Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /homepages/36/d206324349/htdocs/site_org1G/config/ecran_securite.php on line 180
Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, carburant vert, fibres remplaçant l'amiante, nucléaire, etc… - Matière et Révolution
English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 02 - SCIENCES - SCIENCE > Géodynamique et climatologie de la Terre - Sauvegarde de la planète > Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, (...)

Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, carburant vert, fibres remplaçant l’amiante, nucléaire, etc…

dimanche 20 mai 2012, par Robert Paris

Les arnaques du capitalisme dit « vert » : lampes basse consommation, carburant vert, …

Les arnaques durables… de quoi rendre verts tous les consommateurs car elles se protègent derrière une prétention de défense de l’écologie que l’on trouve maintenant à toutes les sauces !!! Le simple fait d’indiquer qu’un produit, interdit par la loi, n’y est pas est présenté comme une preuve de préoccupation écologique... Le capitalisme a parfaitement su s’adapter au souci du consommateur et vendre même fictivement ce que celui-ci veut acheter. Inutile de compter sur une quelconque défense de la planète sous ce régime de profit ! Ni de compter sur lui pour informer le consommateur. Il est par contre utile de prévenir celui-ci nous-mêmes, hors des circuits commerciaux. Par exemple : N’ACHETEZ PAS LES LAMPES BASSE CONSOMMATION ET RETIREZ LES DE VOS APPARTEMENTS !!!

Ces lampes dites "basse consommation" sont dangereuses et ce n’est nullement indiqué sur l’emballage. Et, en plus, elles ont un éco-label ! Et cherchez dessus qu’il y a danger précautions en cas de rupture de l’ampoule ou précautions pour le cerveau ou les yeux des enfants... Vous ne trouverez jamais marqué : danger gaz mercure, danger champs électromagnétiques, danger pour les yeux ! Le pire étant de ne pas prévenir et de ne pas indiquer les conditions d’utilisation et les conditions en cas de casse. Du coup, on laisse des enfants en bas âge sous ces lampes, on les utilise pour des lampes de bureau et on ignore ce qui se passe si l’ampoule casse... On croit que tout est fait pour les recycler. On croit qu’elles économisent l’énergie et l’argent. Et tout cela est faux... Et les pouvoirs publics s’ingénient à cultiver ces mensonges et ces bonnes affaires !

Ampoules basse consommation, fluo-compactes ou LBC

Les ampoules basse consommation sont l’un des objets qui vont se généraliser et sont présentés comme ultra écolo... On nous a dit qu’il fallait passer systématiquement aux ampoules basse consommation. Et cela devrait être généralisé en 2012, or, si on regarde bien le sujet, on s’aperçoit que ces ampoules sont dangereuses et nullement économiques (sans même parler du prix).

Le premier et le plus gros problème provient du fait que le consommateur ignore pour l’essentiel tout des problèmes, qu’il va penser que tout va bien puisque c’est à la fois écolo et économique et c’est complètement faux. Il risque de prendre ces LBC comme lampe de chevet située tout près de son crâne ou, en cas de rupture (en la vissant ou dévissant par exemple avec les doigts), il risque d’ignorer qu’il est en train de s’intoxiquer au mercure puisque jamais il n’y a marqué mercure sur l’emballage. Il risque de passer l’aspirateur ou de conserver les moquettes ou tapis sur lesquels le mercure a pu tomber à la brisure de l’ampoule. Enfin, il risque de passer l’aspirateur, pulvérisant du mercure dans toute la pièce pour de longues durées.

Tout cela est accepté par les autorités qui n’ont pas imposé que soit marqué mercure sur l’emballage ni indiqué les mesures à prendre en cas de rupture, ni indiqué la distance minimale par rapport à la tête du fait des champs magnétiques, ni indiqué les risques pour les yeux des petits enfants. On ne dénoncera jamais assez tous ces scandales... Voici quelques infos glanées sur le net les concernant :

- et d’abord, la fabrication de ces ampoules coûte plus cher que pour des ampoules normales. donc attention aux dépenses supplémentaires d’énergie pour la fabrication d’objets soi-disant écologiques...

- et aussi, ces ampoules génèrent un champ magnétique,

- enfin, il y a la présence de mercure gazeux à l’intérieur qui va finir par se disperser dans la pièce en cas de choc…

- aussi, ces ampoules consomment plus à l’allumage, et ne devient économiques que sur une utilisation de plusieurs longues minutes. Effectivement elles rayonnent : meilleur est le rendement et plus il y aura des harmoniques en hautes fréquences !!!

En lampe de bureau, elle seront a 40cm de la tête et en permanence !

On retrouve le débat du GSM : le champ pris en considération (60V/m) (normes) est celui qui crée un effet thermique (sensation de chaleur), contre le champ (2V/m) d’effet biologique plus difficile a prouver.

Dangers liés aux champs électromagnétique liés (voir ici, dangers liés au mercure contenu et au fait que les utilisateurs ignorent ce qui se passe quand une ampoule est détruite, etc, les ampoules à basse consommation sont pourvues du label économie européen alors qu’elles ne sont même pas économiques en termes de durée et pas du tout en termes financier !!!

Pour l’essentiel, le consommateur ignore que l’ampoule contient du mercure. Il y a éventuellement écrit en tout petit la dose de HG mais qu’est-ce que Hg et il y a écrit en grand que c’est un geste écologique !!!

