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Le capitalisme peut-il s'effondrer de lui-même définitivement ? - Matière et Révolution
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Le capitalisme peut-il s’effondrer de lui-même définitivement ?

vendredi 27 avril 2012, par Robert Paris

Karl Marx avait dit : " Le capitalisme ne sera jamais aussi vulnérable que quand il atteindra son apogée."

Léon Trotsky écrit dans "Le marxisme et notre époque" :

« La théorie de la catastrophe

L’esprit et le cœur des intellectuels de la classe moyenne et des bureaucrates syndicaux furent presque complètement hypnotisés par les réalisations du capitalisme entre l’époque de la mort de Marx et l’explosion de la guerre mondiale. L’idée d’un progrès graduel continu semblait établie pour toujours, cependant que l’idée de révolution était considérée comme un pur vestige de la barbarie. Aux pronostics de Marx, on opposait les pronostics contraires d’une distribution mieux équilibrée du revenu national, de l’atténuation des contradictions de classes et d’une réforme graduelle de la société capitaliste. Jean Jaurès, le plus doué des sociaux-démocrates de l’époque classique, espérait remplir graduellement la démocratie politique d’un contenu social. C’est en cela que consiste l’essence du réformisme. Tels étaient les pronostics opposés à ceux de Marx. Qu’en reste-t-il ?

La vie du capitalisme de monopole de notre époque n’est qu’une succession de crises. Chaque crise est une catastrophe. La nécessité d’échapper à ces catastrophes partielles au moyen de barrières doua­nières, de l’inflation, de l’accroissement des dépenses gouvernementales et des dettes, etc..., prépare le terrain pour de nouvelles crises, plus pro­fondes et plus étendues. La lutte pour les marchés, pour les matières premières, pour les colonies, rend les catastrophes militaires inévitables. Celles-ci préparent inéluctablement des catastrophes révolutionnaires. Vraiment, il n’est pas facile d’admettre avec Sombart que le capitalisme devient, avec le temps, de plus en plus « calme, posé, raisonnable » ! Il serait plus juste de dire qu’il est en train de perdre ses derniers vestiges de raison. En tout cas, il n’y a pas de doute que la "théorie de l’effon­drement" a triomphé de la théorie du développement pacifique. »

Le capitalisme peut-il s’effondrer de lui-même définitivement ?

Comment l’économie capitaliste fonctionne-t-elle ? Le premier ministre Cameron, lui-même, reconnaissait : « Beaucoup de gens s’interrogent sur la façon de s’en sortir mais aussi sur la manière dont toute l’économie fonctionne. » Et effectivement, du fait de la crise, beaucoup ont compris qu’ils ignoraient complètement le mode de fonctionnement du système qui domine leurs vies. Pourquoi tout pourrait-il s’effondrer alors que la technologie progresse, que la consommation progresse, que la demande solvable progresse et comment des sociétés très riches peuvent être valorisées de manière nulle par les marchés du jour au lendemain ? Le capitalisme peut-il mourir de lui-même ? La crise économique : quelle caractère inévitable ? Pourquoi il n’y a aucune raison de croire en le redémarrage du capitalisme ?

Même les organisations d’extrême gauche, qui sont par nature opposées au système capitaliste, sont gênées souvent d’imaginer que le capitalisme puisse, par lui-même, être arrivé à ses propres limites et s’effondrer sans révolution. C’est une mauvaise manière de poser le problème. Les révolutions viendront, avec les guerres et les fascismes, comme conséquences de l’effondrement. Bien sûr, la chute du pouvoir des classes dirigeantes ne peut qu’être le produit de la révolution, mais le fait que les classes dirigeantes aient atteint leurs limites ne l’est pas.

Quelles raisons aurions-nous de penser que le capitalisme peut retrouver sa dynamique de développement des investissements productifs et commerciaux ?

Aucun ! Dès qu’il trouve quelques fonds, c’est pour les jeter le plus vite possible dans les jeux financiers. Tous les derniers progrès consistent dans le développement informatique et technique des rapidités d’action des logiciels de fonctionnement des flux financiers pour jouer sur les trous et y gagner le plus d’argent possible. En face, la construction de valeur-travail ne suit pas…

Cette évolution nécrophile du capitalisme ne peut être entravée par les mesures étatiques qui se contentent de donner toutes les richesses fictives (purement monétaires) qu’elles possèdent ainsi que les services publics. Mais même ces derniers ne sont rien face à la rapacité du molosse. Au point que l’on a comparé cette situation au monstre auquel il fallait sans cesse fournir de la chair fraiche…

Les militants comme les travailleurs nous demandent souvent : sur quoi vous fondez-vous pour penser que le capitalisme ne se relèvera pas, il s’est bien relevé de multiples crises. Que signifie que le capitalisme serait mort ?

Répondons effectivement à ces questions.

