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L’encerclement armé de la Chine et de la Russie, une politique de l’impérialisme américain et de ses alliés pour préparer une issue guerrière à l’effondrement du système - Matière et Révolution
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L’encerclement armé de la Chine et de la Russie, une politique de l’impérialisme américain et de ses alliés pour préparer une issue guerrière à l’effondrement du système

vendredi 15 juin 2012, par Robert Paris

Les impérialismes n’orientent pas seulement le monde vers un affrontement occident/monde musulman. Ils vont une fois de plus vers une guerre inter-impérialiste, entre les anciens et les nouveaux. Dans la crise, les pays émergents comme Russie, Chine, Inde ont intérêt au développement de la situation qui leur accorde une place inespérée. Les anciens pays occidentaux dominants perdent pied économiquement. C’est eux qui sont militairement offensifs pour le moment. Les USA aident les pays qui entourent Chine et Russie à s’armer massivement et les organisent dans leurs dispositifs financiers, politiques et militaires. Jusqu’en 2000, les dépenses mondiales d’armes chutaient. Depuis 2000, elles n’ont cessé de remonter dépassant tous les records mondiaux de l’Histoire.

La Chine entourée par le Japon, l’Australie et l’Indonésie, tant que l’Inde ne bascule pas dans le camp des USA

Les anciens morceaux de l’URSS de plus en plus pro-occidentaux contre la Fédération de Russie de Poutine. Tous ceux qui sont indiqués par un numéro font partie du dispositif pro-US de l’OTAN contre la Russie.

Le Japon s’arme

Les dépenses militaires en 2006

Les dépenses militaires mondiales en 2008

L’encerclement armé de la Chine et de la Russie, une politique de l’impérialisme américain et de ses alliés pour préparer une issue guerrière à l’effondrement du système

Avec la crise mondiale du capitalisme, les classes dirigeantes commencent à envisager sérieusement la troisième guerre mondiale et ils s’y préparent. Les crises de Corée du nord, d’Iran et de Syrie en sont le témoignage après celle de Libye. Ces pays ne sont pas plus dictatoriaux que d’autres que les impérialismes américain, français ou anglais soutiennent mais ils font partie du camp adverse : de la Chine et de la Russie. La carte de la prochaine guerre mondiale commence à se dessiner clairement même si tous les éléments ne sont pas encore en place, à commencer par l’accord des populations.

Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Slovénie, Ukraine, Détroit de Kertch, Géorgie, Azebaïdjan, Arménie, voilà les pays favorables au bloc occidental dirigé par les USA et qui entourent la Russie d’un ensemble armé, relié aux USA, lié à l’OTAN, en contact avec des troupes des puissances impérialistes occidentales et défendu contre la Russie par le « bouclier anti-missiles ». Ce bloc a été mis progressivement en place à la faveur de la « lutte contre le terrorisme » et des fameuses « révolutions » du type « orange » et autres… Il s’agit en fait de la nouvelle forme de la montée des rivalités inter-impérialistes avec le nouvel impérialisme russe et aussi celui de Chine.

Car la Chine subit aussi une opération d’encerclement par des puissances alliées des USA, avec aussi, comme dans le cas précédent, des aides militaires, des renseignements stratégiques, des exercices militaires, des finances…Les bases de l’OTAN dans les régions proches de la Russie et de la Chine n’ont pas pu être visitées par ces deux pays qui en avaient fait la demande…

La Chine est bien entendu toujours sensible au soutien occidental au Tibet et à Taiwan. Elle estime surtout que ce qui ferait basculer le rapport de forces régional serait l’entrée de l’Inde dans le dispositif américain.

Tout au sud-est, habituellement discrète, l’Australie a clairement pris position.Un rapport démontre qu’un accord militaire a été trouvé entre le premier ministre Julia Gillard et le président Barack Obama. Ainsi, navires de guerre et avions américains pourront accéder aux bases navales et aériennes d’Australie.La coopération paraît dès lors évidente. Les Etats-Unis étant frontalement opposés à la Chine, notamment sur le plan monétaire, l’administration Obama ne souhaitait pas une diplomatie tiède mais un véritable allié. Nul doute que le cas australien viendra tôt ou tard sur le devant de la scène dans l’éventualité d’une attaque étasunienne en Asie. De plus, rappelons que dans sa pêche aux alliés, Washington a déjà enrôlé la Corée du Sud et le Japon, lesquels sont en nette opposition face la Chine.

Outre ces alliances de circonstances, une question mérite d’être soulevée et c’est un bankster que l’on croyait définitivement hors du coup qui vint la poser : « Combien de temps la Chine et la Russie pourront-elles se contenter de regarder l’Amérique nettoyer ? » lança récemment Henry Kissinger avant de rappeler que l’Iran était la principale cible d’Israël puis de conclure sur une note impérialiste : « Nos équipes de jeunes, aux États-Unis et à l’Ouest, sont préparées parce qu’elles ont été programmées pour être de bons soldats, de la chair à canon. Quand elles seront commandées pour sortir dans les rues et lutter contre ces Chinois et Russes, elles obéiront à leurs ordres. N’oubliez pas ! Les Etats-Unis ont les meilleures armes. Nous avons des choses qu’aucune autre nation n’a. Et nous introduirons ces armes quand le moment sera venu. »

Le déploiement de 1500 marines américains en Australie a conforté l’idée que les USA dressent le cordon sanitaire contre la Chine. Face au bloc impérialiste dit occidental, on trouverait la Chine, l’Inde, la Russie, la Syrie, l’Iran, la Corée du nord…

Inde, Chine et Russie sont de nouvelles puissances impérialistes émergentes et, elles aussi, elles constituent leur zone de protection et de défense et elles s’arment…

La Chine ne veut pas être un simple « atelier du monde » capitaliste, mais entend, plus que jamais, appuyer sa croissance économique et son développement pour protéger ses propres intérêts impérialistes partout dans le monde, en se préparant ainsi à affronter toute puissance qui voudrait lui résister, y compris au plan militaire. Dans le même sens, Pékin construit et développe de vastes manœuvres diplomatiques et géostratégiques auprès de nombreux pays pouvant lui servir de ponts. En effet, si l’Inde et le Japon sont historiquement depuis longtemps dans son collimateur, la Chine se sert du Pakistan comme tête de pont, à la fois pour contrer l’alliance entre Washington et New-Delhi et pour accroître son influence dans le golfe arabo-persique et en Asie centrale. Mais, le plus frappant encore, c’est la volonté de Pékin de lutter pour préserver ses approvisionnements énergétiques jusqu’au cœur du Golfe persique et du Moyen-Orient, la zone la plus explosive et la plus convoitée au monde par tous les brigands en chef, à leur tête les États-Unis. Cela veut dire que Pékin n’hésite plus à venir chasser sur le même terrain que Washington considère, depuis des décennies, comme relevant de « son intérêt national ». Cela en dit long sur l’aggravation des risques de confrontations majeures entre la Chine et les États-Unis dans cette zone et ailleurs. Mais d’ores et déjà, la confrontation entre Pékin et Washington est très vigoureuse sur le plan diplomatique, en particulier à l’ONU. Des manœuvres navales aux manœuvres diplomatiques

La Chine a investi dans presque tous les pays du continent africain en mobilisant tous les moyens pour y garder des positions fortes au point d’évincer de fait la France dans un bon nombre de pays appartenant à l’ancien pré-carré de Paris. Comment la Chine s’y prend-elle, avec quelles méthodes ? Prenons un seul exemple qui résume et illustre la force de frappe de la Chine : dans le BTP, les Chinois défient tous leurs concurrents en affichant des prix de 30 à 50 % inférieurs à ceux proposés par les Français. Cela veut dire que certains grands groupes français, comme Bouygues, sont directement menacés par le rapace chinois partout où ils sont implantés ou cherchent à le faire. Du coup, certaines entreprises françaises tentent désespérément de se replier dans d’autres pays africains se situant en dehors de l’ancien bastion colonial de la France (comme l’Afrique du Sud ou l’Angola), où évidemment la concurrence n’est pas moins rude pour autant. De toutes les façons, la Chine utilise grosso modo la même arme des « prix bas » dans tous les autres domaines commerciaux, armement compris. Pour tout dire, la menace chinoise à l’encontre de la France est globale.

Ce bloc Russie-Chine-Inde s’est laissé enlever une première pièce avec la Libye mais cherche à conserver les autres.

