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Dernières nouvelles de feu la SNCF... Il était une fois un service public ferroviaire - Matière et Révolution
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Dernières nouvelles de feu la SNCF... Il était une fois un service public ferroviaire

samedi 28 avril 2012, par Karob, Robert Paris

L’affiche de 1938 pour la création de la SNCF

Vous avez connu les trains qui arrivaient et arrivaient à l’heure ? Eh bien, perdez l’espoir de les revoir ! Les trains ne sont plus là pour transporter des passagers mais pour créer des profits ! Et, si vous ne comprenez rien aux organigrammes de la SNCF qui suivent, c’est que vous n’êtes pas un financier spécialiste d’extraire des profits des services publics...

La SNCF veut « réinventer le modèle » … de privatisation

Qu’arrive-t-il à la SNCF ? Eh bien, la SNCF n’existe plus en réalité, explosée entre les divers Keodis, Geodis, RFF, SNCF Voyages, SNCF Proximités, Fret SNCF, etc… qui sont autant de futures sociétés indépendantes. Cette subdivision de l’ancienne société nationale en de multiples sociétés plus ou moins mixtes a un but : créer des unités d’une dimension qui leur permette de trouver des acheteurs et en maintenant les dettes pour la partie publique des transports. Il n’y a plus qu’à officialiser cette vente du service public ferroviaire aux requins de la finance. Il est remarquable que les sociétés en question se comportent déjà sur le marché mondial comme des financiers qui acquièrent des parts de marché de ceci ou cela, qui achètent des sociétés privées de transport ou d’autre chose. Pépy parle de « réinventer le transport » : « Nous allons pouvoir réinventer le modèle économique du TGV. Il nous faut travailler au développement de revenus additionnels en enrichissant l’offre de services. Mon objectif reste la constitution d’un nouveau groupe ferroviaire pivot du système, qui ne serait en aucune manière le retour à la SNCF d’avant. » Et il précise que, via Keolis, le secteur international représente 23% du chiffre d’affaires. Comment mieux dire que la SNCF, considérée seulement comme un groupe d’entreprises à caractère mixte, est devenue une société à statut incertain qui achète et vend des affaires dans le monde entier et n’est pas principalement consacrée à transporter la population de France. Ce n’est pas une réinvention du service public mais une invention du service privé du ferroviaire que le PDG a en tête et qu’il a commencé à mettre en pratique.

Les accidents de cheminots se multiplient

Les accidents de cheminots et de personnels travaillant pour la SNCF se multiplient depuis quelques mois. Au Technicentre du Landy, dans la nuit du mercredi au jeudi 29 mars à deux heures du matin, un travailleur a eu la main happée et écrasée par un tour, pendant une dizaine de minutes, avant que ses camarades puissent le dégager. Dans la nuit du 28 au 29 mars, un cheminot de la Voie de l’équipe régionale de PACA a été heurté par un train. Il travaillait sur un chantier de déchargement de ballast dans la zone de la gare de Lyon Part-Dieu, à Saint-Clair. Il est mort le dimanche suivant. Il avait 38 ans et trois enfants. Un employé de la SNCF a été gravement brûlé par une décharge de 1500 volts mercredi 25 avril sur un chantier de maintenance à Avignon alors qu’il se trouvait sur une échelle de bois à près de cinq mètres du sol. On pourrait accuser le hasard et les « séries noires », mais ils sont en fait un des symptômes de la dégradation du service public. Un accident grave est survenu sur la Région de Gare du Nord. Un camarade a percuté un isolateur en porcelaine alors qu’il conduisait. Gravement blessé. Trois camarades de l’Infra sont morts en un mois. Dans la nuit du 8 au 9 mars, un camarade de 22 ans est percuté par un train. Le chantier de nuit prévu initialement sur trois semaines est passé à deux semaines de six nuits avec peu d’annonceurs. Mort. Peu de temps avant c’est un autre collègue qui se tue pour se rendre sur un chantier distant de plus de 100 km de chez lui. Mort aussi. Le 29 février, c’est un cadre de l’équipement de Lyon, parti seul préparer le chantier, qui a été percuté par un train. Mort aussi. Depuis le début de l’année, deux agents ont trouvé la mort à Lyon, au cours de travaux de maintenance des voies. Dernier accident mortel, le 29 mars, un chef d’équipe de 38 ans a été happé par un train commercial, alors qu’il travaillait sur un chantier de nuit à Lyon. Un agent de la SNCF, chef d’équipe de travaux sur les voies, qui avait été victime d’un grave accident de travail de nuit dans la région lyonnaise, est décédé. Dans la nuit du 8 au 9 mars, vers 23 h 50, un drame épouvantable s’est produit sur un chantier de la SNCF à Toury (Eure-et-Loir). Un jeune cheminot de 22 ans, originaire de Tours, a trouvé la mort cette nuit-là alors qu’il travaillait au renouvellement des voies sur la ligne Paris - Orléans. Absorbé par son travail, il n’a pas entendu le signal annonçant l’arrivée d’un train. Le cheminot, récemment embauché par la SNCF, n’a malheureusement pas survécu au choc.