La première des choses à demander à tous ceux qui discutent de la crise actuelle est : quelle est la nature de cette crise ? Même si des tonnes de textes ont été produits depuis 2008, très peu de textes font autre chose que décrire les formes de la crise et pas le fond. Par exemple pour 2008, ils ne parlent que de subprimes ce qui sous-entend que si on ne les avait pas créés il n’y aurait pas eu de crise. Ensuite, ils parlent surtout de la dette des Etats comme si c’était un facteur indépendant, comme si les Etats auraient pu faire autre chose que s’endetter mortellement. Ils parlent en fait de techniques qui ont permis de retarder la crise et les accusent ainsi d’être des causes de la crise… Selon nous, sans les subprimes et les « titres pourris », sans la titrisation de toutes les dettes, la crise aurait eu lieu bien avant. Le capitalisme n’avait que ce type de moyens de la retarder. De même qu’accuser les marchés financiers et les banquiers, c’est omettre que le capitalisme à ce stade ne peut nullement se passer de mettre dans les mécanismes financiers, en dehors du circuit de production et de commercialisation, l’essentiel de ses capitaux.

Pourquoi penser que ce n’est pas une crise classique de surproduction ou de sous-consommation ?

Parce que le problème n’est pas que le marché des biens se restreigne, mais que le marché des capitaux le fasse, c’est-à-dire qu’il y a une baisse ou une stagnation des produits estimés comme suffisamment rentables et qui, pour l’essentiel, ne sont pas des investissements productifs.

Du coup, la maladie que connaît actuellement le système n’est justement pas une maladie, une dérive ni un défaut soignable mais une limite. Le capitalisme a si bien réussi qu’il ne peut plus croître et doit nécessairement s’effondrer car ce système est incapable de stagner. C’est son succès qui amène le capitalisme à sa fin.

Moraliser, réguler, protéger par des barrières nationales, réformer le capitalisme, protéger soi-disant les travailleurs tout en conservant le système, tout cela n’est que tromperies, impasses sanglantes proposés aux peuples. Toutes les politiques d’autodéfense de chaque catégorie socio-professionnelle, des emplois de chaque industrie, de chaque région, de chaque pays, etc, sont des arnaques qui vont nécessairement fonctionner dans un premier temps, donnant des résultats politiques et sociaux catastrophiques, contribuant à rendre la vie dans la société bourgeoise plus insupportable chaque jour, sans pour autant que se profile une autre perspective, contribuant à affoler les peuples. La société va de toutes manières vers son effondrement violent. L’alternative est lutte des classes ou lute des races, guerre sociale ou guerre inter-impérialiste, révolution ou contre-révolution, socialisme ou fascisme. Cela change complètement la politique des révolutionnaires et ils sont loin souvent d’en avoir pris conscience...

La crise ? Mais quelle crise ? Qu’est-ce qui est en crise ?

De 2007 à 2012, le capitalisme est resté sur sa fin...

Quelles perspectives pour l’économie capitaliste ?

On va sauver le système ?

Le capitalisme joue-t-il à se faire peur ou est-il à bout de souffle - Les contradictions insolubles du capitalisme

Pourquoi l’économie capitaliste ne repart pas ?

Le capitalisme est-il mort ou vivant ? Une question en débat

Pourquoi parler de crise du capitalisme est insuffisant et peut être trompeur pour caractériser la situation actuelle ?

Le point de vue de Wallerstein

Débat sur la signification de la situation actuelle du système capitaliste : crise ou mort du système ?

Q- Le temps qui s’est écoulé depuis la crise de 2008 n’est-il pas la preuve qu’on n’a pas mis le mot FIN au système d’exploitation qui domine le monde un peu prématurément ?

R- Bien sûr, tout le monde constate que l’injection massive de fonds par les banques centrales du monde entier a d’abord enrayé la chute brutale des bourses, des banques, des assurances et de tous les établissements financiers qui menaçait d’entraîner à brève échéance une rupture complète de l’économie mondiale. mais, depuis 2008, on constate également que rien n’est réglé, que le système est seulement en perfusion permanente.... Les investissements privés réels ont disparu. plus que jamais, il ne reste que la spéculation et celle-ci se fait surtout sur des valeurs nocives, misant sur la chute de telle ou telle économie, sur les dettes de tel ou tel pays....

Q- Sur quelle analyse économique peut-on s’appuyer pour affirmer que le fonctionnement capitaliste n’est pas malade mais mort ?

R- Eh bien, c’est assez simple et ne nécessite pas de grands graphiques ni des fonctions compliquées. "Normalement", le capitalisme est fondé sur l’investissement privé des quantités de fois supérieur à l’investissement public. Il en reste plus que ce dernier qui investit à perte dans l’immobilier, dans la bourse, dans les banques... Normalement, les banques centrales prêtent à intérêt. Là, elles prêtent aux banques et aux institutions financières... sans intérêt. Normalement, les banques prêtent aux investissements des particuliers. plus maintenant... Normalement, les Etats s’endettent mais pas pour des dizaines de générations à venir et là c’est le cas.Le système fait semblant de fonctionner grâce à ces injections sans limite d’argent bidon émis par les banques centrales. cela ne peut pas durer bien longtemps et ils le savent...

Q- L’affirmation selon laquelle le capitalisme est mort n’est-elle pas un acte de foi ? N’est-ce pas la manière d’avoir pris "positivement" la crise de 2008.