Poutine a visité une usine de fabrication de nouveaux chasseurs furtifs à Komsomolsk sur l’Amour, dans l’Extrême-Orient russe. Il a également examiné un T-50, présenté par les Russes comme le concurrent de l’avion furtif américain F-22. Vladimir Poutine accuse les puissances étrangères d’aider l’opposition à organiser des manifestations contre son gouvernement. Il estime que la Russie, qui a mis avec la Chine un veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie au début du mois, doit pouvoir compter sur une armée forte pour que sa position soit prise en compte par les autres puissances. « Dans ces conditions, la Russie ne peut pas dépendre uniquement des moyens diplomatiques et économiques pour résoudre un conflit », écrit-il encore

Le budget de défense chinois devrait atteindre 238,2 milliards de dollars en 2015. Pour autant, la Chine essaie bien de moderniser son armée depuis plusieurs années. En août 2011, le rapport annuel du Pentagone sur l’armée chinoise soulignait la modernisation accélérée de l’appareil militaire chinois. Amélioration ses systèmes radar, accroissement de sa flotte de sous-marins d’attaque et rénovation de ses navires de guerre : les mesures prises par Pékin inquiètent le ministère de la Défense américain, qui craint un futur bouleversement des équilibres géopolitiques en Asie. Pas vraiment de quoi inquiéter la puissance militaire américaine, qui dispose du budget le plus important au monde, avec 768 milliards de dollars (552,11 milliards d’euros) en 2011.

Le premier ministre japonais, Junichiro Koizumi s’est alarmé, dans une critique voilée à l’égard de la Chine, du fait que « certains pays » renforcent leurs capacités militaires en secret. Le Japon a déjà fait part à plusieurs reprises de ses inquiétudes face à l’augmentation des dépenses militaires chinoises. « Si la Chine n’explique pas pourquoi son budget militaire doit croître si rapidement, cela créera des doutes inopportuns chez les pays voisins », a déclaré le ministre des Affaires étrangères japonais, Taro Aso.

Pour rappel, les dépenses militaires par habitant (2009) : USA = 2141$ - Chine = 75$ - France = 977$ ; dépenses militaires en pourcentage PIB (2009) : USA = 4,7% - Chine = 2,2% - France = 2,5%.

La perspective : si l’impérialisme constate que l’effondrement devient inévitable pour le système financier et le capitalisme mondial, il n’attendra pas pour lancer la troisième mondiale…

Derrière la lune de miel du régime chinois et du capitalisme se cache une concurrence effrénée, sur le plan économique qui se double avec une conquête des marchés, un développement militaire...Des régions entières tombent sous la coupe de ce nouvel impérialisme et ce n’est pas seulement en Afrique : aussi en Asie et dans des régions entière de Russie. Il va de soi que l’aboutissement ne peut pas être seulement économique et pacifique... La course aux armements sous le masque du pacifisme.

Le 4 mars 2009, le parlement chinois a voté une augmentation de près de 15 % du budget de la défense 2009 qui se montera donc à 56 milliards d’euros. En 2009, le budget chinois de la défense représentera 6,3 % des dépenses de l’État chinois, soit une proportion inférieure à celle de nombreux pays impérialistes et en particulier de celle des USA. L’aviation de chasse chinoise a également beaucoup progressé avec la construction de chasseurs mutirôles tel le Chengdu J-10 à partir de 1998 (équivalent du F-16 américain) ou d’intercepteurs comme le Shenyang J-11 (version chinoise produite sous licence du célèbre SU-27 russe). L’impérialisme chinois travaille depuis plusieurs années sur la construction de chasseurs furtifs capables de rivaliser avec les meilleurs appareils russes et américains, à l’instar du projet Shenyang J-XX. En 2003, la Chine a commencé la production d’un hélicoptère d’attaque de conception moderne, le Wuzhuang Zhisheng-10, censé rivaliser avec l’AH-64 américain et le Tigre d’Eurocopter.

La flotte chinoise n’est pas en reste. En 2005, elle était déjà devenue la troisième du monde, derrière celle des USA et de la Russie. Elle comptait alors 424 bâtiments de combat pour un tonnage total de près de 800 000 tonnes, soit autant que celui de la Royal Navy et de la Marine Nationale japonaise prises ensemble. En 2002, le porte-avions russe Varyag, dont la construction avait été suspendue en 1993, a rejoint son nouveau propriétaire : la Chine. Tout aussi important, la marine chinoise procède à un réarmement complet depuis 1999 et chaque année a vu arriver son contingent de submersibles, de frégates et de destroyers ultra-modernes.

Au printemps 2008, l’ambassadeur américain au Japon « a demandé au Japon d’augmenter son budget militaire face à la course aux armements en Asie orientale ». Visant nommément la Chine, dont il a souligné qu’elle avait « augmenté son budget de la défense de 14,2 % en moyenne par an ces dix dernières années », puis a cité l’exemple (positif selon lui) de la Corée du Sud dont le budget de la défense 2008 s’est monté à plus de 28 milliards de dollars. (AFP, 22/05/2008) Avec 49 milliards de dollars en 2008, le budget japonais de la défense est en effet sensiblement égal à celui de la Russie ou de l’Allemagne (46-50 milliards de dollars), mais inférieur à celui de la France ou du Royaume-Uni (61 milliards de dollars). Or selon Washington, il est essentiel que les dépenses militaires du Japon soient à la mesure de sa puissance économique : alors que le Japon a consacré à peine 5 % de son budget d’État à la défense, la Corée du Sud en a consacré plus de 15 % en 2008.

La montée militaire du Japon, de l’Indonésie et de l’Australie sont les principales inquiétudes de la Chine pour sa périphérie pro-impérialiste.

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58 Messages de forum

  • Selon un article de "lemonde.fr", Washington a tissé un réseau de bases aériennes secrètes en Afrique. L’une d’elle se trouverait au Burkina Faso. « L’armée américaine a développé depuis 2007 un réseau de bases aériennes en Afrique pour surveiller secrètement Al-Qaida ou d’autres groupuscules terroristes ou rebelles, rapporte jeudi 14 juin le Washington Post. Les groupes ciblés sont espionnés par de petits avions à turbopropulseur "camouflés en avions privés" et équipés de technologies de pointe, qui parcourent des milliers de kilomètres sur le continent entre ces bases secrètes, selon le quotidien américain, qui cite des documents et des personnes impliquées dans le projet.

    Ce programme remontant à 2007 illustre l’importance croissante prise au cours des dernières années par les forces spéciales américaines et la militarisation constante des opérations de renseignement dans la guerre contre le terrorisme, souligne le Post. Selon le journal, les Etats-Unis opèrent à partir d’une dizaine de bases établies sur le continent, entre autres au Burkina Faso et en Mauritanie, pour surveiller Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), ou en Ouganda, pour suivre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

    En Afrique de l’Est, les Etats-Unis surveillent en Somalie les insurgés islamistes chebab, récemment intégrés à Al-Qaida, depuis Djibouti, l’Ethiopie, le Kenya et les Seychelles, poursuit le quotidien.

    L’une de ces bases secrètes s’organise à Ouagadougou, au Burkina Faso, autour d’un hangar retiré, depuis que les autorités du pays ont craint que les avions américains, qui décollaient jusque-là de l’aéroport situé au cœur de la ville, n’attirent l’attention. Interrogé par le Washington Post, le ministre des affaire étrangères burkinabé évoque une coopération de son pays avec les Etats-Unis "très utile" pour éviter que le Burkina Faso ne soit "infiltré" par Al-Qaida, mais qui doit rester "très discrète". »

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  • Le 24 juillet 2001, moins de deux mois avant le 11-Septembre, la Chine et la Russie signèrent le Traité de bon voisinage, d’amitié et de coopération. Il s’agit là d’un pacte ‘ formulé en termes modérés ‘ de défense mutuelle contre les États-Unis, l’’OTAN et l’alliance militaire asiatique, soutenue par les États-Unis, qui encercle la Chine.
    Le pacte militaire de l’’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) est formulé de la même manière. Il convient également de signaler que l’article 12 du Traité bilatéral sino-russe de 2001 stipule que la Chine et la Russie collaboreront pour maintenir l’équilibre mondial, respecter « les accords fondamentaux relatifs à la sauvegarde et au maintien de la stabilité stratégique » et encourager « le processus de désarmement nucléaire ». Il semble qu’il s’agisse ici d’une allusion à la menace nucléaire que représentent les États- Unis.

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  • Encercler la puissance russe et l’isoler.

    - Installation de bases ou d’infrastructures militaires occidentales (à dominante américaine) d’une part, en périphérie russe (Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan …) et d’autre part, en Europe de l’Est (récemment, une base militaire au Kosovo ).

    - Prendre le contrôle des ex-républiques soviétiques stratégiques, considérées comme des Etats-pivots dans l’optique du verrouillage de la domination américaine en Eurasie (les "pivots géopolitiques" de Brzezinski (2000)) .

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  • La Libye, voisine de la Syrie, vient d’être détruite sous prétexte humanitaire par les troupes du « bloc occidental » agissant sous couvert de l’ONU, organisation ayant décidé de la création d’une « zone d’exclusion aérienne » et dont les batailles terrestres furent menées avec l’aide de leur soudard Qatari. Cette destruction est physique mais aussi sociale et de nombreux « groupes de guerriers » sont maintenant en possession d’armes dont on ne sait quelle sera leur finalité. Des risques certains existent qu’elles soient revendues à des groupes déstabilisateurs (AQMI,...) ou qu’elles continuent leur chemin vers l’un des nombreux endroits du continent africain ou les troupes de l’OTAN et de ses pays membres sont impliquées : Soudan, Somalie, Côte d’Ivoire, Yemen...

