmonaires, d’où elles peuvent passer dans les cellules ou dans le sang. La pilosité nasale, le mucus et le transport mucociliaire n’éliminent que les grosses particules, les PUF (particules ultrafines) ne pouvant être éliminées que par des macrophages alvéolaires.

En particulier, des particules ultrafines associées « à une hausse de la mortalité due à leur dépôt dans les poumons, cerveau et système circulatoire » sont produites par la combustion du bois ou autres combustibles et carburants (fuel, essence, moteurs Diesel), etc., et même par la combustion du gaz naturel (si ce dernier ne produit pas de suies de 10 et 100 nm, une étude de l’université Federico II de Naples (Italie) un brûleur de chauffe-eau au gaz ou de gazinière produit des particules de 1 à 10 nanomètres (nm) de diamètre se forment). Dans une chaudière à condensation leur taux est bas (0,1 milligramme par normo-mètre cube ou mg/Nm3) suite à leur oxydation optimisée dans la zone de la flamme, mais un brûleur de gazinière engendre des taux particulaires bien plus élevés (5 mg/Nm3) ainsi d’ailleurs qu’une « quantité significative » d’hydrocarbures aromatiques polycycliques qui pourraient peut-être interagir avec ces nanoparticules.

La suite

28 Messages de forum

  • Le nanomatériau peut être absorbé par voie digestive, cutanée ou respiratoire. Aujourd’hui, on manque encore de données sur l’absorption de dioxyde de titane via l’alimentation ou la peau. Si le risque de pénétration n’est pas exclu à la surface d’une peau lésée (brûlures ou peau atopique), l’ingestion par voie respiratoire est bien plus préoccupante, en particulier pour le personnel des industries nanotechnologiques.

    Le problème, c’est que l’évaluation réelle des risques se fera sur le long terme. « Aujourd’hui, on constate que les particules s’accumulent dans l’organisme qui ne parvient pas à s’en débarrasser. En l’état actuel des recherches, on peut seulement prédire qu’il y a là un potentiel pour produire une inflammatoire chronique », précise le Pr Tschopp.

    En attendant, plus de deux millions de tonnes de dioxyde de titane nanométriques sont produites chaque année dans le monde, un chiffre qui a doublé en moins de 10 ans. Pour de nombreux produits, la valeur ajoutée du dioxyde de titane est des plus discutables. Ainsi, le nano-TiO2 incorporé aux pâtes dentifrices leur confère une blancheur sans effet sur leur pouvoir nettoyant, mais synonyme d’efficacité dans l’esprit des consommateurs. « Nos données suggèrent que le nano-TiO2 devrait être utilisé avec une plus grande prudence qu’il ne l’est actuellement », soulignent les auteurs de l’étude. « De meilleures précautions devraient être prises », pour limiter son ingestion, dans l’industrie comme dans la vie quotidienne. « Il a fallu presque 100 ans et d’innombrables décès avant que l’amiante soit bannie », rappellent les chercheurs.

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  • L’agence française de sécurité alimentaire et sanitaire (Anses) met en garde dans un rapport, jeudi 15 mai, contre les dangers potentiels des matériaux de l’infiniment petit, les nanomatériaux.

    Ces matériaux naturels ou manufacturés constitués de particules dont la taille se situe entre 1 et 100 nanomètres, soit 1 à 100 milliardièmes de mètre. Leur utilisation est "en plein essor et désormais, ils entrent dans la composition de nombreux produits de la vie courante disponibles sur le marché : cosmétiques, textiles, aliments, peintures, etc", souligne l’Anses.

    Mais les effets de ces nanomatériaux sur l’homme restent encore largement méconnus, faute d’étude. "Il n’existe pas à l’heure actuelle de données" sur la toxicité directe de ces produits sur l’homme "en raison de l’absence d’études épidémiologiques", relève l’Agence.

    Or, la petitesse de leurs particules leur permet de franchir les barrières physiologiques, comme la peau ou les muqueuses qui constituent les protections naturelles du corps. Ensuite, des tests in vitro et in vivo sur l’animal indique une toxicité pour certains d’entre eux.

    En particulier, des nanotubes de carbone, utilisés comme additifs ou revêtements dans l’industrie, peuvent entraîner le développement anormal d’embryons, causer des cancers ou bien des maladies respiratoires, indique le rapport.

    En attendant des études plus approfondies, l’Anses recommande la prudence et "appelle, dès à présent, à un encadrement réglementaire renforcé des nanomatériaux manufacturés au niveau européen, afin de mieux caractériser chaque substance et ses usages, en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie des produits".

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  • Le grand public ne le sait guère mais les nanomatériaux sont partout. Dans les médicaments, les cosmétiques, l’alimentaire, le textile, les matériaux de construction, l’électronique etc. Il le sait d’autant moins que l’information du consommateur n’est pas une priorité. Si la mention "nano" est censée figurer depuis peu sur l’emballage des cosmétiques et des biocides (pesticides, antibiotiques, désinfectants etc) qui en contiennent, leur traçabilité dans l’alimentaire attendra le mois de décembre prochain, par exemple.