Les ampoules basse consommation - appelées officiellement fluocompactes - ont commencé à inonder le marché il y a environ deux ans. Vendues 8 à 12 euros pièce (3 à 4 fois plus cher que les classiques), elles remplaceront définitivement les antiques ampoules à incandescence, jugées énergivores, et donc nuisibles pour l’environnement. Or l’association « 60 millions de consommateurs » vient de mener toute une série de tests dont les résultats laissent pantois.

40% des ampoules n’atteignent pas la durée de vie affichée « Certaines lampes affichent 10.000 heures d’usage - donc vous les achetez en pensant qu’elles vont tenir approximativement cette durée - et au bout de 4.000 heures, on en a vu quelque chose comme 40% qui avaient déjà lâché », explique par exemple Thomas Laurenceau. Et il fulmine : « Il y a une espèce de connivence entres les bureaucrates qui font les réglementations et les industriels qui disent "Allez, on y va, on va pousser ça c’est vachement bien !". Rappelons-nous que quand on nous a présenté ces ampoules, c’était le produit d’avenir. Et puis maintenant on s’aperçoit que c’est pas vrai ». Certes, elles consomment moins, admet l’association. Mais compte tenu du prix et de la durée de vie réelle, on serait ainsi très loin des promesses faites aux Français.

Comparons les deux systèmes. Dans l’ancien système, les ampoules à incandescence fonctionnaient grâce à un filament de tungstène chauffé. Dans le nouveau système, l’innovation est saisissante puisqu’elle consiste à plier et enrouler un tube fluorescent bien connu, et qui contient 50 milligrammes de mercure, pour en faire une ampoule. Ces ampoules basse consommation produisent donc de la lumière par fluorescence, générée par l’électricité envoyée dans un tube contenant des vapeurs de mercure.

C’est pour le moins surprenant dans un contexte international où des tractations longues et fastidieuses ont enfin permis aux Nations unies (Programme des Nations unies pour l’environnement) d’aboutir au bannissement progressif (!) pour 2016 du mercure dans tous les procédés industriels comme celui de la fabrication du chlore. Dans ce but, de nombreux pays préparent un bannissement des importations-exportations du mercure et une prise de conscience se fait jour pour éviter des conséquences pour la santé de l’homme liées à l’utilisation non maîtrisée de ce métal comme l’orpaillage en Guyane et... ailleurs. Et, dans ce contexte, voilà que le mercure serait acceptable à hauteur de 5 milligrammes (aujourd’hui souvent 3 mg) dans les ampoules fluo-compactes.

Que se passe-t-il alors en cas de casse ?

Le mercure est dégazé dans la pièce en moins d’une heure et donc directement inhalable. La commission de la Sécurité des Consommateurs recommande dans ce cas d’aérer et quitter la pièce, de ramasser ensuite les débris à l’aide de gants et de papier absorbant, sans utiliser d’aspirateur pour ne pas disperser les vapeurs de mercure dans l’air.

Il est peut-être utile de rappeler que la toxicité du mercure, comme celle de tout autre élément, est liée à son état et à sa forme chimique. Son état, car le mercure gazeux est extrêmement toxique alors que le mercure métallique présente une toxicité faible, il a d’ailleurs été utilisé autrefois pour traiter la syphilis sans succès mais cette thérapie n’a tué aucun patient. Il faut donc éviter toute vaporisation du mercure et veiller à ne pas chauffer les résidus d’une lampe à basse consommation. Quant à la forme chimique, le mercure rejeté dans l’environnement peut être transformé en méthylmercure, composé responsable de l’intoxication majeure des populations de la baie de Minamata. Ces considérations semblaient importantes puisqu’elles ont conduit au bannissement des thermomètres à mercure qui contenaient entre 500 milligrammes et 1 gramme de mercure. Il apparaît aujourd’hui qu’elles ne s’appliquent pas aux lampes basse consommation...

A ce tableau s’ajoute que les lampes à basse consommation émettent des ondes UV ainsi que des ondes radio basses et hautes fréquences. Il est donc fortement conseillé, selon l’Ademe, de se tenir à au moins 30 cm minimum d’une ampoule fluo-compacte pour éviter tout risque lié aux radiofréquences ; risque, il est vrai, non formellement établi à ce jour. Cela exclut toute utilisation de ces ampoules dans des lampes de chevet ou de bureau !

S’agissant du confort, elles mettent du temps à chauffer et à atteindre leur luminosité maximale et l’éclairage fourni est plutôt froid ; le contraire serait d’ailleurs étonnant, puisque c’est ce qui est reproché aux tubes fluorescents que l’on a enroulé pour obtenir des ampoules ! Des améliorations seraient en cours pour obtenir une lumière douce et naturelle.

Enfin l’aspect esthétique est très discutable car la trop grande taille de ces ampoules pour remplacer des ampoules à incandescence donne à nombre de bureaux et autres halls d’accueil un aspect d’inadaptation et de montages bricolés. Mais là, c’est une autre histoire, tout est affaire de goût.

Pour finir nous sommes invités à déposer, délicatement pour ne pas les casser, ces nouvelles ampoules dans des sites dédiés, l’éco-organisme Recylum se chargeant de leur destruction.