    Ces bruits de botte nous viennent aussi de Russie. Directement menacée par l’implantation d’un « bouclier anti-missiles » (rappelons que cet ensemble que constitue le « bouclier » peut être défensif, mais aussi offensif, le simple fait de ne pas craindre de représailles d’un adversaire pouvant amener à la décision de lui mener bataille, y compris en utilisant les armes les plus destructrices. Rappelons aussi que le « bouclier » est constitué en lui-même de missiles.

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  • Le New York Times a publié un article le 16/11 à ce sujet où l’on peut lire : l’Australie doit être utilisée par l’armée étatsunienne « comme un nouveau centre d’opérations en Asie » à partir duquel les États-Unis chercheront « à se réaffirmer dans la région et affronter l’ascension de la Chine. »

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  • C’est dans le cadre du développement de la crise systémique que les guerres actuelles au Yémen, au Pakistan, en Afghanistan, et à venir en Iran, en Syrie et en Corée du nord se rejoignent...

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  • Bien que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud et le Japon ne soient pas membres de l’OTAN, ils lui sont rattachés par des partenariats militaires, des accords d’association, un réseau de partenariats ainsi que par des accords bilatéraux avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
    La création d’une organisation parallèle à l’OTAN en Extrême-Orient et dans le Pacifique fait partie d’une politique internationale extrêmement risquée, qui consiste à former une alliance militaire mondiale. Ellen Bork, directrice suppléante du Project for the New American Century (PNAC), et Gary Schmitt, Resident Scholar à l’American Enterprise Institute, se sont prononcés, dans un article sur la Corée du Sud publié en décembre dernier, pour la création d’un réseau militaire asiatique semblable à l’OTAN.1 Le PNAC est un cénacle américain dont font partie, notamment, Dick Cheney, George W. Bush, Richard Perle, Lewis Libby, Karl Rove, Zalmay Khalilzhad, Richard Armitage et Paul Wolfowitz.

    « Le Japon et les membres de l’OTAN font face aux mêmes menaces. » (Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN)
    Le Japon a intégré graduellement sa politique militaire – en l’adaptant – dans celle des Etats-Unis et de l’OTAN. Sur les plans bilatéral et multilatéral, le Japon est étroitement lié au système militaire américain. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été contrôlé quelques années par les troupes américaines. En 1951, le Japon et les Etats-Unis ont signé un traité de sécurité. Le 19 janvier 1960, le traité a été complété par un autre accord bilatéral entre le Japon et les Etats-Unis.
    En outre, le Japon et la Corée du Sud font partie d’un immense projet militaire américain, qui comprend le stationnement de systèmes de missiles et de troupes d’attaque rapide dans le monde entier et qui a été conçu à l’époque de Reagan. En Asie, le projet militaire mondial a été adopté pour faire face à la menace que faisait prétendument peser une attaque de missiles nord-coréens. La Chine a aussi servi de prétexte pour établir une large alliance militaire comprenant un système intégré en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique.

    Le gouvernement japonais a signé son deuxième traité de sécurité bilatéral avec l’Australie, pour intensifier ses relations de sécurité et ses relations militaires avec ce pays.2 De plus, l’Australie du gouvernement Howard participe activement à des projets militaires dans la région Asie-Pacifique, notamment dans le cadre d’une politique d’encerclement des frontières orientales militarisées de la Chine. En janvier 2007, le premier ministre japonais Shinzo Abe a rendu visite au quartier général de l’OTAN, à Bruxelles, puis aux dirigeants de l’Allemagne et du Royaume-Uni. En fait, il s’agissait d’une visite de l’OTAN dans son ensemble et de ses deux branches, à savoir l’entente franco-allemande, représentée largement par l’Allemagne, et l’alliance anglo-américaine, représentée par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Pendant la première visite d’un dirigeant japonais au quartier général de l’OTAN, le premier ministre japonais a promis de coopérer étroitement avec l’OTAN en Afghanistan. La poursuite de l’embargo d’armes que l’UE applique à la Chine a fait également l’objet de discussions.3 Par ailleurs, le Japon a déjà conclu un traité de coopération militaire avec l’OTAN.
    En 1999, à l’époque de l’élargissement de l’OTAN et de sa guerre d’agression contre la Yougoslavie, le Japon et les Etats-Unis ont lancé un programme commun de recherches sur la défense anti-missiles.4 De plus, le gouvernement japonais a transformé son service de défense en ministère, ce qui constitue une nouvelle violation de la constitution japonaise. Par ailleurs, il finance la mise en position de missiles Patriot-PAC-3 et Aegis-Standard-Missile-3 (SM-3). Il a permis également aux Etats-Unis d’établir sur son territoire des installations militaires de radars destinées au bouclier mondial anti-missiles.5
    Des fonctionnaires japonais veulent réviser la constitution de leur pays pour permettre à celui-ci de s’intégrer dans des alliances militaires telles que l’OTAN. Les Etats-Unis, l’Australie et l’OTAN soutiennent largement la décision du gouvernement de Tokyo tendant à militariser le Japon.
    Le gouvernement japonais viole de manière flagrante l’article 9 de sa constitution, qui lui interdit d’avoir une force armée. A cet égard, il a entamé une procédure de modification de la constitution qui dégagera la voie conduisant à la formation formelle de forces armées japonaises. Le Japon a déjà commencé à constituer ses capacités techniques militaires et ses forces armées. Ces dispositions législatives sont des mesures tendant à légaliser l’initiative qu’elles introduisent.
    Le gouvernement a poursuivi son programme de militarisation sans tenir compte du refus de la militarisation par la majorité des citoyens. Le Parlement japonais est en train d’adopter la législation adéquate, ce qui permettra au gouvernement de modifier la constitution. Selon le premier ministre, cette législation autorisera le Japon, « à éliminer les limitations de l’autodéfense collective et du soutien des alliés attaqués »

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  • Israël prépare sa population à un éventuel conflit contre l’Iran. La guerre pourrait durer 30 jours et avoir lieu sur plusieurs fronts simultanés. Selon Matan Vilnaï, "Israël s’est préparé au scénario d’une guerre de 30 jours sur plusieurs fronts" qui pourraient faire quelque 500 morts "voire davantage, ou moins". Il a précisé qu’il y avait pour l’heure des kits antichimiques et bactériologiques disponibles pour plus de la moitié de la population israélienne.

    L’armée est par ailleurs en train de tester un système d’alerte par messages SMS pour prévenir la population en cas d’attaques de missiles. L’ex-patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, Avi Dichter, a été nommé mardi ministre chargé de la Défense passive, a annoncé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Sa nomination doit être entérinée jeudi par le Parlement.

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  • Une dizaine de militants nationalistes japonais ont débarqué quelques heures sur une île de l’archipel des Senkaku contesté par Pékin, pour y planter le drapeau japonais.

    Dimanche à l’aube le président de l’association "Gambare Nippon" (En avant le Japon !), Satoru Mizushima, a sauté à l’eau et nagé avec une corde jusqu’au rivage rocailleux d’Uotsurijima, la principale île de ce petit archipel nommé Diaoyu par la Chine.

    Les suivants se sont accrochés à la corde pour le rejoindre.

    Les nationalistes qui avaient pris pied sur l’île n’ont finalement pas atteint le sommet escarpé et ont planté des drapeaux japonais à flanc de montagne et sur le rivage.

    "C’est un territoire indiscutablement japonais. A flanc de montagne, on a trouvé des maisons de style japonais, avec les séchoirs à poisson, alors vous voyez ! ", exulte Eiji Kosaka, un élu de la région de Tokyo. Il "regrette" toutefois que le gouvernement japonais "n’ait pas d’activité ici, en tout cas ce voyage est une grande réussite".

    Les garde-côtes japonais qui surveillaient la flottille depuis son arrivée (Tokyo avait interdit de débarquer) n’ont procédé à aucune arrestation, notamment du fait de la présence d’élus à bord.

    La flottille avec ses quelque 150 passagers est repartie vers l’île Ishigaki à l’extrême sud du Japon, d’où elle était partie samedi soir.

    La vingtaine de bateaux était arrivée dimanche à l’aube. A bord, l’émotion était palpable. Malgré l’heure, de nombreux passagers s’étaient levés à l’aube pour voir le soleil se lever sur la masse imposante de Uotsurijima.

    "Nous voulons donner un signal fort à la Chine", avait déclaré à l’AFP Eiji Kosaka juste avant de débarquer sur l’île de l’archipel situé à 200 km des côtes de Taïwan, en mer de Chine méridionale.