R- Pour parler de mort, il faut savoir de quoi on parle. Nous ne sommes pas dans un monde virtuel et nous savons bien que la classe capitaliste est toujours au pouvoir dans le monde. ce n’est donc pas de cela qu’il s’agit. D’autre part, nous n’avons pas dit que le capitalisme est train de mourir, qu’il est dans une phase mortifère, mais qu’il est mort, ce qui est très différent. Ce n’est pas un pronostic mais un constat : le fonctionnement capitaliste ne correspond plus aux critères de ce système fondé sur les investissements ou désinvestissements du capital privé...

Q- Quels critères sont-ils à prendre en considération pour apprécier l’état du fonctionnement ?

R- On pouvait lire en mai 2009 : de Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama AM

"La chute historique de l’investissement privé de près de 50% en rythme annualisé (RA) a fait plonger le PIB de 6,3% en T1 2009 : les dépenses d’investissement des entreprises y ont contribué à hauteur de 5 points et celles des ménages à hauteur de 1,3 point.

La pénurie de cash provenant d’une contraction du PIB nominal de 4,5%, d’un niveau de dette sans précédent, d’un crédit très cher et peu accessible pousse les entreprises à couper leurs dépenses de capacité (-70% en rythme annualisé) et leurs effectifs, de 600 000 en avril. L’envolée du chômage à 8,9% en avril et à 11% d’ici fin 2009 entretient la spirale baissière immobilière et rend précaire la stabilisation de la consommation des ménages qui semble se dessiner à la lumière des futures réductions d’impôts. D’ailleurs, la hausse de la consommation des ménages de 2% (RA) en T1 2009 fait illusion : le très bon mois de janvier soutenu par les aides sociales a été suivi par 3 baisses mensuelles consécutives.

La crise bilancielle durable de tous les agents privés provoquera de nouvelles vagues de provisions du système bancaire évaluées entre 500 et 600 Md$ par le FMI, comme par l’administration Obama, qui en revanche, limite le besoin de recapitalisation des banques à 75 Md$ contre 300 Md$, selon les estimations du FMI et les nôtres.

Le PIB s’est effondré de 2,5% soit 10% en rythme annualisé en T1 2009 avant de réduire son rythme de contraction de moitié en T2 2009. La cause : une situation financière catastrophique force les entreprises à couper leurs dépenses. La dette représente près de 120% de leur valeur ajoutée, contre 90% en 2000, alors que le coût de financement est très élevé et que les conditions d’emprunt sont excessivement difficiles.

Avec un taux d’utilisation des capacités de production tombé à un plus bas historique depuis la fin de la seconde guerre mondiale à près de 70%, contre un précédent plus bas à 74% en 1974, les surcapacités considérables ôtent tout pouvoir de marché aux entreprises qui accentuent leurs suppressions d’emplois. Le taux de chômage remonte à 8,9% en mars, soit près de 14,5 millions de demandeurs d’emplois et 1,2 million de demandeurs d’emplois supplémentaire sur les 3 premiers mois de 2009. Alors que les conditions de crédit aux ménages restent très difficiles avec une dette représentant près de 85% de leur revenu disponible contre 65% en 2004, les ventes au détail accentuent leur repli (-0,6% en mars, après -0,3% le mois précédent) ; le marché automobile s’est stabilisé en mars grâce à la prime à la casse en Allemagne, tous les autres marchés continuant de plonger. Dans ce contexte, la déflation semble poindre : l’inflation sous-jacente est maintenant en-dessous de 1,5% pour tous les pays excepté la Belgique et chute dans les pays à culture inflationniste."

Le point faible de l’activité a été une nouvelle fois l’investissement privé, en baisse de 20,4% en rythme annuel (après une chute de 50,5% déjà au premier trimestre). Cette composante du PIB a contribué négativement à la croissance à hauteur de 2,64 points. L’investissement le plus touché est l’immobilier résidentiel (-29,3%, après -38,2% au premier trimestre), qui a retiré 0,88 point de croissance. L’évolution des stocks a aussi pesé, retirant 0,83 point de croissance.

Q- Pourtant, on est toujours sous le capitalisme ! Alors, qu’entend-tu par mort du système ?

R- Tu as raison. Si tu traites le capitalisme comme un objet, il semble toujours là. J’avais fait remarquer qu’un arbre au bord d’une route semble vivant mais sans l’étudier de près, il est difficile de dire si c’est vrai ou illusoire. Le soleil semble toujours bien dynamique mais ce n’est pas le rayonnement extérieur qui va nous dire s’il fonctionne ou est arrêté mais lesémissions de neutrinos du noyau... C’est une question philosophique...

Q- je ne vois pas ce que la philosophie vient faire dans cette question purement économique et objective...

R- Eh bien , la philosophie est celle qui est nécessaire pour étudier un système dynamique fondé sur le désordre et faisant apparaitre des structures par émergence et fondé aussi sur des contradictions dynamiques, c’est-à-dire dialectiques, enfin fondé sur des discontinuités et des sauts. Cette philosophie n’est pas celle qui sert à étudier des objets fixes....

Q- L’économie n’est pourtant pas de la physique ni de la philo...