Si l’on s’arrête sur le dernier point, l’éco-citoyen que nous sommes ne peut que se réjouir d’apporter ses vieilles ampoules à son supermarché habituel participant ainsi à la protection de l’environnement !

Par contre pour un chimiste, c’est plutôt une stupéfaction de constater que des objets de grande consommation (des millions d’ampoules) contenant du mercure viennent remplacer des ampoules à incandescence au moment où on lui demande d’inventer des procédés et des utilisations qui bannissent tout recours au mercure. De toute évidence, l’approche par l’étude du "cycle de vie" n’a pas été appliquée à la mise sur le marché des lampes basse consommation. On a hâtivement privilégié un seul paramètre parmi beaucoup d’autres : la consommation électrique. On constate que l’économie est mineure au regard des nombreux inconvénients générés par le remplacement des ampoules à incandescence et il est singulier que l’on persiste à nous présenter cette substitution comme un progrès ! Longtemps importées, et donc énergivores, ces ampoules à basse consommation d’énergie sont enfin en passe d’être produites dans l’espace européen, ce qui permettra peut-être de régénérer des emplois qui avaient été perdus grâce à ce grand progrès. On annonce aujourd’hui des avancées technologiques importantes dans le domaine des LED (Light Emitting Diode = diode électroluminescente) qui pourraient venir se substituer aux lampes basse consommation. Dans ce domaine nous possédons le savoir-faire qui devrait nous permettre de les produire et il reste à démontrer que le cycle de vie est compatible avec un progrès.

Pour finir, les lampes fluo-compactes nuisent à la rétine des jeunes enfants, provoquant une dégénération maculaire précoce…

Et enfin, les capacités de stockage et de retraitement sont très largement insuffisantes et le seront plus encore quand elles seront généralisées.

Carburant vert

Montée par l’Etat, les pétroliers et les gros céréaliers pour prendre le pognon dans la poche des automobilistes, le carburant vert offre en prime un bilan écologique désastreux !

Les biocarburants signifient que le carburant est obtenu à partir de produits issus de l’agriculture. Elle est privilégiée par certains scientifiques, une partie de la classe politique française (à sensibilité écologiste) et des médias qui estiment que le préfixe « bio » est associé en France au mode de production de l’agriculture biologique. Il y en a de nombreuses sortes se fondant sur des huiles, des alcools, des gaz ou des charbons.

Dans aucun cas, le bilan énergétique n’est tellement favorable et la pollution de l’atmosphère est pour l’essentiel aggravée, le coût de production est généralement élevé et le rendement moteur faible… Quant aux coûts supplémentaires, ils sont supportés par les peuples, comme consommateurs et par les budgets publics, et pas par les trusts. Selon un rapport de la Cour des comptes présenté le 24 janvier 2012, la politique d’aide aux agrocarburants serait supportée essentiellement par les consommateurs. Entre 2005 et 2010, ceux-ci auraient « déboursé 3 milliards d’euros de plus » pour inclure dans leur consommation environ 2,5 % de carburant d’origine végétale. La combustion (et, dans une moindre mesure, la production) des carburants participe aux émissions massives de gaz à effet de serre (GES) et contribue au réchauffement climatique. Au contraire, le carbone émis lors de la combustion de biocarburants (filière huile ou filière éthanol) a préalablement été fixé par les plantes (palme, colza, maïs, blé, bois, …) lors de la photosynthèse. Mais la production de ces biocarburants requiert un travail humain, donc une consommation de carburant et éventuellement d’autres produits, dont l’usage produit aussi des GES. Pour mesurer le gain en termes d’émission de GES, il s’agit de faire le bilan énergétique de la production d’agrocarburants. Dans une étude publiée dans « Nature resources research », les chercheurs David Pimentel et Tad Patzek concluent « qu’il n’y a aucun bénéfice énergétique à utiliser la biomasse des plantes pour fabriquer du carburant », au terme d’un calcul tendant à montrer que l’énergie globale nécessaire à la production d’éthanol à partir de maïs, à la production du bois et à celle de biodiesel à partir de soja ou de tournesol est pour chacun de ces cas supérieure de 27 à 118 % à l’énergie produite. Il est donné pour cela des quantités d’énergie dépensées à la fabrication et lors du conditionnement, transport et épandage des pesticides et des engrais, à la fabrication des outils agricoles, au drainage, à l’irrigation ainsi que l’énergie dépensée par les travailleurs eux-mêmes en dehors de leur travail. Cette étude a été néanmoins dénoncée comme fortement biaisée par les hypothèses prises et l’interprétation des résultats. Les postes de dépenses énergétiques sont par exemple non vérifiables ou s’appuient sur des techniques obsolètes. D’autre part, il faut tenir compte dans le calcul des émissions de CO2 par les carburants fossiles du bilan énergétique de leur extraction, de leur transport et de leur raffinage.

La production d’agrocarburants demande les moyens de la production agricole intensive en termes d’engrais et de produits phytosanitaires. Dans une étude parue dans Bioscience, les chercheurs Marcelo Dias de Oliveira et al. (université d’État de Washington) concluent que la filière éthanol à partir de canne à sucre réduit la biodiversité et augmente l’érosion du sol.

La production d’éthanol au Brésil se base notamment sur l’exploitation de nouvelles terres défrichées pour cela.