    Tension croissante entre Tokyo et Pékin

    "Je veux montrer à la communauté internationale que ces îles sont à nous. C’est l’avenir du Japon qui se joue", avait déclaré avant le départ à l’AFP Kenichi Kojima, un élu local de la région de Kanagawa, proche de Tokyo.

    "Heureusement, la communauté internationale reconnaît globalement que les îles Senkaku sont japonaises, mais je pense qu’il faut, avec ce genre d’expédition, sensibiliser le plus possible le reste du monde sur ce problème", a de son côté déclaré peu auparavant Keiko Yamatani, une députée japonaise.

    Pékin avait fermement demandé samedi au Japon de "cesser immédiatement toute action portant atteinte à sa souveraineté territoriale".

    La tension n’a fait que monter cette semaine entre Pékin et Tokyo à propos de cet archipel.

    Vendredi le Japon avait notamment expulsé 14 militants pro-chinois qui avaient participé mercredi à un débarquement sur l’archipel des Senkaku. Ils avaient été arrêtés peu après avoir débarqué sur un îlot et y avoir hissé un drapeau chinois.

    Pour mener leur action, ces activistes pro-chinois avaient choisi la date symbole du 15 août, jour de la capitulation du Japon en 1945.

    En les expulsant rapidement, Tokyo semble avoir voulu éviter la répétition du bras de fer d’il y a deux ans avec Pékin, en septembre 2010. Les autorités nippones avaient retenu pendant deux semaines le commandant chinois d’un bateau de pêche ayant heurté des navires des garde-côtes nippons près des îles contestées. Tokyo avait fini par le relâcher face au déluge de protestations, de menaces et de représailles de Pékin.

    Outre sa valeur stratégique, cet archipel aujourd’hui inhabité et propriété d’une riche famille japonaise, représente un enjeu économique : les eaux environnantes sont très poissonneuses et les fonds marins de la zone pourraient receler des hydrocarbures.

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  • le régime nord-coréen a brandi la menace d’une guerre nucléaire contre Washington, au lendemain d’un accord historique autorisant l’allongement spectaculaire de la portée des missiles sud-coréens. L’armée de Kim Jong-un « a placé à portée de tir non seulement les forces américaines dans la péninsule coréenne, mais aussi le Japon, Guam et même le territoire des États-Unis », a rugi mardi un porte-parole de la puissante Commission de la défense nationale, organe clé de la dictature. L’armée nord-coréenne, forte de plus de 1,2 million d’hommes est prête à répliquer avec sa « capacité nucléaire », « missile contre missile » aux tentatives d’invasion des « impérialistes ».

    Ce déluge verbal est la réplique de Kim à l’annonce bien réelle, dimanche par Séoul, du quasi-triplement de la portée de ses missiles balistiques, avec la bénédiction du Pentagone. D’ici à cinq ans, l’armée du Sud va déployer des engins d’une portée de 800 km, capables de frapper l’ensemble du territoire nord-coréen et de conduire des « frappes préventives, chirurgicales contre les neuf bases de lancement de missile du Nord », se réjouit Baek Seungjoo, du Korea Institute of Defense Analysis (Kida), proche du pouvoir.

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  • La Chine communique :

    Les ministres de la Défense chinois et russe se sont engagés dimanche à Moscou à renforcer la coopération bilatérale en matière de défense.

    Lors d’un entretien avec le ministre russe de la Défense Serguei Shoigu, Chang Wanquan, conseiller d’Etat et ministre chinois de la Défense, a indiqué que la coopération bilatérale sur la défense constituait un élément clé des relations sino-russes.

    A travers des efforts conjoints, la coopération vaste et à de multiples niveaux sur la défense est devenue l’un des pivots du partenariat stratégique global Chine-Russie, a indiqué M. Chang.

    Actuellement, les deux parties doivent travailler de concert pour mettre en oeuvre les consensus conclus par les leaders des deux pays, et renforcer les échanges et la coopération entre les armées, a ajouté le ministre chinois.

    La Chine est disposée à travailler avec la Russie pour exploiter les potentiels et élargir la dimension de la coopération bilatérale sur la défense, afin de l’élever à un nouveau niveau, a dit M. Chang.

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  • Le nouveau bloc impérialiste aura une banque centrale....

    Réunis en sommet annuel à Durban (Afrique du sud), les cinq principaux pays émergents - BRICS pour Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud - ont décidé, hier, de créer une banque de développement commune pour faire pendant à la Banque mondiale (« Les Echos » du 26 mars 2013). A Durban, les chefs d’Etat en ont arrêté le principe, les modalités pratiques restant à définir. En outre, le Brésil et la Chine ont signé un accord pour réaliser, à concurrence de 30 milliards de dollars, leurs échanges dans leurs devises respectives.

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  • Vladimir Poutine a ordonné ce jeudi le lancement de manoeuvres militaires de grande envergure en mer Noire. Cette décision inattendue vise à tester la rapidité de réaction de l’armée russe et sa préparation au combat, laissent entendre les autorités. Pour les observateurs, il s’agit également de rappeler aux pays occidentaux le poids de la Russie dans cette région proche du Caucase et du Moyen-Orient, en particulier de la Syrie.

    Vladimir Poutine a déclenché ces manoeuvres dans la nuit, à son retour d’un sommet des cinq grands pays émergents, les « Brics », en Afrique du Sud, a déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov. Les médias russes ont insisté sur le fait que le président russe, soucieux de son image d’homme à poigne, avait donné son ordre de son avion, au beau milieu de la nuit. Dmitri Peskov a ajouté que 36 navires de guerre et un nombre indéfini d’avions et d’hélicoptères participeraient à ces manoeuvres, dont la durée n’a pas été précisée.
    « Il s’agit de montrer ses muscles »

    En février, Vladimir Poutine a fermement invité l’état-major russe à améliorer le fonctionnement de l’armée afin de ne pas se laisser décrocher par les pays occidentaux. Il avait notamment évoqué la possibilité de déclencher des manoeuvres avec un délai de préparation raccourci. La flotte russe de la mer Noire, basée principalement dans le port ukrainien de Sébastopol, a joué un rôle essentiel dans la guerre livrée en 2008 à la Géorgie pour soutenir les régions sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

    Pour Fiodor Loukianov, spécialiste de la politique étrangère de la Russie, ces manoeuvres « s’intègrent plus probablement dans une tentative plus globale d’affirmation de la capacité persistante des forces navales et militaires de la Russie dans le sud (du pays) à jouer un rôle politique et géopolitique ». « Il s’agit de montrer ses muscles et cela a certainement plus à voir avec ce qui se passe en Méditerranée, autour de la Syrie, qu’avec la mer Noire », ajoute le rédacteur en chef de la revue La Russie dans les Affaires internationales.

    La Russie, qui dispose d’une base militaire dans le port syrien de Tartous, s’oppose aux initiatives des Etats-Unis et des pays européens contre le président syrien Bachar al-Assad. Expert militaire basé à Moscou, Alexandre Golts juge que le théâtre choisi pour ces manoeuvres militaires risque de soulever des interrogations chez quelques voisins de la Russie. « Nous allons suivre très attentivement ces manoeuvres étant donné que la Géorgie a sa propre expérience avec la Russie », a dit à Reuers Tedo Japaridze, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement géorgien, en allusion à la guerre de 2008.

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  • L’alliance Russie-Chine devient de plus en plus ferme et active.

    La Russie et la Chine ont signé, vendredi 21 juin, un accord visant à doper les livraisons de pétrole russe à Pékin, d’un montant totalisant 270 milliards de dollars sur 25 ans.

    L’accord a été paraphé par les compagnies publiques russe Rosneft et chinoise CNPC en présence du président Vladimir Poutine lors du forum économique de Saint-Pétersbourg.

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  • Chine et Russie organisent des manœuvres navales conjointes en mer du Japon. De quoi inquiéter Tokyo sur fond de tensions avec Pékin. Officiellement, le but de ces exercices est, je cite, de “jouer un rôle positif dans la préservation de la sécurité et de la stabilité régionale”.

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  • Vladimir Poutine est arrivé à Krasnodar, dans le sud de la Russie pour observer le déroulement des exercices militaires. Il s’agit d’es exercices surprises que le chef du Kremlin a ordonnés dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils mobilisent plusieurs dizaines de navires de guerre de la flotte stationnée en mer Noire, ainsi que des milliers d’hommes.

    A plusieurs reprises ces derniers mois, le président russe a dit vouloir une armée plus réactive. Ces manoeuvres visent donc à améliorer les capacités de combat des différentes unités militaires.

    Les spécialistes affirment qu’il s’agit aussi et surtout pour la Russie de montrer ses muscles au reste du monde, et notamment au voisin géorgien. Cette petite république du Caucase a été le théâtre d’une guerre éclair avec la Russie en 2008. Et en ce moment-même, des exercices militaires se déroulent en Géorgie, en lien avec l’armée américaine. Ces exercices ont lieu tous les ans et visent officiellement à former les soldats géorgiens aux opérations en Afghanistan.