R- peut-être que si justement ... Il est peut-être nécessaire de philosopher de manière scientifique tout autant sur l’état du monde que sur la matière et cela semble manquer tout autant...

Dans la philosophie courante, on croit savoir distinguer simplement ce qui est vivant de ce qui est mort. Et pourtant le simple exemple des prions nous indique que la distinction n’a rien de simple. Ou encore l’exemple des virus... On croit savoir établir des frontières étanches entre concepts comme vivant et mort, comme entre une espèce et une autre ou comme matière et lumière, matière et vide mais la physique s’ingénie à franchir ces barrières...

Dans le domaine des sociétés humaines, les barrières sont du même type. Il est difficile de dire quand une société a chuté. Qui pourrait nous dire quand le tribalisme est mort, quand le féodalisme est décédé, quand le patriarcat a disparu, quand la supériorité chinoise sur le monde s’est éteinte, quand la politique des blocs a achevé sa vie. dire cela n’est pas simplement constater que ce sont des processus complexes. ce n’est certainement pas dire que c’était des processus continus. Au contraire, ce sont des grands chocs et des changements radicaux. Et leur étude est un domaine des sciences : celui des changements brutaux de structure appelé "transition de phase".

On appelle également le domaine scientifique et philosophique en même temps, celui des "systèmes auto-organisés". Cela s’oppose à la notion d’ordre préexistant. Dans de tels systèmes, c’est le désordre qui produit l’ordre. Les systèmes auto-organisés peuvent brutalement sauter d’un état à un autre et l’ordre qui apparaît est émergent.

Or, on ne raisonne pas sur des systèmes auto-organisés comme sur des structures fixes....

Le capitalisme est effectivement un ordre fondé sur le désordre. C’est la multiplicité des interactions sur les marchés qui produit l’ordre économique et social.

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23 Messages de forum

  • 1- Parler de crise n’est pas une avancée de la compréhension de la situation du monde ni de ses perspectives. En effet, ce que fait le système mondial depuis nombre d’années, c’est au contraire d’empêcher la crise cyclique par des interventions financières, politiques et militaires, des USA et des autres Etats impérialistes. La crise aurait dû éclater à l’échelle mondiale au moins depuis 2000. La guerre qui a suivi le 11 septembre a permis d’y pallier.

    2- Pour éviter les crises cycliques, le système a pourvu le grand capital de revenus de plus en plus fictifs. C’est la source de la situation dans laquelle s’est enferré le système en titrisant des dettes. Le capital ne peut pas supporter de ne plus avoir des revenus de son capital. Cette méthode lui en a donné malgré le recul économique créant une reprise artificielle, dont la seule reprise réelle était celle de la course aux armements.

    3- En intervenant massivement face à la crise de 2007-2009, avec des injections invraisemblables de fonds publics, les Etats, à commencer par les USA, continuent cette politique consistant à fournir des profits au capital, même si ces profits n’ont plsu rien de commun avec des réalités économiques : échanges, crédit, investissements, ventes et production. Alors que la production et les investissements s’effondrent produisant un chômage massif, les Etats, à coups de dons massifs, provoquent de nouveaux profits fictifs qui redressent momentanément les bourses. Mais le caractère fictif de ces profits n’en est qu’accru. Il est évident que les lendemains seront des effondrements des monnaies à commencer par le dollar. Et encore cela n’aura éviter durablement ni l’effondrement des banques ni celui des bourses. L’effondrement de la confiance n’en aura été que retardé.

    4- Les années de profits en grande partie artificiels de la période de la mondialisation et de la financiarisation n’ont fait que faire croitre la masse des capitaux privés dans des proportions inconnues jusque là. Mais la contrepartie de ce succès des années 2000, c’est justement cette masse de capitaux qui ne correspondent pas à des investissements productifs possibles. Au point que l’on a atteint en 2007 un niveau de capitalisation tel qu’il n’est plus possible de faire marche arrière. Ce n’est pas une crise de surproduction de marchandises (ou de sous consommation) mais une crise de surproduction ... de capital ! La suraccumulation du capital a pris des proportions telles que le seul moyen trouvé par les Etats pour éviter une ffondrement total et immédiat du capitalisme en 2008 a été de continuer à faire croitre les capitaux privés en injectant des centaines de milliards des banques centrales et institutions financière sinternationales... Ce qui est reculer pour mieux sauter ! Ils ont ainsi accru la taille du problème tout en étendant aux etats l’endettement... Il n’y a pas de possibilité pour le capitalisme de s’en sortir par des moyens classiques, par des politiques économiques. l’effondrement du système a été retardé mais ce n’est que partie remise.

    5- La crise n’est donc même pas une reproduction de la crise de 1929. le capitalisme a atteint un niveau beaucoup plus élevé, de moyens, de richesses, de mondialisation et, en même temps, l’impasse où parvient le système est bien plus bloquée qu’en 1929.

    6- Toutes les propositions de changement radical du fonctionnement du système ne sont que poudre aux yeux. le seul changement que le système va produire n’est ni sa moralisation, ni la fin de la financiarisation mais l’attaque massive, sociale et politique contre la classe ouvrière et contre les peuples. La bourgeoisie mondiale va se servir du répit que lui donnent les interventions financières des Etats pour s’y préparer.