    Le développement industriel des nanomatériaux et leur intégration aux objets de la vie courante ont été foudroyants durant la dernière décennie. Selon le premier recensement opéré en France en 2012, 500 000 tonnes - estimation basse - de ces substances ont été mises sur le marché (produites ou importées) cette année-là dans l’hexagone. La raison de ce succès tient à leur taille, de l’ordre du milliardième de mètre (le nanomètre). Elle leur octroie des propriétés sans pareille : résistance mécanique, conductibilité électrique, perfection optique par exemple. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si l’effet de ces particules sur l’environnement et la santé humaine était correctement documenté. Ce n’est pas le cas. Le constat est clairement posé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans un volumineux rapport sur l’évaluation des risques des nanomatériaux, mis en ligne jeudi sur son site internet.

    "Les connaissances concernant la toxicité, l’écotoxicité et l’exposition aux nanomatériaux restent parcellaires et il est encore très difficile d’évaluer le risque sanitaire lié à l’utilisation de tel ou tel nanomatériau dans tel ou tel produit de la vie courante", posent les experts de l’Anses. Ceux-ci répertorient nombre de problèmes inquiétants : "la persistance de nanomatériaux dans des organismes vivants animaux ou des végétaux ; des retards de croissance, des anomalies ou malformations dans le développement ou la reproduction chez des espèces modèles des compartiments environnementaux ; le passage de certaines barrières physiologiques (hémato-placentaire, testiculaire, intestinale, cutanée, alvéolo-capillaire) ; des effets génotoxiques et de cancérogenèse de certains nanomatériaux ; des effets sur le système nerveux central chez l’animal ; des phénomènes d’immunosuppression ; des réactions d’hypersensibilité et d’allergie". Les nanotubes de carbone, très utilisés par l’industrie, sont par exemple susceptibles d’entraîner un développement anormal de l’embryon et de favoriser l’apparition de cancers et de maladies respiratoires.

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  • On peut faire bien des choses sans les produits de beauté, les produits antisolaires, les produits d’entretien et les produits de nettoyage de l’industrie pharmaceutique, parapharmaceutique et chimique : avec du beurre de karité et du savon d’Alep (à l’état pur, non mélangé), avec du bicarbonate de soude et de l’acide chlorhydrique. Il ne s’agit pas de remplacer les médicaments ni la médecine mais les crèmes d’arnaque, les produits pour la peau ou les cheveux, les produits nettoyants de toutes sortes qui se multiplient et ramassent des fortunes sans avoir une grande efficacité ou en causant plus de mal que de bien…

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  • « Il existe suffisamment de données scientifiques pour pointer les risques de certains nanomatériaux sur la santé et sur l’environnement. » affirme Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques à l’Agence nationale de sécurité sanitaire. (Le Monde du 16 mai 2014)

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  • Le dioxyde de titane nanométrique : aussi dangereux que l’amiante ?
    Selon le Professeur Jürg Tschopp, qui a dirigé pendant des années le département Biochimie de L’Université de Lausanne, l’amiante et le dioxyde de titane sont vraiment similaires et ont la même puissance toxique. Le problème est que le dioxyde de titane est désormais présent partout, et en grande quantité.

    Depuis quelques années, les nanoparticules (un million de fois plus fines qu’un cheveu), nouveau créneau de la nanotechnologie, inquiètent certaines autorités sanitaires, d’autant plus qu’elles échappent à toute législation, en raison du manque de moyens techniques de contrôle. Du coup, les industriels s’en donnent à coeur joie.
    Plus de 2 millions de tonnes de dioxyde de titane nanométrique (nano-TiO2) sont produites chaque année dans le monde, un chiffre qui a doublé en moins de dix ans ! Principalement utilisé comme pigment et opacifiant, le dioxyde de titane entre dans la composition de peintures, de cosmétiques, de crèmes solaires mais aussi médicaments, dentifrices, confiseries et plus généralement dans les colorants alimentaires et différents produits d’usage courant.
    Dioxyde de titane et amiante, même scénario

    Quelques mois avant son décès, en 2011, le Professeur Jürg Tschopp en avait rajouté une grosse louche. Selon une étude qu’il a supervisée, les nanoparticules de dioxyde de titane produisent des effets similaires à ceux de deux autres irritants environnementaux bien connus : l’amiante et la silice. Comme eux, elles provoquent des inflammations pulmonaires et la production de molécules toxiques capables de s’attaquer à l’ADN, aux protéines et aux membranes cellulaires ; bref, tous les ingrédients pour fabriquer des cancers.
    Extrait de l’article d’avril 2014 du magazine Alternative Santé.