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  • Derrière les phrases : la volonté des impérialismes de trouver une issue à l’éffondrement de l’économie, dans la marche à la guerre mondiale.

    Le Japon pourrait "s’inspirer" de l’Allemagne nazie pour sa constitution selon le vice-Premier ministre Taro Aso

    INTERNATIONAL - Le Japon, à l’heure de réformer sa constitution, pourrait "s’inspirer" de l’Allemagne nazie, a déclaré lundi 29 juillet le vice-Premier ministre japonais Taro Aso, s’attirant une vive réaction du Centre Simon Wiesenthal.

    "La constitution de l’Allemagne de Weimar a été discrètement remplacée par la constitution de l’Allemagne nazie : pourquoi ne pas s’inspirer de leur tactique ?", a dit Taro Aso lors d’un débat organisé par un centre de recherches conservateur.

    Le Centre Simon Wiesenthal a immédiatement affirmé que "les seules leçons en matière de gouvernement que des responsables puissent tirer du Troisième Reich nazi portent sur les choses à ne pas faire".

    Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, s’est refusé à tout commentaire, en soulignant que "c’est au vice-Premier ministre Aso de répondre".

    Réformer la constitution pacifiste imposée par les Etats-Unis

    Auréolé d’une nouvelle victoire électorale, le Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) du Premier ministre Shinzo Abe a fait savoir qu’il souhaitait réformer la constitution pacifiste imposée au Japon par les Etats-Unis au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

    Cette annonce est intervenue alors que des nouvelles tensions se faisaient jour avec la Chine et la Corée du Sud. Ces deux voisins, pour qui le Japon n’a jamais vraiment tourné la page de son passé militariste, s’en sont inquiétés.

    Taro Aso, qui est également ministre des Finances, est connu pour ses gaffes. En début d’année, il avait dû présenter ses excuses après avoir appelé les personnes en fin de vie à mourir "rapidement" pour réduire les dépenses de santé.

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  • Qui est fauteur de guerre mondiale ?

    Qui effectue des manœuvres militaires conjointes agressives autour de la Corée du Nord avec des troupes américaines, japonaises et nord-coréennes ?

    Qui propose à l’Europe d’entourer la Russie de pays satellites des occidentaux pour isoler celle-ci ? C’est en effet l’Europe qui, au travers de sa direction lituanienne, propose aux différents pays voisins, et en particulier de l’Ukraine, de s’aider de l’Europe pour contrer la Russie sur tous les plans, économique, énergétique, militaire et politique…

    Qui effectue des manœuvres en mer de Chine ? Les USA, le Japon, la Corée du sud notamment…

    Qui vient de refonder une alliance militaire dans cette zone : les USA et le Japon le 3 octobre dernier à Tokyo. Contre qui ? La Chine !

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  • L’Union européenne et les Etats-Unis ont durci mercredi soir leurs sanctions contre la Russie en raison de la crise en Ukraine, évitant toutefois des mesures économiques de grande envergure.

    Réunis en sommet à Bruxelles, les Européens ont notamment décidé du gel de programmes menés en Russie par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), selon une source diplomatique.

    Avant une déclaration du président Barack Obama sur l’Ukraine et la politique étrangère prévue pour 21H15 GMT, les Etats-Unis ont étoffé leurs sanctions en prenant pour cible principale le géant russe des hydrocarbures, Rosneft.

    L’influence de Rosneft est grandissante depuis qu’il est dirigé par un proche du président Vladimir Poutine, Igor Setchine et Washington a décidé de geler ses éventuels avoirs aux Etats-Unis tandis que les entreprises américaines ne seront plus autorisées à mener des transactions avec lui.

    La Russie a jugé les nouvelles sanctions américaines prises à son encontre "scandaleuses" et "totalement inacceptables", et a promis d’y répondre par des mesures "douloureuses", a annoncé le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

    La nouvelle série de sanctions vise également la banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank, ainsi que les autorités séparatistes de Donetsk et de Lougansk, qui tentent de faire sécession dans l’Est de l’Ukraine.

    L’UE a aussi décidé de cibler des "entités", y compris russes, accusées de soutenir "matériellement ou financièrement" les actions menaçant ou sapant la souveraineté de l’Ukraine. Leur liste sera déterminée d’ici la fin juillet.

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  • Mikhaïl Gorbatchev, a estimé samedi que le monde était "au bord d’une nouvelle Guerre froide", en marge des célébrations marquant le 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, selon des propos rapportés par l’agence allemande dpa.

    "Le monde est au bord d’une nouvelle Guerre froide", a affirmé l’ancien responsable de 83 ans, dans une allusion manifeste à la crise ukrainienne. "Certains disent qu’elle a déjà commencé", a-t-il ajouté.

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  • Vladimir Poutine a mis sa menace à exécution. Le président russe a quitté le sommet du G20 qui se déroule à Brisbane en Australie bien avant sa fin officielle. Il faut dire que le chef d’Etat était chahuté en raison de son implication dans la crise ukrainienne.

    Barack Obama s’était dit décidé "à s’opposer à l’agression russe contre l’Ukraine, qui représente une menace pour le monde". De son côté, les Européens par la voix d’Angela Merkel, envisageaient d’infliger de nouvelles sanctions financières contre des personnalités russes.

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  • Une "nouvelle Guerre froide" est déclarée entre Russes et Américains et pourrait dégénérer en conflit armé, a mis en garde jeudi le dernier dirigeant de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev.

    "On n’entend que parler de sanctions de l’Amérique et de l’Union européenne contre la Russie. Ont-ils perdu la tête ?", a déclaré M. Gorbatchev cité par l’agence Interfax.

    "L’Amérique s’est égarée dans les profondeurs de la jungle et nous entraîne avec elle", a ajouté le père de la perestroïka, apprécié en Occident pour son rôle lors de la chute du mur de Berlin en 1989.

    "Et pour dire franchement les choses, elle (l’Amérique) nous entraîne dans une nouvelle Guerre froide, en essayant ouvertement de suivre son idée géniale de vouloir toujours triompher", a critiqué l’ancien dirigeant de 83 ans.

    "Où cela va-t-il tous nous mener ? La Guerre froide est déjà déclarée. Et ensuite ? Je ne suis pas en mesure de déclarer avec assurance que la Guerre froide ne va pas tourner à une véritable guerre. J’ai peur qu’ils (les Américains) en prennent le risque".

    Ces déclarations alarmistes de Mikhaïl Gorbatchev interviennent sur fond de crise ukrainienne et de détérioration des relations entre Russes et Occidentaux à un niveau sans précédent depuis la chute de l’URSS en 1991.

    Après l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie et le déclenchement d’un conflit qui a fait plus de 5.000 morts depuis avril dans l’est de l’Ukraine, Washington et Bruxelles ont adopté plusieurs séries de sanctions économiques contre Moscou.

    Washington a menacé mercredi de nouvelles sanctions en affirmant que le prix à payer "continuera d’augmenter" si la Russie ne cesse pas de soutenir les séparatistes pro-russes en Ukraine.

    Les ministres européens des Affaires étrangères tiennent jeudi à Bruxelles une réunion extraordinaire pour discuter de l’attitude à adopter envers la Russie après le regain de violences dans l’est de l’Ukraine, et le bombardement de la ville portuaire de Marioupol, qui a fait 30 morts samedi.

    L’Union européenne s’oriente vers une simple extension de sa liste noire de personnes sanctionnées, a indiqué mercredi une source européenne. Selon plusieurs sources à Bruxelles, les 28 devraient aussi décider de reconduire la première série de sanctions visant des séparatistes ukrainiens et des responsables russes, qui arrivent à échéance en mars.

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  • L’affrontement USA-Russie prend tournure en Ukraine.

    Suite aux récentes victoires militaires enregistrées dans l’est de l’Ukraine par les séparatistes pro-russes, l’administration américaine étudie à nouveau la possibilité de livrer des armes "défensives" au régime de Kiev. Un rapport publié ce lundi préconise que Washington fournisse aux troupes loyalistes pour plusieurs milliards de dollars de ces matériels.

    En Ukraine de l’Est, les rebelles pro-russes veulent mobiliser 100 000 hommes... Après l’échec des pourparlers à Minsk, le dirigeant de la République séparatiste de Donetsk annonce une "mobilisation générale" dans dix jours.

    Kiev aussi mobilise : les autorités avaient lancé fin janvier une quatrième vague de mobilisation, qui devrait toucher environ 50 000 hommes. Mais à Donetsk, fief des séparatistes pro-russes, l’annonce de la prochaine mobilisation a été accueillie avec scepticisme. "Je n’y crois pas trop. Soit c’est faux, soit c’est dit à l’intention des médias ukrainiens", réagit Alexandre, 28 ans, un responsable d’une compagnie de transport qui soutient pourtant les autorités séparatistes. "Mais si c’est vrai, le but est de tuer toute la population de Donetsk", ajoute-t-il en estimant que Zakhartchenko est en train de "saper sa popularité auprès de ceux qui l’ont soutenu". Vitali, un webdesigner de 24 ans, estime, lui, que de telles initiatives "mènent dans une impasse". "Chaque jour, je me sens un peu plus otage (des autorités séparatistes)", lance-t-il.