Dukes estime que le remplacement des carburants fossiles par une combustion de végétaux actuels correspondrait au moins à 22% de la production végétale terrestre (y compris des végétaux marins), augmentant ainsi de 50% l’appropriation de cette ressource par l’homme, et pourrait compromettre la survie des autres espèces qui en dépendent.

Tyler Volk, professeur du Earth Systems Group du département de biologie de l’université de New York, estime que « la production massive d’éthanol pourrait augmenter la pression sur les terres cultivables, faire monter les prix de la nourriture et accélérer la déforestation ».

Le caractère durable de la production des agrocarburants peut être mis à mal si elle est réalisée de manière non durable : épuisement des sols, pollution des eaux et destruction de milieux naturels pour cette production. Selon les estimations de Les amis de la Terre, la plantation de palmiers à huile a été responsable de 87 % de la déforestation en Malaisie entre 1985 et 2000. 4 millions d’hectares de forêts ont ainsi été détruits à Sumatra et Bornéo. 6 millions d’hectares en Malaisie et 16,5 millions en Indonésie sont voués à disparaître. Selon certains écologistes, la menace est sérieuse.

Le prix des aliments a fortement augmenté, et les biocarburants ont été accusés d’en être la cause. Par exemple, le prix de la tortilla, aliment de base en Amérique latine, a flambé au Mexique : le gouvernement mexicain en avait fait porter le blâme sur les exportations du maïs vers les USA où il est utilisé pour produire de l’éthanol.

Nucléaire

C’est l’un des produits présentés comme « verts » car moins producteurs de CO2 et donc présenté comme permettant d’éviter le réchauffement climatique. Rappelons que les trust du nucléaire ont financé la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine pour trouver une industrie énergétique rentable pour remplacer l’essence en perte de stocks…

Est-il besoin de dire que cette présentation écolo du nucléaire par les trusts est une belle arnaque ?

Tchernobyl et Fukushima devraient suffire à répondre…

Produits bio

Oeufs, viandes, céréales, fruits. Les produits Bio sont partout ! En quelques années, ils ont envahi les étals des marchés et la grande distribution. Crise de la vache folle et autres dioxines ne sont certainement pas étrangères à ce succès rapide. Surfant sur la vague de la consommation citoyenne, les fabricants et distributeurs sont de plus en plus nombreux à habiller leurs produits de signes attestant de leur qualité écologique.

Les labels ne sont pas nécessairement une garantie comme on vient de le voir avec les label éco de l’Europe pour les lampes…

De même, les produits affichant "ne contient pas de" ne signifient pas toujours que l’élément de substitution choisi est moins nocif pour l’environnement. C’était le cas des lessiviers qui remplaçaient le phosphate par des substances chimiques parfois plus polluantes.

Les labels écologiques créés par les entreprises, qui ont connu une expansion très rapide dans les années 1990, ont ainsi fait l’objet d’une grande enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 1998. Le résultat : 60 % des logos écologiques figurant sur les produits non alimentaires contrôlés n’étaient pas réellement justifiés.

Le consommateur croit parfois que le label parle du produit mais ce n’est pas forcément le cas. Ce rond vert avec deux flèches qui s’entrecroisent signifie simplement que le producteur contribue financièrement à un dispositif aidant les communes à développer la collecte sélective des déchets.

Le chauffage bio

Qu’est-ce que le « chauffage bio » ? Sous ce terme plutôt vague, on comprend la notion de chauffage sans trop de problème, et on imagine que « bio » fait référence à « biologie » ou « biologique », c’est-à-dire quelque chose de sain et/ou non polluant, d’écologique, quoi, un peu comme l’agriculture du même nom (qui a parlé de « yaourts » ?). Si on voit assez bien ce que signifie les deux termes pris séparément, il est difficile d’imaginer exactement ce que signifie « chauffage bio ». Sûrement quelque chose en rapport avec les énergies naturelles, celles qu’on appelle renouvelables. Une chose est sûre, ces produits visent clairement une clientèle (d’origine) citadine, en mal de nature, et le plus souvent féminine. Petit tour d’horizon des produits auto-estampillés « chauffage bio ». Imaginez une fausse cheminée ou tout appareil générant une flamme à partir d’un combustible (alcool), remplacez l’alcool par du bio-éthanol (de l’alcool issu de cultures vivrières), et pan ! vous avez du chauffage bio. Oui, mais comme c’est bio, c’est un peu plus cher, c’est sûr : de 300 € pour un petit truc ridicule qui fait des flamèches à quelques milliers d’euros pour une cheminée plus sophistiquée à l’efficacité hypothétique. Vous pouvez aussi y ajouter des accessoires de bon goût (galets, fausses bûches…), histoire d’assumer complètement votre kitch attittude.