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  • Les nanoparticules sont également présentes dans notre alimentation. Elles peuvent modifier la couleur, l’odeur, le goût, la fluidité, la texture, la conservation des aliments mais aussi être incorporés aux emballages pour agir sur leur conservation, leur traçabilité et leur recyclage. Par exemple, les nanoparticules d’oxyde de silice (E551) améliorent les émulsions. Elles sont ajoutées dans le sel, les soupes, les laits, le chocolat, les crèmes en poudre et les hamburgers. Quant au dioxyde de titane sous forme nano, il est utilisé comme agent blanchissant pour le glaçage, mais aussi pour l’enrobage des bonbons afin d’empêcher l’oxygène et l’humidité d’altérer le produit et ainsi accroitre sa durée de conservation.

    Plus de 300 nano-aliments ont été répertoriés et constituent déjà un marché de plusieurs centaines de milliards de dollars dans le monde, les Etats-Unis en tête, suivis par le Japon et la Chine. En France, peu d’informations sont disponibles, car la mention de nanomatériaux sur l’étiquetage n’est pas obligatoire dans notre pays.

    L’industrie textile recourt parfois aux nanotechnologies pour améliorer ses produits (propriétés thermiques, anti-plis) et leur résistance à l’eau, au feu ou à l’abrasion. C’est le cas de certains vêtements de sport et de certaines chaussettes dont des nanoparticules métalliques, d’argent notamment, sont intégrées aux fibres afin de donner des propriétés bactéricides au tissu et de lutter contre les mauvaises odeurs.

    On sait que les nanoparticules ont des niveaux d’interaction et de pénétration plus importants que leurs homologues macros. Le danger potentiel provient de leur petite taille, qui facilite leur passage à travers les cellules de l’organisme puis vers la circulation sanguine et les organes internes. Etant 50 000 fois plus petites qu’un cheveu, leurs dimensions sont inférieures à celles des particules atmosphériques ultrafines, reconnues comme cancérigènes par l’OMS en juin 2012 ! Par ailleurs, les nanoparticules présentent une surface spécifique (rapport surface/masse) énorme, ce qui augmente leur capacité d’interactions avec les organismes vivants. Le phénomène est identique avec un carré de chocolat et du chocolat en poudre : plongés dans un bol de lait chaud, le carré de chocolat ne va pas fondre totalement tandis que le chocolat en poudre, va se dissoudre immédiatement.

    Les nanoparticules pourraient également servir de cheval de Troie pour les autres polluants présents dans l’environnement. Certaines nanoparticules ont en effet la propriété d’adsorber à leur surface des molécules qui peuvent être toxiques. Dans ces conditions, la toxicité ne relève pas de la nanoparticule elle-même mais des substances véhiculées à sa surface et qui peuvent ainsi pénétrer parfois plus facilement dans l’appareil respiratoire.

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  • Certaines nanoparticules peuvent atteindre le système nerveux central, voire même endommager le cerveau. C’est ce qu’a démontré une étude[4] publiée en 2011 et réalisée par une équipe de chercheurs du CEA de Gif-sur-Yvette et de Grenoble. Ils ont reconstitué un modèle cellulaire de la barrière hémato-encéphalique - barrière qui protège le cerveau des éléments toxiques - associant des cellules endothéliales (cellules de la paroi des vaisseaux sanguins), cultivées sur une membrane semi-perméable, et des cellules gliales (pour le système nerveux). Ils ont ensuite exposé ce modèle à des nanoparticules de dioxyde de titane (nano-TiO2). Les chercheurs ont alors constaté qu’une exposition in vitro aux nano-TiO2 entraîne leur accumulation dans les cellules endothéliales. Il en résulte aussi une rupture de la barrière de protection, associée à une inflammation cérébro-vasculaire. Les résultats de cette étude ont montré qu’une exposition chronique à ces nanoparticules pourrait entraîner leur accumulation dans le cerveau avec un risque de perturbation de certaines fonctions cérébrales.

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  • En ce qui concerne le contact avec la peau (solvants, pesticides, crèmes), le sujet est toujours soumis à débat. D’un côté, des études ont mis en évidence leur toxicité. C’est le cas d’une étude qui a montré que même l’épiderme d’une peau intacte était perméable aux nanoparticules. D’après une autre étude menée sur des souris, l’oxyde de titane induirait des dommages au niveau des chromosomes et des ruptures des brins d’ADN, pouvant augmenter les risques de développement d’un cancer.

    D’un autre côté, l’Ansm (Agence nationale de sécurité du médicament) a démontré le contraire… Répondant à une demande de la Direction générale de la santé (DGS), l’agence a analysé les données scientifiques relatives à la pénétration cutanée, la génotoxicité et la cancérogénèse des nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) et de l’oxyde de zinc (ZnO) utilisées sous forme de nanoparticules comme anti-UV dans les produits cosmétiques.

    Dans deux rapports publiés en juin 2011, elle a constaté que les études scientifiques actuelles ne montrent pas de pénétration cutanée significative du nano TiO2 pour les peaux saines, et ne permettent pas de tirer de conclusion dans un sens ou dans l’autre pour les peaux lésées. Les données de toxicité chronique et de cancérogenèse sont également limitées.