    7- L’économie n’est pas et n’a jamais été seulement de l’économie. Elle est une politique de classes dirigeantes contre la classe exploitée. Et aujourd’hui cette politique signifie inévitablement un recul sans précédent, social, économique et politique. Il n’y a pas de "solution économique". Il n’y a pas de solution en dehors de la révolution prolétarienne !

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  • L’économie espagnole, grand malade de l’Europe, est confrontée à une "crise de proportions immenses", a estimé vendredi un ministre, alors que le taux de chômage a atteint son plus haut niveau en vingt ans et que l’agence Standard & Poor’s a abaissé de deux crans la note de la dette souveraine du pays.

    Le taux de chômage espagnol, l’un des plus élevés du monde, a bondi à 24% au premier trimestre, son plus haut niveau depuis le début des années 1990. Les ventes au détail ont quant à elles reculé pour le 21e mois d’affilée, à mesure que le pays traverse sa deuxième récession en trois ans.

    "Les chiffres sont terribles pour tout le monde et terribles pour le gouvernement (...) L’Espagne est dans une crise de proportions immenses", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo, lors d’une interview radiophonique.

    Le taux de chômage en Espagne s’élevait à 22,9% au dernier trimestre 2011. La moitié des jeunes sont sans emploi et les chiffres ne risquent pas de s’améliorer de sitôt, alors que des mesures d’économies budgétaires de quelque 42 milliards d’euros cette année sapent tout espoir de croissance pour le pays.

    Standard & Poor’s a abaissé jeudi la note de la dette souveraine espagnole de "A" à "BBB+" avec perspective négative, évoquant des risques de dérapages budgétaires susceptibles d’être plus importants que prévu.

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  • Le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy vient de lancer un plan de rigueur sans précédent. Madrid veut en effet réduire son déficit de 8,51% du PIB en 2011 à 5,3% en 2012 puis 3% en 2013. Mais jeudi, l’abaissement la note de l’Espagne montre que S&P n’y croit pas. L’agence prévoit 6,2% en 2012, puis 4,8% en 2013.

    Au plan des économies, il faudrait ajouter "[d’]autres mesures qui, d’une certaine manière, accompagnent la croissance économique ou, du moins, adoucissent la récession", plaide Juan José Toribio. Cependant, celles-ci "doivent être prises hors d’Espagne, par la BCE elle-même, avec une politique monétaire expansive", par exemple via un nouveau prêt avantageux aux banques ou en baissant son taux directeur.

    "On a atteint les limites des politiques d’austérité menées à travers l’Europe : l’austérité à tout-va, comme on est en train de l’imposer en Espagne, en Italie, en Grèce, au Portugal, se traduit au final par moins de consommation, donc moins de TVA, plus de chômage, donc moins d’impôt sur le revenu", estime quant à lui Jesus Castillo, spécialiste de l’Europe du Sud chez Natixis.

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  • Si le capitalisme se heurte maintenant à un immense mur de dettes, celles-ci étant d’autant plus insolvables qu’il ne peut combattre qu’en augmentant ses dettes pour la suite, il s’est heurté bien avant à un autre mur encore plus infranchissable qui est celui qui limite les capacités d’accumulation du capital, ces derniers ayant atteint un trop haut niveau pour que ces capitaux puissent se fructifier « naturellement » sans l’aides des Etats. Or ces dernières ont atteint elles aussi leurs limites. Comme le dit gentiment Cameron « Beaucoup de gens s’interrogent sur la manière de s’en sortir. » Mais il faudrait qu’il y en ait plus qui s’interrogent sur la nécessité d’en sortir…. du système !!!

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    • Du coup, la maladie que connaît actuellement le système n’est justement pas une maladie, une dérive ni un défaut soignable mais une limite. Le capitalisme a si bien réussi qu’il ne peut plus croître et doit nécessairement s’effondrer car ce système est incapable de stagner. C’est son succès qui amène le capitalisme à sa fin.

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  • « Nous assistons à l’effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour après jour. Ce qui est le plus surprenant, c’est que la plupart des gens ne s’en aperçoivent pas et croient marcher encore sur un sol ferme. » (Rosa Luxemburg – Lettres de prison, 1916-1918)

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  • De nos jours, la succession des crises économiques, industrielles, financières, boursières et monétaires n’est que le symptôme de l’incapacité du système d’économie politique d’assurer sa reproduction étendue, conséquence de ses contradictions internes qui l’entrainent a contrario de sa finalité ultime et entravent le mouvement de son développement croissant.