Le combustible utilisé est vendu plus de 2 € le litre : avec un PCI de l’ordre de 6 kWh/L, on a un coût moyen du kWh (hors rendement de combustion) de plus de 30 c€, c’est tout simplement la source d’énergie la plus chère pour le chauffage (environ 3 fois plus cher que du chauffage électrique ou du propane… Mais d’après ses vendeurs c’est aussi « l’un des combustibles les plus propres de la terre »… Non content d’être le système de chauffage le plus kitsch (point de vue personnel) et le plus cher de tous (comme on vient de le montrer), la combustion du bio-éthanol libère quasiment un litre d’eau pour 1 L d’éthanol consommé (sauf erreur de ma part - après équilibrage stœchiométrique de l’équation de combustion de l’éthanol C2H5-OH). Sans cheminée cette vapeur d’eau se retrouve dans la pièce, avec des problématiques similaires aux poêles à pétrole/kerdane (augmentation de l’hygrométrie intérieure => inconfort, impossibilité de chauffer au delà d’une certaine température, condensation, moissisure, risque de développement de problèmes respiratoires pour les enfants en bas âge, etc.). À titre de comparaison, un être humain rejette environ 1.25 L d’eau par jour (par respiration et transpiration). Brûler 2.5 litres d’éthanol introduit autant d’eau dans une pièce que 2 personnes pendant 24 heures. Si 2.5 L d’éthanol permettent de chauffer pendant 8 heures - comme on peut parfois le lire - alors on peut dire que la combustion de l’éthanol émet 6 fois plus de vapeur d’eau qu’un occupant. Ou que la combustion de l’éthanol produit autant de vapeur d’eau que 6 personnes.

L’éthanol peut provoquer ébriété (c’est de l’alcool !!), nausées, vomissements, comas éthyliques en cas d’inhalation, et il est dangereux pour les yeux. Par ailleurs il est assez facilement inflammable.

« La combustion de ce biocarburant ne dégage pas plus de CO2 que deux bougies et pas plus de vapeurs d’eau qu’un humidificateur : il n’y a donc aucun danger pour la santé et aucun impact sur la couche d’ozone ». Concernant les bougies, je ne peux pas confirmer ou infirmer, je manque d’informations en ce sens. J’imagine alors qu’il s’agit de grosses bougies. En réalité, tout dépend de ce que l’on compare : le CO2 émis dans la pièce, ou le bilan CO2 de la filière éthanol depuis la culture jusqu’à l’utilisation ? Pour ma part, vu la composition chimique de l’éthanol, j’en déduis que le CO2 émis dans la pièce est comparable à celui du gaz (tel que le propane, ce qui n’est pas négligeable…

Quant à mentionner la couche d’ozone, on ne voit pas vraiment ce que ça vient faire ici : soit l’entreprise entretien volontairement la confusion entre effet de serre et couche d’ozone, soit elle est tout simplement incompétente. Dans tous les cas elle est en tort. Alors évidemment, l’appareil ne produit pas de cendres, pas besoin de conduit de fumées, pas d’odeur (ce n’est pas le cas pour tout le monde, il semblerait), mais l’usage de l’éthanol est dangereux, coûteux et peu pratique (on ne peut pas éteindre l’appareil en cours d’utilisation car l’alcool peut entrer en ébullition et se diffuser dans le local, il faut attendre que l’appareil soit froid pour pouvoir le recharger, etc.).

Vous avez dit bio ? Je doute que le bio-éthanol soit issu de culture biologique… Il est issu de la biomasse, certes, mais ça ne suffit pas : les agrocarburants font l’objet de critiques (justifiées à mon sens) quant à leur bilan écologique. Le bio-éthanol est l’un des biocarburants concernés, et le bio-éthanol utilisé comme combustible dans les cheminées et poêles spécifiques est par conséquent lui aussi concerné (c’est le même produit !). Présenter le chauffage à l’éthanol comme une forme de chauffage écologique est une vilaine arnaque et car il n’est pas « bio », est coûteux, dangereux et peu pratique. Il ne peut, au mieux, que mériter l’attribut de chauffage d’agrément (mais pas de système de chauffage à part entière, ni de chauffage d’appoint, d’ailleurs). Selon moi c’est juste pour faire kitsch, ça coûte cher et c’est inutile. À éviter donc, au risque de passer pour un(e) imbécile…

À noter que la combustion de l’éthanol donne une flamme bleue, le combustible utilisé dans les appareils de chauffage est dénaturé, ce qui donne un flamme jaune. Les raisons sont de 2 ordres : esthétique (car une flamme jaune rappelle davantage le chauffage au bois), et « technique » dans le sens ou ce type de chauffage d’agrément doit diffuser sa chaleur par rayonnement (une flamme jaune rayonne bien, une flamme bleue rayonne très peu).

Les remplaçants de l’amiante

Comme on a fini par le savoir, l’amiante a provoqué la mort par cancers de nombre de personnes qui ne travaillaient absolument pas dans l’industrie de l’amiante même ne travaillaient pas du tout dans une quelconque production. Le rapport INSERM 2006 sur l’amiante a établi que : « Il n’y a pas de limite sous laquelle on peut considérer que l’amiante n’est pas cancérogène ». Il a fini par être interdit même s’il en existe toujours un peu partout… Depuis… 1996, l’importation et la mise sur le marché de produits contenant de l’amiante sont interdits avec des dérogations… jusqu’en 2001 !!!

Les remplaçants ne valent pas mieux mais ce n’est pas encore largement diffusé…

Ce sont des fibres de verre, des fibres céramiques,d es fibres de carbone, des fibres synthétiques et des fibres naturelles.