Dans l’aggravation des conditions de travail, il n’y a pas plus de hasard que dans la dégradation des transports perçue par les passagers. Il y a une politique : rentabiliser pour privatiser. Pépy n’a-t-il pas déclaré que « les frais de structure de la SNCF sont trop élevés » ? Les frais pour la sécurité et pour les conditions de travail sont visiblement dans son collimateur…

Où en sont les comptes de la SNCF ?

Guillaume Pépy, interviewé par Le Monde en février 2012, déclarait que la SNCF est financièrement en très bonne santé : « Le chiffre d’affaires a progressé de 37% depuis 2007, ce qui place notre groupe parmi les 20 premières entreprises françaises. Les résultats du groupe SNCF sont à la fois bons et prometteurs. Le taux de marge opérationnel augmente également de 2,2 points et dépasse en valeur absolue les 3 milliards d’euros. L’endettement du groupe baisse pour la première fois depuis 2007 et les fonds propres augmentent de 238 millions par rapport à 2010. » Et pourtant, il insiste que la marge opérationnelle doit encore augmenter d’environ 200 millions. Pour quoi faire ? Pourquoi un service public devrait rechercher la rentabilité à tout prix ? Pour être suffisamment intéressante pour les marchés financiers !

La concurrence : un train de privatisations peut en cacher un autre

Sept ans après sa création, la filiale française du géant allemand de fret ferroviaire DB Schenker (groupe Deutsche Bahn) titille la SNCF sur des marchés d’envergure. Avec le contrat remporté en 2011 pour le transport de véhicules du groupe PSA face à l’opérateur public, Euro Cargo Rail va capter 20 % du marché du fret ferroviaire français. Son nouveau hub ferroviaire basé près de Dijon et mis en service en décembre. Il sera notamment dédié au transport des véhicules du groupe PSA pour le compte de Gefco, leader européen en logistique automobile (3,78 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011), lui-même filiale du constructeur français. Plus de 500.000 voitures neuves transiteront chaque année par la gare de triage de Gevrey, inaugurée ce jeudi. Remporté en 2011, ce contrat d’un montant annuel de 20 millions d’euros sur cinq ans, assurera dès 2012 à ECR 10 % de son chiffre d’affaires. Euro Cargo Rail loue 37 voies à RFF. Surtout, ce contrat va faire progresser les parts de marché d’Euro Cargo rail, qui vont passer de 16 % en 2011 à 20 % dès cette année avec un chiffre d’affaires en hausse de 25 %. La filiale de DB Schenker Rail vise en 2012 le retour à l’équilibre après une année 2011 en deçà des prévisions (1,8 million d’euros de pertes).

La SNCF sauve les SERNAM ou les licencie ?