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  • Pierre Yves Cossé, ancien commissaire au Plan écrit dans le journal patronal « La Tribune » :

    Les réformistes, dont je suis, se sont comportés comme si la société pouvait être transformée sans que les acteurs comprennent exactement l’ampleur des transformations qui la secouaient. Et lorsque nous soupçonnions leur ampleur, nous avons trouvé plus sage de jeter un voile de peur d’inquiéter et de démobiliser les bonnes volontés. D’où un certain nombre d’erreurs. Voici quelques exemples de réalités que nous avons plus ou moins esquivées… Nous avons parlé seulement de crise économique et financière, à caractère conjoncturel, et non de changement de monde. Nous avons renoncé de fait à tout « grand récit » sur notre nouvelle place dans ce monde nouveau… La classe politique s’est tue, en partie par incompréhension du fait de son hexagonalité et surtout par prudence. Les Français seraient incapables de comprendre cette nouvelle donne. Il était urgent de gagner du temps.
    Le diagnostic économique est pourtant clair : un pays en croissance faible qui ne peut durablement équilibrer sa balance des paiements courants vit au-dessus de ses moyens. Il lui faut produire plus et mieux, travailler davantage et répartir les « sacrifices » de façon équitable. Qui le dit clairement dans ce pays ?
    Les réformistes on cru qu’ils pouvaient développer leurs « fonds de commerce » indépendamment de cette bascule du monde et de ce déséquilibre majeur. Cela ne leur a guère réussi car ils ont peu avancé sur des problèmes exclusivement franco-français comme le logement, l’école, la protection sociale, soit que les fonds publics aient manqué, soit que la peur croissante et diffuse engendrée par le changement du monde ait accru les blocages et les conservatismes... Lorsque le président de la Société Générale annonçait un objectif de retour sur capital (ROE) supérieur à 15%, qui impliquait une déconnexion de l’économie réelle et des prises de risques dans des opérations de marché, ni le ministre de l’Économie, ni le gouverneur de la Banque de France n’ont mis en garde. Pour ma part, m’inquiétant auprès d’un conseiller de Dominique Strauss- Kahn, je m’entendis répondre « il ne faut pas inquiéter la bourse. La « création de valeur (quelle valeur ?) » était la panacée. Toujours, la priorité à l’immédiat… Nous nous sommes réjouis de la montée de l’individualisme : effacement des contraintes sociales et familiales, émancipation des femmes, des jeunes et des groupes les plus ignorés. A titre personnel, nous sommes tous devenus plus individualistes, sans en voir toutes les implications… Cet effacement du collectif est pour une part la résultante d’une inquiétude généralisée sur l’avenir et d’un renoncement à tout projet de transformation de la société. Si demain sera pire qu’aujourd’hui, ne nous préoccupons que du présent et de l’économie.

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  • « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

    Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988

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  • « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. »

    Henry Ford

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  • Vraiment, il n’est pas facile d’admettre avec Sombart que le capitalisme devient, avec le temps, de plus en plus « calme, posé, raisonnable » ! Il serait plus juste de dire qu’il est en train de perdre ses derniers vestiges de raison. En tout cas, il n’y a pas de doute que la "théorie de l’effon­drement" a triomphé de la théorie du développement pacifique. »
    Leon Trotski dans Le marxisme a notre époque.

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  • Le capitalisme a toujours besoin d’être dopé par des moyens artificiels et est toujours incapable de repartir. Ce n’est pas une crise cyclique. La meilleure preuve : le G20 vient de s’engager à doper la croissance mondiale de 2000 milliards de dollars !!!

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  • Qui a écrit ?

    « La caractéristique chronique que l’actuelle crise financière a pris ne fait qu’annoncer une issue encore plus violente et désastreuse de cette crise. L’Europe se trouve en ce moment dans la situation d’un homme au bord de la banqueroute qui est obligé, à la fois de continuer à exercer toutes ses entreprises qui l’ont mené à la ruine et à saisir tous les moyens désespérés possibles avec lesquels il espère différer et empêcher l’ultime krach effroyable… Manifestement l’Empire français se distingue du romain en ceci : l’un craignait sa mort de l’avance des barbares, l’autre du recul des spéculateurs en bourse. »

    C’est Karl Marx, dans le "New York Tribune", 6 décembre 1856

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  • Rappelons que Karl Marx écrivait dans « Gundrisse » (Principes) :

    « La limite du capital apparaît dans le fait que tout ce développement se déroule de manière antagonique et que l’éclosion des forces productives, de la richesse générale, du savoir etc., se manifeste de telle façon que le travailleurs s’aliène lui-même… Mais cette forme antagonique est elle-même transitoire et produit les conditions de sa propre abolition… Parvenu à un certain niveau, le développement des forces productives matérielles – qui implique celui des forces de la classe laborieuse – entraîne l’abolition du capital lui-même. »

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  • Se détruire soi-même, le capitalisme le peut-il ? Et comment !

    Une surprenante découverte vient d’être effectuée au Japon : « il n’y a pas de plancher au rendement de la dette ! », se sont effarés les analystes, après avoir enregistré que la Banque du Japon venait d’acheter des titres au rendement négatif, acceptant en conséquence de perdre de l’argent... Car c’est à ce prix que la banque centrale poursuit sa politique de création monétaire destinée à sortir vaille que vaille le pays de la déflation.

    Les Européens se sont déjà habitués à ce que certains titres de la dette souveraine entrent en territoire négatif (expression soulignant qu’à partir de là, c’est l’inconnu), pas seulement pour l’Allemagne mais aussi dans le cas de la France, dont un éminent membre de la Fed, Richard Fischer, a récemment pourtant déclaré qu’elle est « extrêmement faible ». Il a été abondamment relevé que le paradoxe n’est qu’apparent, la BCE veillant au grain en cas de dérapage, en application d’une politique d’achat de titres de même nature que ses consœurs, à ceci près qu’elle n’a pas eu besoin de mettre sa menace à exécution.