Il n’y a aucun produit remplaçant de l’amiante qui ne soit pas dangereux et ne provoque pas également des risques de cancer, mais, rassurez-vous, on se garde de le dire à ceux qui les utilisent…

La suite sur le « capitalisme vert »

On pourrait en rajouter des pages et des pages comme les tuyaux d’échappement écolo avec filtre à particules dont les particules sont ultra dangereuses si le filtre est cramé, etc, etc...

Le capitalisme vert n’existe pas et n’existera jamais. Le profit n’est pas écolo et il est prêt à massacrer la planète pour se maintenir...

13 Messages de forum

  • "E10", l’abréviation d’un nouveau carburant contenant 10 % d’éthanol issu de la betterave. Un carburant vert introduit depuis le début de l’année outre-Rhin à la place du classique "super 95" et qui a rencontré un vrai rejet de la part des automobilistes.

    En théorie, près de 90 % des autos allemandes acceptent pourtant ce carburant. Mais le défaut d’information a conduit les consommateurs à la défiance. Craignant pour leurs moteurs, ils n’ont guère été rassurés par les pompistes qui, par prudence ou ignorance, leur ont souvent conseillé de se replier sur le plus cher et plus polluant, mais aussi plus sûr, super 98. Du coup, le phénomène est vite devenu préoccupant pour l’industrie pétrolière. Selon BP Allemagne, la part de marché du E10 atteindrait avec peine la moitié de celle de feu le super 95. Du coup, alors que les stocks de carburant vert restaient pleins, ceux de super 98 se vidaient rapidement, menaçant de désorganiser l’ensemble de la distribution. Si bien que jeudi dernier, la Fédération des industries pétrolières, la MWV, a décidé de suspendre temporairement la production du nouveau carburant E10 afin de s’adapter à la réalité du marché.

    Cette révolte des consommateurs a rapidement occulté les autres grands sujets du moment dans les médias allemands. Le ministre de l’Économie, Rainer Brüderle a dû convoquer ce mardi un sommet de crise auquel ont participé pas moins de quatre ministres fédéraux. Il est vrai que chacun s’est renvoyé la balle des responsabilités. La MWV s’en est pris au diktat de l’État qui a contraint les groupes à passer au E10. Son président, Klaus Picard a ainsi déploré que "dans des conditions de marché normales, si nous n’avions pas une intervention massive de l’État, nous retirerions ce produit". En face, le ministre de l’Environnement Norbert Röttgen, très contesté, a renvoyé les pétroliers au manque d’information du consommateur. Il s’est aussi caché derrière les directives de Bruxelles, oubliant cependant que la législation européenne adoptée en 2007, notamment sous la pression allemande, ne dit rien du E10, mais demande seulement l’introduction de 10 % d’énergie renouvelable dans les transports en 2020.

    Répondre à ce message

  • Les carburants végétaux ne sont pas verts, ils seraient même plutôt rouges, de la couleur du sang. Ils vont accroître l’immense tragédie de la sous-nutrition, de la mort de faim, de la misère sociale, du déplacement des populations, de la déforestation, de l’érosion des sols, de la désertification, de la pénurie en eau, etc.

    Les grands groupes pétroliers qui se sont alliés aux grands groupes de l’agro-alimentaire et aux grand groupes de l’agro-chimie et aux grands groupes semenciers pour lancer cette farce grotesque tentent de tranquilliser le citoyen en prétendant que les carburants végétaux ne représentent aucune "concurrence pour les filières alimentaires".

    Dans la série "tchou-tchou" soporifique, l’Aficar (Agence française d’informations et de communication agricole et rurale) a lancé en février 2007 le "Train de la terre" avec l’incontournable wagon sur les carburants verts. L’Aficar doit "promouvoir une image positive, dynamique et innovante de l’agriculture" selon le ministre Bussereau et elle doit rassurer les citoyens sur la qualité des produits agricoles. Ce qui n’est pas une tâche aisée, surtout lorsque le dit citoyen découvre l’ouvrage passionnant de Nicolino et de Veillerette : "Pesticides : révélations sur un scandale français".

    Quels seront les courageux journalistes qui vont se lancer dans la rédaction d’un ouvrage "Carburants végétaux : révélations sur un scandale mondial" ?

    Répondre à ce message

  • Qui est-ce qui sait que ces lampes ne sont pas récupérées dans des poubelles spéciales pour ne pas nuire à la planète mais pour récupérer les terres rares contenues ?

    Qui est-ce qui sait que ces poubelles peuvent contenir des ampoules fracturées et nuire en polluant au gaz mercure ?

    Répondre à ce message

  • « En cas de bris, les occupants du logement sont invités à ventiler longuement la pièce et à la quitter », poursuit la CSC. En outre, « les débris doivent être ramassés soigneusement, à l’aide de gants et de papier absorbant, et placés dans des sacs en plastique en évitant que les débris ne les percent ». Enfin, l’utilisation de l’aspirateur est à proscrire. En effet, « il contribue à mettre en suspension dans l’air des particules de mercure », que les occupants risquent ensuite d’inhaler.