    La situation s’est dangereusement dégradée sur le terrain ces dernières semaines, avec de lourdes pertes chez les soldats ukrainiens et les civils tout au long de la ligne de front. Douze personnes, dont sept civils, ont encore été tuées dans les régions de Donetsk et Lougansk ces 24 dernières heures, après un week-end sanglant au cours duquel ont péri une cinquantaine de soldats ukrainiens et de civils.

    Signe de l’inquiétude croissante de l’Occident face à la perspective d’une victoire des rebelles, le commandement militaire de l’Otan et des responsables de l’administration américaine sont prêts à soutenir l’envoi d’armes défensives létales aux forces ukrainiennes, a affirmé le New York Times dimanche. Le président Barack Obama n’a pas encore pris de décision sur l’envoi d’une "aide létale", mais son administration évoque le sujet en raison de la recrudescence des combats entre Kiev et les séparatistes soutenus par la Russie, selon le quotidien. Jeudi, le chef de la diplomatie américaine John Kerry effectuera une visite en Ukraine pour apporter "un soutien sans failles" aux autorités pro-occidentales de Kiev.

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  • Laissant présager une nouvelle escalade du conflit ukrainien, le premier ministre Arseniy Iatseniouk a déclaré lundi un état d’urgence officiel dans les provinces de Donetsk et de Lugansk, dans l’est du pays. Il a aussi annoncé que le reste de l’Ukraine serait placé en état d’alerte maximale. Les bastions séparatistes de la région du Donbass opposés au régime de Kiev, au pouvoir depuis un an suite à un coup d’Etat soutenu par les Etats-Unis et l’UE, ont connu ces dernières semaines une reprise des hostilités.

    Parlant dimanche à des journalistes à la Nouvelle Delhi, le président américain Barack Obama a accusé la Russie d’être responsable de la reprise des combats dans l’est de l’Ukraine et a assuré qu’il se servirait de toute option en dehors d’une guerre ouverte pour intensifier la pression politique et économique sur Moscou.

    Obama a dit d’un air détaché aux journalistes que les Etats-Unis n’avaient aucun intérêt à affaiblir la Russie ou à dévaster son économie. « Nous avons un grand intérêt, comme tous les pays à mon avis, à promouvoir un principe fondamental qui est que les grands pays n’intimident pas les pays plus petits. Qu’ils n’empiètent pas sur leur intégrité territoriale. Qu’ils n’empiètent pas sur leur souveraineté. Et c’est ça qui est en jeu en Ukraine, » a-t-il dit.

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  • Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les relations entre la Chine et le Japon sont encore loin d’être apaisées. Aors que les projets de loi de défense controversés du Premier ministre nippon, Shinzo Abe, ont été adoptés jeudi, la Chine a poussé un cri d’alarme, qualifiant la nouvelle d’« acte sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale ».

    « Il est parfaitement légitime de demander si le Japon va renoncer à sa politique exclusivement tournée vers sa défense, et quitter sa trajectoire de développement pacifique », a commenté Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise, peu après l’adoption par la Chambre basse japonaise de ces textes réinterprétant la Constitution pacifiste nippone. « Nous exhortons le Japon à tirer les leçons de l’Histoire, à demeurer sur la voie du développement pacifique, à respecter les préoccupations majeures de sécurité de ses voisins asiatiques et à s’abstenir de menacer la souveraineté de la Chine », a ajouté Hua dans un communiqué.

    Elle a souligné que l’initiative du Japon intervenait « au moment où les peuples du monde se souvenaient de l’histoire », à l’occasion des commémorations du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les textes de loi controversés de Shinzo Abe rendraient possible l’envoi à l’extérieur du Japon des Forces d’autodéfense -le nom officiel de l’armée- pour venir en aide à un allié, en premier lieu les Etats-Unis, mais ils rencontrent une vive opposition dans le pays.

    Dans un commentaire, l’agence de presse officielle Chine nouvelle a estimé que l’adoption des projets de loi rapprochait le Japon et ses voisins d’un « scénario cauchemardesque ». « Pour les pays qui ont été victimes de l’agression du Japon, les projets de loi (nippons) font encore plus froid dans le dos », a ajouté l’agence d’Etat. Les projets de loi doivent à présent passer en Chambre haute où ils devraient normalement être soumis au débat pendant un maximum de 30 jours.

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  • Le gouvernement japonais du Premier ministre Shinzo Abe fait monter les tensions avec Pékin, en insistant pour que le livre blanc annuel du ministère de la Défense, publié mardi, comprenne des critiques plus stridentes de la Chine, en particulier de ses activités en mers de Chine méridionale et orientale. Le document a été retardé de plus d’une semaine après que les parlementaires du gouvernement l’ont condamné comme trop mou sur la Chine et ont insisté qu’il soit modifié.

    La publication du rapport modifié est intervenue quelques jours après que le gouvernement a fait voter par la chambre basse japonaise une nouvelle loi controversée sur la sécurité. En nourrissant les craintes sur la supposée menace chinoise, Abe tente clairement d’émousser la large opposition à ces lois.

    Le livre blanc de 429 pages consacre un tiers de son chapitre sur les questions mondiales de défense à la Chine, déclarant que le Japon était « fortement préoccupé » par Pékin. « La Chine, en particulier sur les questions maritimes contradictoires, continue d’agir d’une manière autoritaire, avec des tentatives coercitives pour changer le statu quo, et est prête à imposer ses exigences unilatérales de façon cavalière sans compromis », a-t-il déclaré.

    Le document exige l’arrêt de la construction de la Chine de plates-formes d’exploration pétrolières et gazières en mer de Chine orientale. « Nous avons confirmé que la Chine a lancé la construction de nouvelles plates-formes océaniques et nous réaffirmons notre opposition au développement unilatéral par la Chine », a-t-il déclaré.

    Le ministère des Affaires étrangères japonais a ensuite publié des photos de l’exploration sur son site web, assorties d’une nouvelle déclaration. Tout en reconnaissant que toutes les plates-formes étaient du côté chinois d’une ligne médiane délimitant les zones économiques exclusives des deux pays, la déclaration a de nouveau critiqué « le développement unilatéral » de la Chine et a appelé Pékin à reprendre les pourparlers de 2008 sur le développement conjoint des ressources maritimes.

    Au parlement japonais, le ministre de la Défense Nakatani a affirmé que l’une des plates-formes pourrait servir à « déployer un système radar » ou « de base d’opérations pour des hélicoptères ou des drones afin d’effectuer des patrouilles aériennes ». Dans un commentaire intitulé « Une nouvelle menace chinoise dans la mer de Chine orientale ? Pas si vite », le site web Diplomat a rejeté la prétendue menace, soulignant que la Chine n’obtiendrait aucun avantage en déplaçant ses opérations de surveillance actuelles vers ces plates-formes.

    En exigeant l’arrêt des plates-formes d’exploration, le gouvernement Abe crée une nouvelle poudrière deplus dans son conflit avec la Chine. Les tensions entre les deux pays sont déjà élevées après la « nationalisation » unilatérale de plusieurs îlots en mer de Chine orientale, appelés Senkaku au Japon et Diaoyu en Chine, par le gouvernement japonais précent. Selon le livre blanc, l’armée japonaise a fait décoller d’urgence des avions de chasse 464 fois au cours de 2014 pour intercepter des avions militaires chinois à proximité de l’espace aérien revendiqué par le Japon.

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  • La seule solution des impérialistes à l’effondrement générale du capitalisme : la guerre mondiale.

    "Le contrôleur général des Finances du Pentagone, Michael McCord, a indiqué dans une interview à Bloomberg que le budget militaire des États-Unis pour 2017 était en révision, principalement en vue d’une confrontation avec Moscou."

    "l’objectif principal de Washington en Syrie n’est pas la défaite de l’EI, mais le changement du régime. Son but est de priver la Russie de son seul allié au Moyen-Orient et de sa seule base navale étrangère"

    Les tensions entre Washington et Moscou continuent de s’aviver à propos d’allégations américaines que la Russie serait en train de monter « une base aérienne avancée » non loin de Lattaquié, ville portuaire du nord-ouest pour préparer une intervention d’appui plus direct au gouvernement de Bachar al-Assad, contre les milices islamistes armées et soutenues par les Etats-Unis et leurs alliés régionaux.

    Le Département d’Etat américain a rapporté que le Secrétaire d’État John Kerry a téléphoné à son homologue russe, Sergueï Lavrov mardi pour la troisième fois en tout juste 10 jours pour mettre en garde contre une poursuite du soutien russe au régime d’Assad.