    Pourvues de pouvoirs magiques auxquels il est fait appel en dernier ressort, les banques centrales sont appelées à la rescousse.

    Non seulement pour acheter à perte la dette publique, comme c’est le cas au Japon, mais aussi pour l’escamoter purement et simplement, à suivre les préconisation d’Adair Turner, installé dans son rôle d’iconoclaste, qui envisage que la banque du Japon en vienne faute de mieux à annuler une partie de la dette en sa possession, c’est à dire à la restructurer à ses dépens. Il est aussi proposé à ces institutions d’en garder indéfiniment les titres dans leurs livres, en s’accommodant de l’accroissement de la taille de leur bilan qui en résulte.

    Les péripéties de l’affaire de la dette argentine sont toutes aussi étranges. Les autorités les plus responsables cherchent à écarter par de nouvelles mesures réglementaires les fonds vautours, ces empêcheurs de tourner en rond dont l’action pourrait faire obstacle à des restructurations ordonnées de la dette publique, quand faire la part du feu devient l’expression de la sagesse, et surtout de l’intérêt bien compris des investisseurs. En moins charitable, ces mesures visent aussi à couper court aux velléités d’instauration d’un tribunal international de la dette dont la mission serait de prononcer des remises de peine.

    A ce propos, les conseillers d’Aléxis Tsipras, président du parti grec Syriza, ont élaboré une proposition qualifiée d’ingénieuse par le journal. Au lieu de continuer à appeler dans le vide à une conférence européenne sur la dette, leur idée serait de lier l’intérêt de la dette et le taux de croissance de l’économie du pays, partant de la constatation que 80% de la dette grecque est détenue par des institutions publiques, et que son taux est de 175% du PIB, ce qui rend de toute façon inévitable une restructuration.

    La dette japonaise, pour y revenir, à atteint le taux de 230% du PIB, si l’on s’en tient à ce critère par ailleurs absurde mais dont l’usage prévaut à tort !

    Qui dit mieux ? L’Italie prend le chemin du Japon, son ratio de dette continuant à croître inexorablement et allant atteindre cette année 137,5% (il était de 103,3% en 2007), faute d’une toujours aussi problématique croissance. Mais la BCE ne pratiquant pas la politique de la Banque du Japon, cette tendance va vite devenir insoutenable. Devant cette réalité, il ne sert à rien de se voiler la face.

    Le capitalisme ne fait que des opérations de Madoff pour tenir un tout petit peu plus longtemps mais ses opérations le mènent à couler toujours plus surement, même si c’est quelques années plus tard. En attendant, il ne se contente pas de faire de l’économie, il fait de la politique... guerrière et prépare les peuples à la boucherie internationale....

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  • La crise capitaliste est en effet le moment où le capital tente de refaire l’unité de son équilibre général en corrigeant toutes les disproportions entre les choses qui le minent, mais cela pour accroître la production de plus-value que bloquent ces disproportions et qui est son seul but, sa condition d’existence. La crise est donc un moment particulier du renforcement des rapports d’appropriation et des antagonismes qu’ils génèrent. La crise comme un moment d’unification, c’est une observation que Marx a souvent faite. Par exemple : « La crise n’est rien d’autre que la mise en œuvre de l’unité des phases du procès de production, qui se sont autonomisées l’une vis-à-vis de l’autre… Les crises du marché mondial doivent être comprises comme regroupant réellement, et égalisant violemment, toutes les contradictions de l’économie bourgeoise ».

    Mais toutes les crises n’y parviennent pas. C’est justement l’originalité de la crise contemporaine que le capital est incapable, à travers elle, de reconstruire cette unité, ses équilibres spécifiques. Cela manifeste que le capitalisme a atteint le stade de sa fin.

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  • "Une montagne de dettes allume les craintes d’une nouvelle crise".

    Financial Times, Debt mountains spark fears of another crisis by Ralph Atkins

    The world is awash with more debt than before the global financial crisis erupted in 2007, with China’s debt relative to its economic size now exceeding US levels, according to a report.

    Global debt has increased by $57tn since 2007 to almost $200tn — far outpacing economic growth, calculates McKinsey & Co, the consultancy. As a share of gross domestic product, debt has risen from 270 per cent to 286 per cent.

    McKinsey’s survey of debt across 47 countries — illustrated in an FT interactive graphic — highlights how hopes that the turmoil of the past eight years would spur widespread “deleveraging” to safer levels of indebtedness were misplaced.

    The report calls for “fresh approaches” to preventing future debt crises.

    “Overall debt relative to gross domestic product is now higher in most nations than it was before the crisis,” McKinsey reports. “Higher levels of debt pose questions about financial stability.”

    Overall, almost half of the increase in global debt since 2007 was in developing economies, but a third was the result of higher government debt levels in advanced economies. Households have also increased debt levels across economies — the most notable exceptions being crisis-hit countries such as Ireland and the US.