    Répondre à ce message

  • « On croyait bien faire en achetant (cher) des ampoules à économies d’énergie. Erreur !
    Ces mini-usines d’éclairage contiennent du mercure et émettent de puissants champs électromagnétiques.
    Elles coûtent 4 fois plus cher que les ampoules classiques, mais on nous dit partout qu’il ne faut plus acheter que des ampoules basses consommation parce qu’elles protègent la planète et durent plus longtemps.
    Estampillées "Ecolo" un peu vite, ces ampoules sont pourtant de véritables bombes à retardement car elles contiennent une quantité non négligeable de mercure à l’état gazeux et parce qu’elles émettent des champs magnétiques et des radio fréquences.

    Répondre à ce message

  • je suis bien d’accord sur la dangerosité des lampes basse consommation. Mais comment va-t-on s’éclairer lorsque toutes les lampes à incandescence auront disparu ?

    Par ailleurs je confirme que les LED sont nocives our la rétine, et pas seulement celle des jeunes enfants. Signalons aussi que les téléviseurs LED devant lesquels nombre de spectateurs sont scotchés plusieurs heures par jour provoquent aussi des dégâts sur la rétine.

    Répondre à ce message

    • Tout d’abord, il est tout à fait possible de développer la campagne contre les lampes basse consommation. Celle-ci peut se développer oralement comme par internet et obliger les gouvernements à changer leur fusil d ’épaule. Il y a en fait mille problèmes et l’essentiel est que les gens ne soient pas au courant. Sinon, on trouvera au début encore les anciennes lampes et, si les gens n’achètent que celles-ci, ce sera réglé...

      Mille problèmes ? par exemple, la récupération.

      La plupart des magasins n’ont aucune récupération particulière.

      Ceux qui en ont ignorent le problème du mercure et laissent des bacs de récupération avec des lampes cassées à proximité des caisses. Les caissières absorbent tous les jours du mercure....

      Répondre à ce message

  • Bonjour

    Une journée internationale d’action contre les gaz et huiles de schiste, contre le fracking, est en cours de préparation pour le 22 septembre, à l’invitation des organisations et collectifs mobilisés des Etats-Unis (appel ici).
    En France, deux rassemblements sont en préparation : l’un dans la région d’Alès. L’autre à Paris, sans doute devant le ministère de l’environnement.
    L’appel ci-dessous vise à convier toutes celles et ceux qui le souhaitent à participer à une réunion de préparation.
    N’hésitez pas à faire circuler auprès des collectifs et réseaux militants qui pourraient être intéressés.

    Amicalement
    Maxime

    Répondre à ce message

  • Les lampes basses consommation ne signalent au public leur mercure que par le signe Hg, n’indiquent pas que l’on ne doit pas rester près d’une lampe de chevet basse consommation de moins de trente centimètres, que l’on ne doit pas aspirer des débris de lampe qui seraient cassés ni rester à respirer dans le coin, etc, etc...

    Répondre à ce message

  • Qui fait les reglements europeens ? A qui profite ce genre de situation ?

    Pour clarification sur l’ecolabel :

    http://www.ecolabels.fr/fr/l-eco-la...

    La liste des titulaires de ce logo est disponible :

    http://www.ecolabels.fr/fr/recherch...

    Il existe des fabriquants qui font des bons produits, en respectant normes, directives, et reglements diverses obligatoires. Quelle est leur responsabilite ? doivent-ils arreter leur usines a 2000 personnes ? si ca arrive en France, c’est un scandale national...

    Le plus gros probleme pour ces LFC, c’est le recyclage, ou plutot son absence, du a une non-information des consommateurs.
    Ou sont les campagnes de publicite ? ou sont les affiches ? ou sont les formations ?...

    Il en va de la responsabilite de nos politiques de gerer ce genre de probleme, car ils sont ceux par qui les textes sont votes, malheureusement, trop de gros industriels sont derrieres...

    La LED va suivre la meme voie que la CFL : enorme succes, puis declin si aucune campagne d’information n’est bien menee. Hors, il faut proposer des solutions a l’augmentation de la consommation des menages. Meme si l’eclairage n’est pas la plus grosse partie, a chaque industrie d’apporter sa pierre a l’edifice...

    Répondre à ce message

  • Cigéo : nom de code de la "poubelle nucléaire" française ; et "si j’osais" j’enfouierai ceux qui nous font croire que le nucléaire civile est sous contrôle !

    La commune de Bure, dans la Meuse, doit accueillir d’ici 2025 le plus grand centre de stockage de déchets radioactifs en France. Une piscine géante enfouie à 500 mètres sous terre qui fait hurler les écologistes. (pas ceux du gouvernement qui essayent d’avaler des boas)

    La Commission nationale du débat public (CNDP) a donné mercredi 6 février le coup d’envoi du débat sur le futur site de stockage de déchets nucléaires Cigéo, situé entre la Meuse et la Haute-Marne. Pour l’occasion, la ministre de l’Ecologie Delphine Batho s’est rendue lundi à Bure, pour visiter le laboratoire souterrain qui expérimente depuis huit ans les dispositifs de stockage à 500 mètres de profondeur (les cobayes de Bure auront une médaille). Le point sur ce projet très polémique.
    Où sont entreposés aujourd’hui les déchets nucléaires ?
    Les déchets nucléaires ne sont pas stockés au même endroit en fonction de leur nocivité et de leur durée de vie. L’industrie nucléaire, qui doit isoler les déchets le temps que leur radioactivité diminue, peut soit les stocker en surface, soit les recycler (dans quoi ?), soit les vitrifier, soit les enfouir profondément. La première solution concerne la plus grande partie des déchets, dont la demi-durée de vie est inférieure à 30 ans, et qui peuvent donc être stockés à la surface de la terre.