    Par précaution, l’Ansm a tout de même recommandé de ne pas utiliser de cosmétiques - en particulier les crèmes solaires - contenant des nanoparticules de dioxyde de titane sur une peau lésée ou sur les coups de soleil du fait des risques potentiels pour la santé humaine. L’agence déconseille également d’utiliser sur le visage ou dans des locaux fermés les cosmétiques contenant des nanoparticules et se présentant sous formes de spray. Dans ces cas, il y a en effet un risque d’absorber les nanoparticules par les voies respiratoires. Attention également aux enfants ! Ils ont une peau plus fine que les adultes, les composés peuvent alors pénétrer plus facilement…

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  • Les voies d’exposition de l’homme aux nanoparticules sont respectivement les voies respiratoire, cutanée et digestive. La voie principale est la voie respiratoire. Les nanoparticules inhalées se déposent sur les fosses nasales, les bronches et les alvéoles pulmonaires et se logent ensuite dans les poumons. Après avoir traversé la paroi épithéliale des alvéoles et celles des vaisseaux sanguins, elles gagnent le foie, le cœur, les reins et s’y accumulent. Les nanoparticules peuvent également pénétrer dans l’organisme et traverser la barrière intestinale via les aliments qui en contiennent.

    De nombreuses études suggèrent que les nanoparticules induisent la production de radicaux libres, des molécules très réactives contenant de l’oxygène et qui conduisent à un stress oxydant. Ces phénomènes déclenchent une réponse inflammatoire de défense qui peut entrainer diverses pathologies : bronchite chronique, fibrose pulmonaire, cancer du poumon, troubles cardio-vasculaires et maladies neuro-dégénératives.

    Ceci a été confirmé par une étude publiée par le National Institute for Occupational Safety and Health (Niosh). Impliquant treize universités américaines, cette étude a montré que le dioxyde de titane et les nanotubes de carbone provoquent, chez la souris et le rat, des inflammations des voies respiratoires.

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  • Alimentation, textile, cosmétique, médicament, bâtiment, automobile… Protégées par les lobbies industriels, avançant masquées au mépris des consommateurs depuis une trentaine d’années, les nanoparticules ont envahi notre environnement. Or la toxicité et les effets délétères sur la santé de ces nouvelles molécules sont avérés. Roger Lenglet, journaliste d’investigation, tire la sonnette d’alarme.

    Alternative Santé : vous affirmez à propos des nanoparticules qu’il s’agit de l’un des plus gros scandales sanitaires ayant jamais existé. Pourtant, ni les médias ni l’opinion publique ne semblent s’en émouvoir. Pourquoi  ?

    Roger Lenglet : Depuis les années 1980, les industriels inondent les marchés de nanoparticules, sans contrôle ni traçabilité, avec le soutien quasi unanime des politiques. En 2004, un rapport du Sénat exige noir sur blanc de ne pas divulguer au grand public l’utilisation généralisée des nanomatériaux, afin d’éviter tous risques de boycott. Les nanoparticules sont des molécules «  fantômes  », dissimulées aux yeux du grand public. Dans l’immense majorité, elles n’apparaissent pas dans l’étiquetage. Il est donc presque impossible de savoir si un produit en contient.

    En raison d’un intense travail de lobbying, elles échappent aussi à la réglementation européenne Reach, obligeant toutes nouvelles substances à subir des tests toxicologiques avant d’être commercialisées. Or leurs effets délétères sur la santé sont avérés par de nombreuses études. On est ici dans une pure logique financière, car les enjeux économiques sont considérables. C’est un secteur qui croît de manière exponentielle, qui se chiffre en milliers de milliards de dollars et reçoit le soutien des pouvoirs publics via d’importantes subventions.

    A. S. En quoi les nanoparticules intéressent autant les industriels  ?

    R. L. Ces molécules high-tech ultra-petites, de l’ordre du nanomètre, sont fabriquées par des procédés industriels complexes. On «  bricole  » les atomes. Soit on les associe entre eux un à un – on parle de technique de bottom-up –, soit on réduit la matière par des processus de top-down. De par leur très petite dimension, elles sont douées de particularités physiques et chimiques inédites, conférant aux produits des qualités de résistance, de conservation, de légèreté, de souplesse, de texture, de finesse…

    Dans le sel de table raffiné, par exemple, le nano-aluminium lui donne sa pulvérulence. Elles sont aussi utilisées pour élaborer des farines antigrumeaux. Dans les pansements, le nano-argent est antibactérien. Dans les yaourts, le nanodioxyde de titane accentue leur blancheur. Les nanomatériaux offrent des possibilités exceptionnelles à un moindre coût. De plus, une fois la nanoparticule créée, elle peut appartenir à la firme.

    Elle est alors protégée par le secret industriel. Comme on déplore le brevet sur le vivant et Monsanto, on peut se désoler ici d’un scandaleux brevet sur la matière  ! À leur manière, en jouant aux apprentis sorciers, les industriels, avec leurs nanotechnologies, sont en passe de faire exploser le bon vieux tableau des éléments chimiques de Mendeleïev.

    A. S. Est-ce justement cette très petite taille des nanoparticules qui les rend dangereuses du point de vue de la santé  ?