Le transporteur Sernam, ancienne filiale de la SNCF, en redressement judiciaire depuis le 31 janvier, sera partiellement repris (environ 800 salariés sur 1 440) par la société Geodis/Calberson (groupe SNCF) à partir du 7 mai. Jusqu’à 831 postes pourraient être repris sur les 1 441 employés restants chez le transporteur. Cela signifie que, grâce au chantage de licencier tout le monde en cas de faillite, on a fait passer le licenciement de plus de 600 salariés pour une aide aux travailleurs… Belle arnaque que subissent une fois de plus des salariés qui étaient des cheminots de la SNCF avant d’être vendus au privé.

« A voté » ne veut pas dire « a décidé de l’avenir »

Une partie des cheminots et certaines équipes militantes syndicales comptent sur l’élection présidentielle pour éviter la casse, la destruction et la privatisation du service public ferroviaire et l’ont clairement laissé entendre. Qu’ils n’encaissent pas Sarkozy n’a rien d’étonnant mais comment avoir des illusions dans le parti socialiste qui avait été, quand il était au pouvoir, un véritable artisan de la montée des marchés financiers et de la privatisation des services publics ? Hollande n’a levé sur ce plan aucune ambigüité et ne s’engage à rien. Il n’y a rien à attendre de l’élection et aucune désillusion à avoir ensuite !

La SNCF licencie

La SNCF continue à se débarrasser de ses filiales déficitaires : Novatrans prend la suite de Seafrance, contrainte à la liquidation judiciaire fin 2011. La SNCF va décider le 9 mai de l’avenir de sa filiale dédiée au transport combiné rail-route, lourdement déficitaire. La possibilité d’une liquidation judiciaire est évoquée. 260 emplois supplémentaires sont menacés, montrant que la SNCF a bien l’intention d’employer l’arme du licenciement dans les temps qui viennent. Qu’on se le dise !

Discrimination raciale et profit

Sept cent quarante-quatre salariés marocains, ou d’origine marocaine, ayant travaillé pour la SNCF assignent en justice l’entreprise publique pour discrimination tout au long de leur carrière. La justice les a fait poireauter déjà depuis 2003… Ils ont été jusqu’à 2000 à travailler dans des conditions particulièrement dures et payés au lance-pierres et tous les cheminots le savent bien. Pour couvrir l’opération d’une apparence de légalité, on leur avait fait signer avec la SNCF un contrat de droit privé, « pour travailleur étranger ».

Retards, pannes, incidents et accidents divers : à la SNCF tout est possible

La SNCF prétend que 90% des trains arrivent à l’heure, mais sa statistique exclue les trains annulés ! Elle prétend aussi que l’essentiel des retards seraient dus à des signaux d’alarme tirés à mauvais escient et des passagers ayant eu un malaise. Sans compter quelques incidents de passagers se promenant indûment sur des voies. Elle accuse indirectement les grèves pour se mettre bien avec les usagers contre les cheminots en poussant les passagers à accuser les syndicats… La SNCF change sans arrêt ses horaires et, du coup, peut supprimer des retards... sur le papier ! En somme, elle s’en lave les mains. Les passagers, eux, constatent qu’il y a eu de nombreux incidents dus à la vétusté du matériel, à la baisse de l’entretien des rames, au manque de personnel…

La privatisation et l’austérité visent tous les services publics : battons-nous ensemble : enseignement, hôpital public, La Poste, l’énergie, les services publics d’entretien des routes, etc…

A lire : vers la privatisation de la SNCF

Tarifs en hausse, salaires et services en baisse

La SNCF a causé une levée de boucliers en annonçant une hausse de 32% en janvier prochain. Alors que les clients ont généralement le sentiment d’une dégradation du service, ils estiment massivement être volés par la SNCF. Quant aux salaires des cheminots, ils sont bloqués et baissent face à l’inflation galopante, y compris le coût des transports. Personnels de la SNCF, le travail est de plus en plus dur entre autres du fait des conditions dégradées de relations avec les usagers du fait de la dégradation du service. Usagers, on n’est pas transportés mais entassés et roulés. Usagers et cheminots, unissons-nous !!!