    Selon une version écrite du Département d’Etat de cette conversation, Kerry a déclaré que le soutien russe pour le gouvernement syrien « risquait d’exacerber et d’étendre le conflit, et de saper notre objectif commun de lutter contre l’extrémisme ».

    Kerry aurait réitéré des déclarations antérieures que le seul rôle légitime de la Russie en Syrie serait subordonné à la soi-disant « coalition » réunie par Washington et dirigée par les Etats-Unis et leurs alliés régionaux Turquie, Arabie saoudite et autres monarchies pétrolières sunnites réactionnaires du golfe Persique.

    Dans une conversation antérieure, Kerry avait menacé encore plus directement : toute présence russe élargie en Syrie portait le risque d’une « confrontation » avec l’armée américaine qui mène des frappes aériennes à l’intérieur du pays.

    La guerre aérienne des USA menace de s’enflammer, l’Australie ayant annoncé les premières frappes aériennes de ses avions de guerre à l’intérieur de la Syrie lundi. Ce pays affirme qu’elles visaient des cibles de l’Etat islamique (EI).

    Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a dit sur France Inter mercredi que des avions de combat français lanceraient leurs propres frappes aériennes ces prochaines semaines pour tenter d’arrêter les progrès de l’EI, en particulier près d’Alep, l’ancienne capitale commerciale et industrielle syrienne, largement détruite. Les soi-disant « rebelles », les forces islamistes que Le Drian qualifie toujours envers et contre tout d’« Armée syrienne libre », ont effectué un bombardement meurtrier au mortier de la partie ouest, pro-gouvernementale, de la ville mardi, tuant 38 civils, dont 14 enfants .

    Augmentant le danger d’affrontement militaire avec les forces russes, Washington a rompu les relations entre ses militaires et ceux de la Russie dans le cadre de sa campagne pour isoler Moscou suite à son annexion de la Crimée après le coup d’Etat de Kiev l’an dernier, orchestré par les Etats-Unis et dirigé par des fascistes.

    Kerry a reconnu mercredi que la Russie avait proposé une reprise de ces pourparlers afin d’« éviter les conflits » en cas d’éventuelles rencontres entre les forces militaires des deux pays en Syrie. Il a indiqué que la demande serait examinée mais ne s’est engagé à aucun contact de ce type.

    Des responsables russes ont nié que Moscou menait une intervention directe ou augmentait qualitativement sa présence sur le sol syrien, tout en insistant sur le fait que son aide au gouvernement syrien était cruciale pour vaincre l’EI et d’autres forces islamistes cherchant à le renverser.

    Parlant mardi à l’Organisation du Traité de sécurité collective à Douchanbé, au Tadjikistan, le président russe Vladimir Poutine a défendu l’aide militaire russe à la Syrie. « Nous soutenons le gouvernement syrien dans la lutte contre une agression terroriste, et nous proposons et nous continuerons à proposer l’aide militaire et technique nécessaire, et nous appelons les autres pays à se joindre à nous », a déclaré M. Poutine.

    Il a appelé les puissances occidentales à « mettre de côté leurs ambitions géopolitiques, à s’abstenir de maintenir le deux poids, deux mesures de la politique d’utilisation directe ou indirecte de groupes terroristes distincts pour atteindre des objectifs opportunistes comme le changement de gouvernements ou de régimes pouvant déplaire à l’un ou à l’autre. »

    Poutine a également déclaré que le président syrien était disposé à trouver un compromis politique avec « la partie saine de l’opposition ».

    Washington et ses alliés régionaux ont insisté sur le fait qu’aucun compromis n’était possible en dehors de l’éviction d’Assad. Certains responsables européens, cependant, ont remis en question cette politique, craignant qu’un effondrement précipité du régime Assad aurait comme seule conséquence l’invasion de Damas soit par l’Etat islamique, soit par le Front al-Nosra, lié à al-Qaïda.

    Le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, a suggéré la semaine dernière qu’Assad pourrait rester en fonction pendant « une période de transition » de six mois, un arrangement rejeté par le gouvernement syrien, qui a remis en cause le droit de Londres d’imposer la longueur et l’issue d’un tel processus.

    Lors d’une visite d’Etat en Iran la semaine dernière, le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz a déclaré aux journalistes qu’« une approche commune pragmatique » était nécessaire, « y compris la participation d’Assad à la lutte contre le terrorisme de l’Etat islamique ». Kurz a ajouté, « Pour moi la priorité est la lutte contre le terrorisme. Ce ne sera pas possible sans des puissances comme la Russie et l’Iran ».

    Les responsables russes ont insisté pour dire que les avions russes arrivant en Syrie acheminaient des fournitures tant militaires qu’humanitaires. Si Washington a fait pression sur la Bulgarie et la Grèce pour qu’elles refusent l’autorisation aux avions russes de traverser leur espace aérien, ceux-ci ont depuis changé d’itinéraire et passent au dessus de l’Iran et de l’Irak. Les responsables américains ont refusé tout commentaire quant à des pressions similaires sur le régime de Bagdad, leur allié supposé dans la guerre contre l’Etat islamique.

    « En moyenne deux avions géants de transport Condor atterrissent tous les jours depuis 10 jours à [l’aéroport de Lattaquié], alors que les cargos accostent à une base russe, dans la ville portuaire de Tartous », a fait savoir l’agence de presse McClatchy citant un responsable américain. Elle a signalé que les livraisons comprenaient jusque là des « préfabriqués pour 1.500 personnes, six chars T-90 de haute technologie, 36 véhicules blindés de transport de troupes et 15 pièces d’artillerie » ainsi que le déploiement de quelque 200 commandos marins russes.

    Si cet inventaire est correct, c’est infime par rapport au matériel et personnel militaires déversé par Washington dans la région. Des stocks d’armes américaines bien plus importants sont maintenant aux mains de l’Etat islamique après que ce dernier a mis en déroute les forces irakiennes à Mossoul et ailleurs, capturant armes et matériel. Depuis, plus de 3.000 soldats américains ont été déployés en Irak, tandis que l’aviation américaine effectue des sorties 24 heures sur 24, en Irak comme en Syrie.

    Malgré tout ce déploiement Washington, qui a bombardé l’EI pendant un an, n’a obtenu que peu de résultats. La milice islamiste, selon les rapports des renseignements, a autant de combattants qu’avant et continue de contrôler au moins autant de territoire qu’il y a un an.

    C’était là l’essentiel d’un commentaire acerbe du ministère russe des Affaires étrangères mercredi. « Une question légitime se pose, quels sont les résultats obtenus après avoir envoyé dans cette région les forces militaires de ces pays si friands du comptage des survols d’avions étrangers », a dit le ministère dans un communiqué. « Malheureusement, les réalisations de la coalition dans la lutte contre (l’Etat islamique) paraissent très modestes ».

    Cette évaluation fut confirmée de façon saisissante mercredi par un témoignage du général Lloyd Austin, chef du Commandement central américain, devant le Comité des services armés du Sénat. Interrogé par les sénateurs sur le nombre des « rebelles » formés par les Etats-Unis se battant en Syrie, le général Austin a répondu « c’est un petit nombre... à vrai dire quatre ou cinq ». Les responsables du Pentagone ont ajouté qu’à peine plus de 100 de ces combattants sont actuellement en cours de formation. Les sénateurs ont réagi en qualifiant ce programme d’entraînement de $500 millions d’« échec » et de « débâcle ».

    Ce qui est clair c’est que l’objectif principal de Washington en Syrie n’est pas la défaite de l’EI, mais le changement du régime. Son but est de priver la Russie de son seul allié au Moyen-Orient et de sa seule base navale étrangère, dans le cadre d’une stratégie générale des Etats-Unis d’imposer leur hégémonie militaire sur cette région riche en énergie, et plus largement sur l’Eurasie.

    À cette fin, l’impérialisme américain intensifie ses menaces militaires envers la Russie. Le contrôleur général des Finances du Pentagone, Michael McCord, a indiqué dans une interview à Bloomberg que le budget militaire des États-Unis pour 2017 était en révision, principalement en vue d’une confrontation avec Moscou.

    « La chose à laquelle nous devons le plus réfléchir dans ce budget, par rapport à tous les autres budgets précédents, est la Russie », a déclaré McCord, ajoutant qu’il s’agissait de « savoir si nous faisons les bonnes choses en fait d’investissements et de posture ».

    WSWS

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  • L’OTAN divulgue un projet de déploiement de 4.000 soldats aux frontières russes...

    Ce déploiement serait une escalade qualitative de l’encerclement de la Russie et du renforcement contre elle de la capacité militaire de l’alliance menée par les Etats-Unis. Il exacerberait le danger de guerre en Europe et celui d’un affrontement militaire entre les deux principales puissances nucléaires.

    Le caractère provocateur de ce déploiement est renforcé par le fait que les troupes, venant de différents pays de l’OTAN, seraient officiellement sous le commandement de l’OTAN, un règlement mis en place dans l’éventualité d’une guerre de l’OTAN avec un ennemi commun. Une telle structure de commandement est quasi inédite en temps de paix.