    R. L. Elles sont si petites qu’elles pénètrent facilement tous les organismes fongiques, végétaux, animaux, microbiens… Chez l’homme, elles franchissent les barrières naturelles comme la peau, le système gastro-intestinal, le nerf olfactif, le placenta ou la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau. Inhalées ou par contact, elles passent dans le sang, atteignent les organes, rentrent dans les cellules. On a même retrouvé des brins d’hélices d’ADN enroulés autour de nanoparticules. Elles peuvent aussi s’agréger entre elles, ce qui les rend généralement plus agressives, ou alors se combiner avec d’autres toxiques afin de déjouer les barrières naturelles.

    Ce «  tourisme  » dans l’organisme cause des dommages irréversibles, très bien documentés depuis les années 2000. Nombre d’études ont mis en avant leurs effets cancérigènes, cytotoxiques, neurotoxiques, mutagènes et leur implication dans certains cancers, les maladies neurodégénératives, auto-immunes, cardiaques, respiratoires, inflammatoires… Pa­ra­doxa­le­ment, et c’est ce qui est très impressionnant avec les nanoparticules, c’est leur taille minuscule qui les rend redoutables. Plus elles sont petites, plus la surface de contact et d’échange biochimique avec l’environnement est importante, et plus elles sont toxiques.

    A. S. La question complexe de la taille et de la définition de la nanoparticule se trouve actuellement au cœur de l’imbroglio réglementaire européen empêchant leur contrôle…

    R. L. D’un point de vue scientifique, une nanoparticule se situe de l’échelle de 0 à 1 000 nanomètres (nm). Elle peut être artificielle, émise lors de fumées industrielles, ou naturelle, issue de l’activité volcanique. Hélas, la définition officielle ne retient que les particules entre 0 et 100 nm. Au-delà, elles ne sont plus reconnues comme des nanoparticules, à l’image des fibres d’amiante ou des particules de Diesel, très toxiques.

    De plus, réglementairement, on ne retient que les nanoparticules «  intentionnellement créées  », ce qui exclut celles émises par les gaz d’échappement, pourtant en lien avec l’industrie. Enfin, rappelons que les PUF (particules ultrafines), qui sont de dimension nanométrique, posent exactement les mêmes problèmes de toxicité. Toutes ces nuances permettent aux lobbyistes de rendre le dossier des nanoparticules filandreux, et ce, afin d’empêcher une vraie réglementation protégeant les consommateurs.

    A. S. Comment se prémunir contre les nanoparticules  ?

    R. L. Malheureusement, c’est devenu quasiment impossible. Les nanoparticules ont envahi notre environnement. On les retrouve dans beaucoup de produits issus de la métallurgie, de la plasturgie, du secteur automobile, de l’informatique, de l’alimentaire, du BTP, du textile, de la cosmétique, du médical… Elles sont absolument partout, sans que le public le sache dans la plupart des cas  ; et dans leur immense majorité, elles sont toxiques.

    Aujourd’hui, il est impossible de ressortir d’un supermarché sans avoir des nanoparticules dans son caddie. Hormis une réglementation récente obligeant l’étiquetage sur les produits cosmétiques (sur l’étiquette, le matériau utilisé est suivi de la mention [nano], comme le dioxyde de titane, très utilisé dans les crèmes solaires) – mais très peu respectée jusqu’à présent –, on ignore leur présence. Le meilleur­ moyen de se protéger consiste à fuir les produits aux «  super-propriétés  » de désinfection, de conservation, d’imperméabilité, de résistance, d’onctuosité, de texture innovante… Acheter bio n’est pas toujours une garantie en soi. Notons que le label AB s’est doté d’une charte éthique de non-utilisation de nanoparticules. Il faut privilégier les circuits courts, la fabrication artisanale, se renseigner sur la composition et l’origine des produits utilisés.

    A. S. Y a-t-il des raisons d’espérer que la réglementation progresse, permettant plus de transparence sur les nanoparticules  ?

    R. L. Une prise de conscience se fait. L’OMS a appelé en 2013 à l’application du principe de précaution. Les députés européens Verts Michèle Rivasi et José Bové – qui a publiquement dénoncé la présence de nanoparticules de dioxyde de titane (E171) dans des friandises telles que les M&M’s, les chewing-gums Hollywood et les Mentos – montent au créneau pour contrer le lobbying industriel. On peut espérer que l’imbroglio autour de l’étiquetage des produits alimentaires – qui devait déjà être effectif l’année dernière – va se terminer.

    Cela constituerait une avancée importante pour les consommateurs. La France a mis en place une obligation de déclaration du recours aux nanoparticules aux autorités depuis 2013. Il y en a eu 3 000 pour 2014. C’est un début encourageant, mais très incomplet. Les données concernant les nanotubes de carbone, par exemple présents dans les emballages alimentaires, les crèmes cosmétiques ou les articles de sport, et susceptibles de provoquer des cancers de la plèvre ne sont toujours pas accessibles au public.