Lire ici : Un témoignage de la destruction des services publics : les transports parisiens

Les luttes des cheminots

la suite...

16 Messages de forum

  • Avec la crise, le gouvernement, c’est-à-dire le ministére des finances à Paris, a prélevé 130 millions d’euros sur les bénéfices 2007 de la SNCF, estimés à 1 milliard d’euros pour en faire cadeau aux banquiers et aux trusts automobiles. Faut pas se gêner...

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  • Le syndicat CGT de cheminots de la région de Lyon a appelé à la grève ce vendredi après l’accident mortel du 29  mars. Un chef d’équipe de 38 ans avait trouvé la mort sur un chantier de nuit dans la région lyonnaise. C’est le deuxième salarié de la SNCF à décéder par accident sur son lieu de travail depuis le début de l’année dans la région. En cause, la modification des dispositifs de sécurité et la diminution des effectifs selon le syndicat. Pour prévenir le danger, la CGT invitait notamment ce matin les cheminots qui le souhaitaient à un forum sur la sécurité ferroviaire à 10H00 à Perrache. Une conférence de presse est prévue cet après-midi.

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  • La SNCF est systématiquement en train... de supprimer les trains de nuit ! De fait, la SNCF a bel et bien commencé à supprimer de nombreux trains Intercités, en particulier les trains de nuit – ceux vers l’Italie ont été supprimés le 11 décembre dernier, par exemple. La raison officielle donnée aux cheminots ? Un nouveau bras de fer engagé contre RFF, le gestionnaire des infrastructures, accusé de ne pas accorder ses sillons (l’heure et la voie sur laquelle roulera le train) à la SNCF à temps, l’empêchant de commercialiser correctement ses Intercités.

    Dans un courriel interne, un responsable explique à ses troupes qu’il s’agit d’une décision du comité exécutif de l’opérateur ferroviaire : "Chaque lundi, si nous n’avons pas les sillons à J - 21, nous supprimerons la circulation des trains pour toute la semaine". Conséquence de l’application de cette règle, poursuit le responsable, la suppression des Strasbourg-Port Bou les 7, 9, 10 et 13 avril, ainsi que du 16 au 22 avril !. Le mail se termine par : "Cette disposition sera signifiée par écrit à RFF".

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  • À la suite du licenciement scandaleux de Fabien Malvaud, militant syndical du Technicentre de l’Ourcq qui a mené une grève de plus d’un mois en fin d’année 2010, une manifestation avait été organisée le 22 mars, gare de l’Est.
    200 cheminots y ont participé et ont bruyamment protesté contre ce licenciement injuste.
    Parmi les présents, une seule procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre de Guy, un des militants SUD Rail  : la direction, revancharde, a donc décidé de faire un exemple.
    Personne n’est dupe de la stratégie employée par la direction qui consiste, à travers ce nouveau cas de répression antisyndicale, à faire peur, à faire taire et à décourager les militants qui luttent et dérangent les patrons.
    Les accusations portées par la direction de la SNCF sont très graves et peuvent conduire à infliger une très lourde sanction à Guy  : envahissement et entrave à la réunion du CE, insultes, menaces et séquestration.
    Ce n’est pas la première fois que la direction de la SNCF utilise le mensonge pour sanctionner injustement des cheminots  : c’est une habitude dans ce qui devient la caricature d’une justice de classe.

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  • La SNCF propose entre 150 et 250 postes aux salariés du transporteur Sernam non repris par Geodis. Le ministre des Transports Thierry Mariani avait assuré que les salariés qui ne seraient pas repris se verraient proposer des solutions et rappelé que le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, avait confirmé que l’entreprise publique mettrait environ 500 offres d’emplois "à disposition réparties sur tout le territoire". Où sont les emplois promis ?

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  • RATP et SNCF veulent faire une joint-venture pour gérer la ligne B. Belle occasion de privatiser.

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  • Du neuf à la RATP ! Les agents sont appelés à lever le pied des contrôles dans les stations de métro et de RER de grande affluence.