    “There are few indications that the current trajectory of rising leverage will change,” the report says. “This calls into question basic assumptions about debt and deleveraging and the adequacy of tools available to manage debt and avoid future crises.”

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  • Les hypothèques à haut risque, baptisées « subprimes » par les anglophones sont en voie d’effectuer un retour en 2015.

    Selon la formule, les institutions financières accordent des prêts hypothécaires à ceux qui n’ont pas la cote de crédit pour se qualifier pour un prêt de premier rang. Le taux d’intérêt est plus élevé et le prêt n’est pas garanti par un gouvernement.

    Selon ce que rapporte l’agence Bloomberg, les analystes de la banque américaine JPMorgan Chase prévoient que 5 milliards $ US de transactions auront lieu avec ces hypothèques en 2015.

    Des fonds privés comme Seer Capital Management et Angel Oak Capital, ainsi que la banque australienne Macquarie Group, font partie des groupes qui achètent présentement ces prêts.

    Chez Angel Oak, des prêts ont une durée de 30 ans avec un taux fixe de 8 %. Et ce même si les taux américains tournent autour de 3,6 %.

    Ces actifs risqués pour un bilan bancaire sont ensuite convertis en titres de placement et possiblement vendus à des investisseurs.

    Les institutions impliquées dans les nouveaux « subprimes » essaient de raviver le marché sans répéter les erreurs qui ont causé l’effondrement économique américain en 2008. Elles conserveraient les titres les plus risqués pour elles-mêmes, alors qu’auparavant Wall Street les avait refilés à des clients.

    Juste avant la crise, soit de 2005 à 2007, 2000 milliards $ de titres liés aux « subprimes » ont été émis par les institutions financières, selon Inside Mortgage Finance.

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  • Tous les empires ont chuté, peu après avoir atteint le plus haut sommet de leur influence, de leur rayonnement, de leur richesse et de leur domination : empire égyptien, empire phénicien, empire étrusque, empire perse, empire hittite, empire grec, empire macédonien, empire romain, empire arabe, empire wisigoth, empire byzantin, empire ottoman, empire russe, empire austro-hongrois, empire allemand, empire chinois, empire mongol, empire aztèque, empire toltèque, empire colonial français, empire colonial anglais, empire capitaliste ont eu leur heure de triomphe et de gloire qui a juste précédé leur chute brutale et étonnante, parce que leur succès correspondait aux limites de leurs possibilités, des capacités de leur système. Il est remarquable que la chute de ces empires laisse à chaque fois plus de ruines que de souvenirs ou d’influence réelle sur la suite de l’Histoire. Impressionnant aussi à quel point le niveau élevé de domination de l’empire cachait les faiblesses et les contradictions profondes de ces sociétés, contradictions qui allaient être remises en œuvre par une crise apparemment pas plus grave que les précédentes.

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  • "Nous assistons à l’effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour après jour. Ce qui est le plus surprenant, c’est que la plupart des gens ne s’en aperçoivent pas et croient marcher encore sur un sol ferme."

    Rosa Luxemburg

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  • Le Wall Street Journal a réalisé une interview avec un économiste bien connu, le Dr Nouriel Roubini, surnommé par ses confrères « Dr Doom » suite à sa prédiction de la crise financière de 2008. Il existe une vidéo de cette interview extraordinaire ; elle mérite d’être étudiée avec attention, car elle révèle ce que pensent les stratèges du Capital les plus intelligents.

    Roubini y explique que la chaîne du crédit est brisée et que le capitalisme est entré dans un cercle vicieux : la « surcapacité » (surproduction), la baisse de la demande et les hauts niveaux d’endettement engendrent un manque de confiance des investisseurs, ce qui en retour va se traduire par une chute des bourses, du prix des actifs et finalement de l’économie réelle.

    Comme tous les autres économistes bourgeois, Roubini n’a aucune solution réelle à la crise actuelle. Il défend juste de nouvelles injections monétaires des banques centrales pour éviter une autre débâcle. Mais il admet franchement qu’à elle seule, la politique monétaire ne sera pas suffisante, d’autant que les gouvernements et les entreprises n’aident pas. L’Europe et les États-Unis mettent en œuvre des programmes d’austérité pour essayer de résorber leurs dettes publiques massives – alors qu’ils devraient davantage recourir à une politique de relance monétaire, explique Roubini. Ses conclusions ne sauraient être plus pessimistes : « Marx avait vu juste : à un certain point, le capitalisme peut se détruire lui-même. […] Nous pensions que les marchés fonctionnaient. Ils ne fonctionnent pas. »

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  • Dix ans après la crise, l’économie à l’aube d’un nouveau choc ?

    Lire ici comment la presse bourgeoise s’inquiète

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  • Trotsky disait dans « Ma Vie » :

    « Marx et Engels furent des révolutionnaires jusque dans la moelle des os. »

    Mais, étant des révolutionnaires, ils ne se contentaient pas d’examiner le fonctionnement capitaliste, ils étudiaient ainsi le mécanisme de sa mort. Car tout produit de la dialectique mérite de mourir…

    Et, étant des révolutionnaires, ils se réjouissaient de tout progrès vers la mort du capitalisme !

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