    La situation est si opaque qu’on est aujourd’hui incapables de tracer précisément les nanomatériaux. Ils sont cachés partout. La gestion du risque est devenue telle que seule la solution d’un moratoire ou d’une interdiction globale semble envisageable, à l’image de ce qui a été fait pour l’amiante.

    A. S. Et le consommateur, a-t-il un rôle à jouer  ?

    R. L. Le pouvoir du consommateur est immense, mais il ne le sait pas. Il peut agir en se renseignant, en se mobilisant, en interpellant son député, son sénateur ou le maire sur ces questions. Et bien sûr, en choisissant mieux les produits qu’il achète. Les marges des industriels sont si faibles que même un faible pourcentage de consommateurs actifs peut suffire à les faire vaciller. On l’a vu pour les OGM. C’est possible pour les nanoparticules. Une chose est sûre, comme le disent certains responsables sanitaires, il faut faire vite, car dans dix ans, il sera trop tard  !

    Roger Lenglet, philosophe et journaliste d’investigation, membre élu de la Société française d’histoire de la médecine (SFHM), est l’auteur de nombreux ouvrages sur le lobbying en santé publique et la corruption.

    On lui doit notamment :

    «  Mon combat contre les empoisonneurs  » en 2005 (Éd. La Découverte), avec André Aschieri, ancien vice-président de l’Afsset (devenu l’Anses),

    «  Menaces sur nos neurones  » en 2011 (Éd. Actes Sud), avec la biologiste Marie Grosman,

    «  Syndicats  : corruption, dérives, trahisons  » avec Jean-Luc Touly
    (Éd. First),

    «  Les recasés de la République  » en 2015 avec Jean-Luc Touly (Éd. Broché)

    «  Nanotoxiques, une enquête  » en 2014 (Éd. Actes Sud).

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  • Et le reste avec du beurre de Karité…

    Sinon le savon noir…

    Un peu d’huile d’Argan aussi…

    Comme herbe médicinale, la menthe poivrée…

    En dernier, le gel d’aloe…

    Et vous êtes sûrs non seulement de ne pas avoir de nanoparticules ni de produits chimiques dangereux comme sulfates, éthers de glycol, triclosan, sels d’aluminium, paraben, triclosan, alkyphénols !!! voir ici

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  • Des nanoparticules, substances appartenant au monde de l’infiniment petit, ont été retrouvées dans des produits alimentaires - plat préparé, biscuit, chewing-gum et mélange d’épices - sans être signalées sur les étiquettes, a averti mercredi 14 juin 2016 l’ONG Agir pour l’environnement. "Selon la règlementation européenne, la mention +nano+ aurait dû figurer sur les étiquettes", rappelle l’association.

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  • Des chercheurs britanniques ont découvert de minuscules particules de magnétite, probablement issues de la pollution atmosphérique, dans le cerveau de 37 individus britanniques et mexicains. "Ces résultats suggèrent que les nanoparticules de magnétite présentes dans l’environnement peuvent pénétrer dans le cerveau humain, où elles peuvent représenter un risque pour la santé", expliquent les auteurs de l’étude publiée dans la revue PNAS, estimant qu’elles pourraient jouer un rôle dans le développement de maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. Des propos alarmants tempérés par le Dr Valérie Lecureur, chercheur de l’Institut de Recherche en Santé, Environnement et Travail de Rennes (Inserm) et co-auteur d’une étude de 2015 montrant que les particules fines de Diesel, toxiques pour les poumons, sont capables d’infecter d’autres organes comme le foie.

    On sait depuis des années que du fait de leur taille - de l’ordre du milliardième de mètre - les particules fines et les nanoparticules peuvent pénétrer profondément dans les poumons et affecter les systèmes respiratoire et cardiovasculaire. "Elles seraient responsables de 5 à 7 % des cas de maladies cardio-pulmonaires et de 6 à 10 % des cancers du poumon", précise le Dr Valérie Lecureur. Récemment, une étude illustrait les deux principales voies qu’emprunteraient les nanoparticules pour pénétrer dans le système nerveux central de rongeurs : dans le nez, via des récepteurs olfactifs, et dans les poumons, en franchissant les barrières pulmonaires et hémato-encéphalique (cette dernière entoure le cerveau et le protège).

    Cette fois, les chercheurs britanniques sont parvenus à observer directement des particules de magnétite dans le cortex frontal post-mortem de 37 individus. A priori, rien d’inquiétant, puisque des particules de magnétite, un oxyde de fer fortement aimanté, peuvent se former naturellement dans le cerveau. Mais les caractéristiques des nanoparticules découvertes (forme sphérique, taille très petite de moins de 150 nanomètres, surface lisse) suggèrent qu’elles se sont formées à très haute température, et donc à l’extérieur du corps humain. "Elles ressemblent aux nanosphères de magnétite que l’on trouve fréquemment dans les particules en suspension dans l’air en milieu urbain", et issues de la combustion de carburant, explique l’équipe de recherche. Ils suggèrent que ces particules pénètrent dans le nez puis dans le bulbe olfactif, région cérébrale dédiée au traitement des informations olfactives, par l’intermédiaire du nerf olfactif. Toutefois, "même si l’étude montre que ces particules proviennent de l’extérieur, elle ne prouve pas qu’elles sont issues de la pollution urbaine, précise le Dr Valérie Lecureur. De plus, aucune information n’est donnée sur la concentration à partir desquelles ces particules seraient nocives pour la santé, ni sur leurs effets réels sur le cerveau." La spécialiste fait également remarquer qu’une partie des cerveaux analysés provient de volontaires résidant à Mexico, l’une des villes les plus polluées du monde... Difficile donc avec une telle méthodologie de généraliser.