    En mars 2007, un contrôle à la gare du Nord avait dégénéré en émeutes. Une polémique politicienne sur la sécurité qui avait occupé le terrain des médias en pleine campagne présidentielle. Un communiqué du syndicat Sud-RATP vient de révéler au grand jour la solution qu’a trouvée la régie des transports franciliens pour éviter que cela ne se reproduise en 2012. En cette période électorale, les contrôleurs sont appelés à lever le pied dans les stations de métro et de RER de grande affluence. Jusqu’au 6 mai 2012, selon l’organisation syndicale, les usagers démunis de ticket pourront voyager tranquilles, principalement aux stations Gare du Nord, Châtelet-les-Halles et Saint-Lazare.

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  • "Seuls 76 % des TGV et 70 % des trains de fret arrivent à’heure. En revanche, 90 % des Transiliens et 91 % des TER arrivent en gare avec un retard inférieur à cinq minutes. Le premier observatoire sur la régularité des trains est enfin publié par Réseau ferré de France (RFF). Il concerne le premier semestre 2011. Cette information objective est une statistique incontestable de la Direction des circulations ferroviaires (DCF), qui dépend de la SNCF. Toutefois, Vincent Duguay, le directeur commercial de RFF admet que pas comptabilisés. Sur une ligne, quand il y a un train tous les quarts d’heure, si le retard atteint dix minutes, il est généralement supprimé" généralement supprimé". Une telle manœuvre est pourtant fréquente sur certaines lignes, notamment en Ile-de-France Cet observatoire a le mérite de proposer une photographie de a régularité des trains et d’en connaître les causes réelles. Le grand public surévalue le rôle des actes de malveillance et des intempéries. Or, elles ne représentent respectivement que 8 et 6 % des retards sur le transport de voyageurs. Sans doute le résultat d’une bonne communication…" extrait de l usine nouvelle octobre 2011.

    Avant d etre directeur commercial chez RFF, V.Duguay fut directeur de la maintenance pendant 2 ans chez Eurodisney de 2007 a 2009 avec la mission de desorganiser completement cette activite pour la preparer a la sous traiter, ce qui repond plus a l objectif de casser un secteur combattif que de rentabiliser ou ameliorer le travail, bien au contaire (voir les articles sur disney sur ce site, par exemple, " Quoi de neuf chez Disney").

    Juste avant d arriver chez Mickey, cette tete a claque a teste sa recette de " reorganisation en territoires" chez Aeroport de Paris ou il etait directeur de la securite et parking.

    C est un patron de choc qui ne craint absolument pas l impopularite car c est justement son role !

    Concentrer les foudres des salaries en faisant croire que la casse sociale et professionnelle sont des buts personnels et finalement qui ne concernent que des morceaux de secteurs et non pas l entreprise en general et meme les entreprises prives et publics.

    Tous les syndicats le savent et participent a cette entourloupe qui visent a monter les salaries les uns contre les autres et les neutraliser dans leur reaction en tant que classe.

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  • Le Web est devenu le premier canal de vente de billets de train. Dans quelques semaines, il représentera 50% du chiffre d’affaires de la branche Voyages. Des milliers de guichetiers vont changer de métier.

    Depuis quelques mois les ventes de billets de trains ont basculé dans le monde automatisé de l’Internet : sur les six premiers mois de l’année 2011, 40% des ventes ont selon nos informations été effectuées sur le Web alors que les guichets et les boutiques SNCF n’en ont totalisé que 29%. En interne, on estime que le seuil des 50% de ventes sur le Web sera atteint au milieu de l’année 2012.