    Durée de radioactivité des déchets nucléaires : entre 5 ans et 5 milliard d’années....pour l’uranium 238.

    En France, il existe deux principaux centres de stockage de surface, qui prennent en charge près de 90% des déchets produits en Hexagone. Il s’agit du centre de l’Aube (déchets de faible et moyenne activité à vie courte), le plus grand au monde ( des records comme ça,il y en 1 bp en métropole) avec une capacité de stockage d’un million de mètres-cubes, et de celui de Morvilliers (déchets de très faible activité).

    Les déchets les plus nocifs ou à longue durée de vie - l’uranium 238 par exemple présente une radioactivité de quelques milliards d’années- sont le plus souvent entreposés, compactés ou vitrifiés dans des usines, à la Hague par exemple, en attendant la mise en oeuvre du projet Cigéo...

    En 2030, la taille de la "poubelle nucléaire" française atteindra 2,7 millions de mètres cubes, soit l’équivalent de 27000 appartements F2 de 40m² ! de quoi loger la ville de Nanterre sous terre.
    Qu’est-ce que le projet Cigéo ?
    Ce n’est qu’en 2006 que le législateur français a fait le choix d’enfouir sous terre une partie des déchets nucléaires pour les stocker le temps que leur radioactivité décroisse (car avant c’était jeté en pleine mer, stocké en Russie en plein air etc..). La loi du 28 juin 2006 a confié à l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) l’étude de la mise en oeuvre industrielle d’un stockage réversible en couche géologique. C’est le projet Cigéo, conçu pour traiter les déchets les plus nocifs. A savoir les déchets hautement actifs à vie longue (HA VL) et les déchets de moyenne activité à vie longue (MA VL), qui représentent 3% du volume des déchets français, mais concentrent 99% de leur radioactivité.

    Si le projet voit le jour - il doit être soumis au Parlement en 2015 pour une mise en oeuvre en 2025 -, les déchets seront stockés dans des installations souterraines ultra-bétonnées (Voilà le genre de mot fait pour rassurer comme à fukushima avant le 11 mars 2011), d’une superficie totale de 15 km2, situées à environ 500 mètres de profondeur. Ici bas, la roche argileuse imperméable a été choisie pour ses propriétés de confinement sur de très longues périodes (longues....en dizaine d’années ?).

    Le premier coup de pioche ne sera pas donné avant 2019, mais un laboratoire grandeur nature - récréant les conditions de la cuve- a été crée il y a huit ans pour éprouver l’étanchéité de l’argile dans le temps. A terme, la cuve en acier et béton renfermant les déchets risque en effet d’être altérée par l’eau et l’oxygène. Seul l’argile fera alors rempart avec les nappes phréatiques.
    Pourquoi ce projet fait polémique ?
    La question de l’enfouissement des déchets radioactifs est très sensible en raison des risques environnementaux qu’elle soulève. Régulièrement, les écologistes affirment, études à l’appui, que le chantier Cigéo est extrêmement dangereux. Outre les diverses pollutions qui l’accompagneront - transports des déchets, structures d’entreposages etc- certains experts estiment que la sûreté ne peut-être totalement garantie sur ce site. Dans des travaux récents, largement repris par EELV, l’ingénieur indépendant Bertrand Thuillier a listé une série de risques liés au projet Cigéo : rejets de gaz et de contaminants radioactifs, risques d’explosion et d’incendie, voire même un risque de réactions en chaîne nucléaire... (Rien de grave ?, bande d’assassins, surtout quand on sait la quantité qui y sera entreposée !!!)

    Par ailleurs, les écologistes jugent que les garde-fous apportés par le législateur sont insuffisants. Dans sa version actuelle, la loi sur l’enfouissement des déchets met en place le principe d’une réversibilité pendant 100 ans de l’installation, c’est-à-dire que pendant toute cette période, il devra être possible de récupérer les déchets enfouis en cas de risque majeur. Il s’agit de laisser aux générations futures le choix de modifier ou d’orienter le processus de stockage. Mais pour les écologistes, une telle réversibilité est loin d’être garantie.

    La question du coût risque elle aussi d’émerger dans le débat. Initialement, Cigéo avait été chiffré à 15 milliards d’euros, financés par une taxe sur les installations nucléaires acquittée par EDF, Areva et le CEA. Mais ce chiffre, qui date de 2005, pourrait être revu à la hausse. Il y a un an, la Cour des comptes avait plutôt évoqué une fourchette pouvant aller jusqu’à 35 milliards d’euros.(fourchette en diamant quand même) De quoi là encore donner du grain à moudre aux détracteurs du tout nucléaire.

    C’est à toutes ces questions (comme c’est poliment dit) que le gouvernement Ayrault s’est promis de répondre en lançant un grand débat sur le projet. Qu’il ne compte toutefois pas remettre en cause...Dans une interview au Républicain Lorrain, Delphine Batho affirme en effet que le stockage à Bure est la solution "la plus sûre"...

    Cette ministre porte décidemment bien son nom : le problème c’est la taille du bateau et là c’est énorme !
    Article paru dans l’Expansion-dubois

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0