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  • une ONG dénonce la présence de nanoparticules dans les bonbons d’Halloween !!! Les nouveaux sorciers....

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  • A notre insu, les nanoparticules ont envahi notre environnement quotidien. Présentes dans de multiples produits de consommation courante – crèmes solaires, textiles, articles de sport, carburants, pneus, appareils électroménagers, panneaux solaires, ciments, peintures, vernis, équipements médicaux… –, elles se sont aussi introduites, subrepticement, dans nos assiettes.

    Le très officiel Laboratoire national de métrologie et d’essais, rattaché au ministère de l’industrie, a analysé quatre produits des plus ordinaires : des biscuits chocolatés de la marque Lu, des chewing-gums Malabar, une conserve de blanquette de veau commercialisée par William-Saurin et un mélange d’épices pour guacamole vendu sous la marque Carrefour.

    Résultat des tests : tous contiennent des nanoparticules, de dioxyde de titane (TiO2) pour les trois premiers échantillons, et de dioxyde de silicium (SiO2) pour le quatrième. Des adjuvants utilisés par les industriels pour blanchir les aliments ou modifier la teinte de leurs colorants, dans le cas du premier ingrédient, et pour fixer l’humidité et empêcher l’agglomération des poudres, dans le cas du second.

    D’après les investigations menées par l’association dans les rayons des supermarchés français, aucun produit n’est aujourd’hui étiqueté comme contenant des nanoparticules. A fortiori, aucun des quatre soumis à l’analyse.

    Or, depuis décembre 2014, la réglementation européenne exige la mention « nano » sur les denrées alimentaires qui en recèlent. Une obligation dont la mise en œuvre a été retardée, mais qui aurait dû entrer en vigueur en décembre 2015, en vertu du règlement sur les « nouveaux aliments ».

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  • Vous avez peut-être déjà repéré la mention de ce colorant sur des produits alimentaires : le « E171 ». Il s’agit de dioxyde de titane. Il sert à améliorer l’aspect du produit en lui donnant une blancheur immaculée ou en faisant briller bonbons et glaçages. Une enquête de l’association Agir pour l’environnement révèle que plus de 100 produits destinés aux enfants contiennent ce colorant [1] : bonbons Têtes brulées, Elodie, Fizzy, chewing-gumAirwaves, Hollywood, Freedent, Malabar, confiserie M&M’s (Mars), Skittles, gâteaux LU, chocolats Milka (Mondelēz International), décorations gâteaux Vahiné (McCormick)...

    Problème : le dioxyde de titane contient des particules d’un diamètre moyen de 100 à 130 nanomètres. « Les particules de taille extrêmement petite (un milliardième de mètre) ont la capacité de franchir les barrières physiologiques (intestins, cerveau, reins…), de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler », précise Agir pour l’environnement. Pour le journaliste Roger Lenglet, il s’agit d’une « bombe sanitaire » dans la mesure où ces particules peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes, voire même neurotoxiques.

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  • L’amiante est un nano naturel et on voit déjà le mal qu’il a fait. Les "nano" peuvent multiplier par cent les cancers humains !!!!

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  • Depuis quelques années, le secteur des nanotechnologies est en pleine ébullition : les scientifiques ont réalisé qu’en fractionnant des matériaux connus en de minuscules particules, les propriétés de ces matériaux se modifiaient considérablement et créaient une infinité de nouvelles possibilités.

    De nombreuses entreprises se sont donc spécialisées dans la fabrication et la commercialisation de ces substances, vendues à travers le monde pour rentrer dans les chaînes de production de divers secteurs.