    L’entreprise publique se trouve ainsi dans une situation inédite et un peu schizophrène. D’un côté, ses dirigeants revendiquent fièrement les performances de leur filiale voyages-sncf.com, premier site marchand en France : « 2011 a été une très bonne année. Nos chiffres sont historiques, se félicite ainsi Yves Tyrode, directeur général de voyages-sncf.com qui écoule la moitié de l’ensemble des billets loisirs de la SNCF. Notre volume d’affaires a augmenté de 15% à plus de 3 milliards d’euros. Nous nous développons aussi vite que le marché de l’e-commerce, ce qui est une performance. La croissance sera inférieure en 2012, mais toujours à deux chiffres. »
    Certains clients regrettent le manque d’interlocuteurs

    D’un autre côté, la SNCF doit engager un énorme chantier de reconversion des cheminots guichetiers. Dans l’entreprise publique, chacune des 3000 gares de France comptait au moins un guichetier jusqu’à ce que les distributeurs automatiques les remplacent dans les plus petites communes. Puis le phénomène s’est amplifié touchant les gares des grandes villes ou les guichets occupent un espace de plus en plus réduit à côté des rangées de bornes en libre-service.

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  • Des études d’ingénierie à l’exploitation, les sociétés de l’Hexagoneont décroché la majorité des grands contrats de ces dernières années.

    Le Caire, Sao Paulo, Dubaï… Les Français sont partout. Dès qu’un appel d’offres est lancé pour la création d’un nouveau métro, il faut compter avec Systra, filiale d’ingénierie de la RATP et de la SNCF. Dès qu’il y a un projet de construction, les géants du BTP sont présents : Bouygues, Eiffage, Vinci. Enfin, quatre entreprises sont en général en concurrence pour l’exploitation dès qu’un métro sort de terre : la RATP, Keolis (filiale de la SNCF), Veolia et Transdev (filiale de la Caisse des dépôts et de la RATP).

    Systra recense une trentaine de projets de lignes de métro dans le monde. Il peut s’agir de la création ex nihilo d’un nouveau réseau comme à Dubaï. La première ligne, baptisée Red Line, longe, sur 52 kilomètres, le littoral hyperurbanisé de la ville. La seconde, la Green Line, fait 17 kilomètres et relie l’arrière-pays au centre historique. Mais il peut s’agir également de l’extension d’un réseau existant comme au Caire ou encore à New York.

    Si l’Europe et les États-Unis sont déjà très équipés en métro, l’Asie et l’Amérique latine sont des marchés porteurs qui lancent régulièrement des appels d’offres. Veolia et la RATP, concurrents sur le reste de la planète, ont même créé une filiale commune pour répondre aux appels d’offres en Asie où quasiment toutes les villes de plus de 10 millions d’habitants ont un projet de métro dans leurs cartons.

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  • Aujourd’hui, les transports publics en province comptent trois acteurs : Keolis, filiale à 44,5% de la SNCF, Veolia et Transdev. Demain, il ne pourrait n’y en avoir plus que deux avec l’entrée de Transdev dans le giron de l’un de ses deux concurrents.

    Son capital est aux mains de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui est majoritaire, de la RATP et de la banque Intesa Sanpaolo. Jusqu’à récemment, une évolution de l’actionnariat ne semblait pas envisageable car ni la Caisse des dépôts ni la RATP n’étaient vendeuses. Le président de la RATP, Pierre Mongin, avait d’ailleurs plutôt des velléités de rester seul à bord de Transdev.

    La crise économique empêchant la Caisse de reprendre la part de la RATP, Veolia et Keolis semblent donc avoir le champ libre pour entrer au moins à hauteur de 25% du capital. « Une seule chose semble acquise pour l’instant : la RATP va sortir de Transdev, explique un proche du dossier. Toute la question est de savoir qui va prendre sa place. » Et à quelles conditions.

    Selon nos informations, la RATP aurait posé ses conditions. Elle serait prête à sortir rapidement de Transdev à condition de pouvoir en conserver néanmoins certains actifs. « La filiale RATP Développement a mis un pied en Italie et a peu de contrats en France, explique un proche du dossier. Les actifs de Transdev en France et en Italie intéressent donc la RATP. »

    Veolia et Keolis, qui viennent de se livrer un combat sans merci pour décrocher l’exploitation des transports en commun à Bordeaux, semblent reprendre le combat. « Nous partons favoris », assure-t-on côté SNCF qui estime que Veolia serait affaibli après avoir perdu les récents appels d’offres de Bordeaux et de Stockholm.