    Aujourd’hui, les scientifiques expérimentent l’utilisation de nanoparticules dans :

    le transport (pour améliorer le rendement des moteurs, diminuer la corrosion des composants)
    l’électronique (pour créer des écrans plats ultra HD et des écrans souples)
    la cosmétique (pour mettre au point des crèmes solaires plus protectrices et résistantes à l’eau, du maquillage plus lisse et plus brillant ou des produits antirides)
    la santé (pour mettre au point des médicaments mieux ciblés, diagnostiquer plus vite et traiter plus efficacement)
    l’énergie (pour améliorer les cellules photovoltaïques ou éoliennes et mieux isoler les bâtiments)
    l’agriculture (pour rendre les pesticides plus absorbables, améliorer les vaccins et doses d’hormones pour animaux)

    Mais aussi dans l’alimentation, sous de nombreuses formes pour :

    - améliorer les emballages (solidité, transparence, conservation)

    - diminuer la teneur en graisse, en sel ou en calories sans altérer leur goût (sel sous forme de nanoparticules)

    - empêcher l’agglomération du sel, du sucre, des épices, du cacao ou autre (nanoparticules de dioxyde de silice)

    - rendre les aliments plus brillants ou plus colorés (nanoparticules de dioxyde de titane)

    - rendre une texture plus onctueuse, dans les plats préparés notamment (nanosilices)

    - allonger la conservation (lycopène synthétique nanométrique)

    - ralentir le mûrissement des fruits et légumes (nanoparticules de platine ou d’argent)

    L’intérêt principal des nano est... le profit capitaliste.

    D’où le risque de cacher leur dangerosité.

    Remarquable que le gouvernement n’ait pas publié le décret qui devait imposer d’indiquer nano sur les produits en contenant !!!!

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  • Composé à 45% de nanoparticules, l’additif alimentaire favorise la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat, révèle une étude. Si son impact sur l’homme est encore incertain, trois ministères ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

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  • Afin d’alerter sur l’absence d’étiquetage spécifique aux nanoparticules, l’association Agir pour l’environnement a remis 200 produits alimentaires "suspects" au Gouvernement. Les dernières analyses effectuées par le Laboratoire national de métrologie et d’essais à la demande de l’association montrent que de nombreux produits alimentaires contiennent des substances à l’échelle nanométrique. Rien d’illégale en soi sauf que l’étiquetage ne le mentionne pas. La mention "[nano]" aurait pourtant dû figurer, conformément au règlement du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires et au règlement européen Novel Food.

    Déjà mobilisée en juin 2016 sur cette question, Agir pour l’environnement alerte une nouvelle fois les autorités sur cette défaillance. "Cela fait six mois que nous avons révélé les premières infractions à l’obligation d’étiquetage et les produits testés sont toujours en vente... et toujours sans étiquetage !", déplore Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes. "Les premières mesures annoncées par le Gouvernement sont insuffisantes : enquête de la DGCCRF dont on attend les résultats, saisine de l’Anses qui ne se prononcera pas avant septembre 2018. Au vu des enjeux sanitaires, des mesures fortes s’imposent, à commencer par le retrait des produits et l’instauration d’un moratoire pour protéger en priorité les enfants, consommateurs les plus exposés", estime l’association.

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  • « Agir pour l’environnement » a retrouvé des additifs à l’échelle nanométrique dans des « Têtes brûlées » et les chewing-gums NEW’R. Des éléments jugés potentiellement cancérigènes.

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  • Va-t-on vers un nouveau scandale de l’amiante ? Selon une enquête de l’Inserm, les travailleurs qui sont exposés aux nanoparticules, ces composants que l’on trouve désormais partout, risqueraient des cancers du poumon.

    Dans les dentifrices, les crèmes solaires, les confiseries, les pneus, les ciments, les peintures… Les nanoparticules sont omniprésentes dans notre environnement. Ces minuscules composants sont 50 000 fois plus fins qu’un cheveu et présentent des risques directs pour la santé.

    D’ici 2020, on estime que six millions de personnes y seront exposées sur leur lieu de travail. Or une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) alerte pour la toute première fois sur les risques encourus. Comme pour l’amiante, qui provoque 2 200 nouveaux cas de cancer chaque année, les scientifiques craignent qu’une vague de cancers du poumon ne touche cette population dans quelques années.

    Les chercheurs de l’Inserm ont travaillé sur des souris. Ils les ont exposées aux mêmes doses de nanoparticules que deux groupes professionnels. Les soudeurs et les opérateurs des usines de fabrication de nanoparticules métalliques. Les résultats sont sans appel. Les poumons sont attaqués. Dans le premier groupe de souris, le tissu pulmonaire qui entoure les bronchioles a doublé de volume. Dans le deuxième groupe, encore plus exposé, le tissu était quatre fois plus épais. Tout ça vient confirmer une recherche déjà faite sur les humains eux-mêmes. Il y a deux ans, les scientifiques ont découvert des nanoparticules métalliques dans les poumons de soudeurs.

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  • Une étude a révélé la présence chez certains sujets de minuscules particules de magnétite, probablement issues de la pollution atmosphérique, estiment les scientifiques, dans le cerveau. Toujours selon les chercheurs, ces nanoparticules pourraient bien jouer un rôle dans le développement de maladies neuro-dégénératives. Parmi celles-ci, on retrouve notamment Alzheimer.

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  • Le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc font partie de ce que l’on appelle les nanoparticules. Ils sont utilisés en tant que filtres ultraviolets dans les produits cosmétiques. Suite à une analyse des données scientifiques disponibles relatives à ces nanoparticules, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) recommande aux consommateurs d’éviter l’application des produits contenant ces nanoparticules sur une peau lésée, comme après un coup de soleil par exemple.

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