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  • La FGAAC-CFDT, syndicat catégoriel des conducteurs de trains, appelle à une grève à la SNCF à partir de ce vendredi 20h, mouvement reconductible par période de 24 heures, pour dénoncer la modification des conditions de visite d’aptitude des conducteurs.

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  • Il était une fois une SNCF qui était l’horloge la plus précise du pays. Un train qui ne partait pas à l’heure était un accident super-étonnant. Depuis, les effectifs ont diminué considérablement dans tous les domaines alors que les voyageurs et les voyages se sont considérablement accrus. Cherchez l’erreur.

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  • Le collectif SNCF droit à la différence, est formé de salariés de métiers différents et de lieux géographiques divers. Devant le constat que la direction de la SNCF ne fait rien pour combattre le racisme et la discrimination dans l’entreprise et que ce combat n’intéresse pas les syndicats. Ces faits sont dénoncés par de nombreux rapports du Défenseur des Droits et des inspecteurs du travail. Après une 1° manifestation devant le siège de la SNCF le 19/04/2012 ou nous avons été reçu par le directeur du pôle diversité, M. MWANGELU et son équipe, nous avons exposé les faits discriminatoires et racistes qui ont cours dans notre entreprise, sans que nos dires soit contestés, certains dossiers étant passés par leurs mains .Lors de la 2° manifestation du 06/06/2012, toujours devant le siège de la SNCF, un des membre du collectif a rencontré M.PEPY et lui a, de nouveau relaté le pourquoi de nos manifestations .Le président de la SNCF, a donné sa parole de recevoir le collectif afin de trouver une solution à ces situations, et a demandé qu’un premier RDV soit établi avec le DRH national, M.HISLAIRE , ce qui a été programmé pour le 12/07/2012.Quelques jours avant ce RDV, celui-ci a tout simplement annulé cette rencontre .Devant ce mépris et le manque de volonté de mettre un terme à ces agissements délictuels au sein de l’entreprise, 6 membres du collectif, dont une femme enceinte, sont quand même venu le 12/07/2012 dans les locaux du siège de la SNCF et ont entamé une grève de la faim, pour que le racisme et la discrimination soient combattu dans l’entreprise

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  • La mort au travail d’un jeune collègue

    Le 26 octobre 2010 Stéphane un jeune camarade de l’atelier de maintenance SNCF d’Ivry-Masséna était retrouvé mort électrocuté dans la locomotive sur laquelle il assurait une visite d’entretien. Pour la direction la responsabilité de cet accident relevait d’une faute de sécurité, cherchant rapidement à se dédouaner, comme c’est souvent le cas des employeurs dans les accidents de travail.
    Pourtant Stéphane, mécanicien de métier, n’aurait jamais du être mis sur une visite de type électrique. Et la situation particulière de l’atelier d’Ivry qui s’est vidé de ses effectifs depuis la restructuration de 2004 avec la perte de la grosse maintenance est mise en évidence (les effectifs sont passés de 80 à 20 agents). Celle-ci a fait éclater un fonctionnement collectif, faisant disparaître la transmission des règles de métiers et des savoirs faire de prudence.
    A tous les niveaux de l’établissement on reconnait que la menace de la fermeture de l’atelier contraignait à accepter le développement de la polyvalence.
    Stéphane n’a pas reçu de formation suffisante pour le type de visite qu’il exécutait ce jour là, comme pour la formation aux risques électriques, n’ayant pas fait la partie pratique, « la plus cruciale de la formation aux risques électriques ».
    Ce jeune collègue très peu expérimenté, n’aurait pas dû être seul pour ce travail.
    Pour nous les cheminots du secteur la responsabilité de la direction SNCF et de ses représentants succesifs au sein de l’établissement dans la mort de notre camarade est flagrante.(ci contre expressions militantes sur cet accident inacceptable).

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