    Selon le Wall Street Journal, Washington insiste sur un déploiement plus considérable alors que « des responsables allemands notamment ont exprimé des réserves disant en privé aux alliés qu’ils ne voulaient pas traiter Moscou comme un ennemi permanent ou l’exclure de l’Europe… »

    Selon ce journal, d’autres membres de l’Alliance, dont Washington vraisemblablement, soutiennent qu’« un petit renforcement pourrait avoir la conséquence imprévue de rendre plus probable un conflit avec la Russie si des mésaventures ou des erreurs de M. Poutine déclenchaient accidentellement un conflit plus large. Pour le prévenir, certains disent que l’OTAN devrait multiplier les efforts en matière de dissuasion et démontrer par exemple sa capacité de déplacer rapidement un nombre plus important encore de troupes dans des exercices comme ceux qui se déroulent actuellement en Espagne et au Portugal.

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  • Hollande en Asie : les divergences euro-américaines s’accentuent à propos de la Chine
    Par Alex Lantier et Kumaran Ira
    5 novembre 2015

    Le président François Hollande a terminé mardi une visite de deux jours en Chine dont le but était de resserrer les liens financiers et stratégiques avec ce pays et de préparer la conférence sur le climat Cop21 qui se tiendra ce mois-ci à Paris.

    C’était la dernière d’une série de visites d’Etat qui soulignent le rapprochement entre l’Europe et la Chine. Le président chinois Xi Jinping s’était rendu en Grande Bretagne afin de faire de Londres l’un des principaux centres d’affaires pour le renminbi (RMB), la monnaie chinoise. Il y a quelques jours à peine, la chancelière allemande Angela Merkel dévoilait une liste d’accords commerciaux conclus lors de son huitième voyage à Beijing.

    Outre les négociations sur la conférence écologique Cop21, Hollande et les hommes d’affaires qui l’ont accompagné ont aussi signé des accords à hauteur de plusieurs milliards d’euros. Ils ont signé un accord d’un montant de 20 milliards d’euros sur les déchets nucléaires et exhorté la Chine à investir dans Areva après qu’elle a acquis d’importantes part de la société Engie (anciennement Gaz de France-Suez) et du constructeur automobile PSA.

    Ils ont aussi négocié des accords sur la vente du RMB à Paris. Les investissements directs étrangers (FDI) de la France en Chine ont atteint 17,9 milliards d’euros par an, les FDI chinois en France 4,3 milliards d’euros. La disponibilité de dizaines de milliards de RMB dans les banques françaises permettra aux investisseurs de contourner le dollar américain en faisant ces transactions.

    Par rapport aux négociations précédentes entre responsables français et chinois, l’aggravation des divergences entre la stratégie européenne et américaine à l’égard de la Chine fut bien plus difficile à masquer.

    En mars, les puissances européennes, dont la France avaient ignoré l’appel de Washington de ne pas rejoindre la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). L’AIIB faisait partie d’un projet chinois annoncé fin 2013, l’initiave « Silk Road Economic Belt » ou « One Belt, One Road » (OBOR). C’est un énorme projet, à la hauteur de 1.400 milliards de dollars pour financer l’infrastructure routière et ferroviaire permettant un transport terrestre rapide entre de la Chine et les marchés européens en passant par la Russie et l’Asie centrale, le Moyen-Orient et l’Europe de l’est.

    En Chine, Hollande était resté muet sur le « pivot vers l’Asie » américain qui vise à encercler la Chine. Il n’a accordé aucun soutien aux Etats-Unis, pourtant membre de l’OTAN, dans la confrontation en Mer de Chine du sud entre la marine américaine et les forces chinoises.

    Par contre, le journal chinois Global Times a salué le soutien de la France pour OBOR : « Les deux pays ont fait un effort pour se donner la main pour étudier de nouveaux marchés dans le cadre de l’initiative ‘One Belt, One Road’ et mettre à profit leurs ressources technologiques et financières dans l’économie mondialisée ».

    Actuellement, les critiques fusent en Europe de la politique américaine en Ukraine. Hollande a averti que l’OTAN risquait de provoquer « une guerre totale » avec la Russie ; l’ancien président Nicolas Sarkozy s’est rendu en Russie pour critiquer publiquement les sanctions financières que l’Europe impose à la Russie sous la pression des Etats-Unis. Ces sanctions vont à l’encontre des intérêts français, tels que les investissements russes de la société pétrolière française Total.

    Ces critiques françaises alignent Paris sur la Chine qui l’année dernière a offert une planche de salut à la Russie en lui accordant un crédit l’aidant à échapper aux sanctions financières.

    Les divergences euro-américaines sur AIIB/OBOR reflètent non seulement une politique financière divergente mais aussi une aggravation des conflits stratégiques entre l’impérialisme américain et ses rivaux européens. Le « pivot vers l’Asie » de Washington amène des sections de la classe dirigeante européenne à envisager le développement de liens stratégiques plus étroits avec la Chine aux dépens de leurs relations avec les Etats-Unis.

    L’initiative chinoise OBOR fut initialement une réaction au « pivot vers l’Asie » annoncé par le gouvernement Obama en 2011. Quand la Chine regardait vers l’Océan pacifique et les voies maritimes qui la relient à ses sources d’énergie au Moyen-Orient, elle faisait face à une coalition hostile rassemblée par Washington : le Japon, l’Australie, les Philippines, le Vietnam et l’Inde. Largement devancé en termes de force navale, Beijing décida de développer des itinéraires commerciaux terrestres en Eurasie.

    En lançant OBOR en 2013, Beijing revenait à une stratégie qu’il avait envisagée aux années 1990, après la dissolution de l’URSS. A l’époque, Beijing avait projeté des voies terrestres reliant la Chine au Moyen-Orient, un « Pont énergétique pan-asiatique mondial » (Pan-Asian Global Energy Bridge). Ces projets furent subitement interrompus par l’invasion américaine en Afghanistan en 2001 et l’influence exercée par la suite par Washington en Asie centrale.

    Quatorze ans plus tard, sur fond d’aggravation de la crise du capitalisme mondial et après le retrait américain de l’Afghanistan, le projet OBOR revêt une importance bien plus grande. La position économique relative de l’impérialisme américain s’est affaiblie depuis le krach de 2008 ; le capitalisme chinois est lui aussi confronté à une économie en baisse et recherche à tout prix des débouchés commerciaux. Quant à l’Europe, qui fait face à sa propre crise économique insoluble, l’impérialisme européen est de plus en plus tributaire de ses liens lucratifs avec la Chine, comme le montre la visite de Hollande.

    Les tensions géostratégiques explosent. Suite aux désaccords américains avec la Russie au sujet de la Syrie en 2013 et de l’Ukraine en 2014, ainsi qu’avec la Chine en Corée en 2013, les gouvernements contemplent tous le danger d’une guerre entre des puissances nucléaires.

    A présent, des sections de l’élite dirigeante chinoise commencent à considérer le développement d’une alliance avec l’Union européenne (UE) contre les Etats-Unis.

    Dans l’article « Les liens avec l’UE peuvent contrebalancer l’alliance Etats-Unis/Japon », le Global Times écrit : « La Chine prend l’initiative dans les relations sino-européennes. C’est plus qu’une simple coïncidence que les trois principaux chefs d’Etat européens ont rencontré en un mois le dirigeant chinois. Les médias américains se plaignent ou blâment l’Europe d’avoir abandonné ses ’principes’. Le courroux des Américains provient de leur jalousie envers la plus grande détermination de l’Europe d’avoir une relation amicale avec la Chine. »

    De telles remarques sont un avertissement à la classe ouvrière internationale de la faillite de l’ordre social. Les contradictions d’une ampleur catastrophique enracinées dans les contradictions entre le développement des forces productives et le caractère irrationnel du système d’Etat-nation, se développent dans la structure du capitalisme mondial.

    Des obstacles énormes existent à la formation d’une alliance sino-européenne : l’alliance de l’OTAN entre les Etats-Unis et l’Europe, l’instabilité des régions que la Chine tente d’unir à l’OBOR et les divisions en Europe même. Selon le Global Times, « La Chine doit savoir que les relations euro-américaines sont loin d’être aussi mauvaises que nous le pensons, et la soi-disant rivalité entre le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France pour obtenir les faveurs de la Chine n’est pas aussi fiable que nous le prévoyons. »

    Il n’en reste pas moins cependant que la Chine et les puissances européennes collaborent pour le moment contre la volonté de Washington pour planifier l’embryon des infrastructures de transport et financières qui fédéreraient le continent eurasien en une unité économique. Une telle unité, si elle se développait, serait non seulement le grand rival géostratégique des Etats-Unis, mais les surpasserait en termes de population et de force industrielle.

    L’un des principaux dangers issus des actuelles divisions euro-américaines est le risque que ces contradictions n’explosent en une guerre, par laquelle l’impérialisme américain chercherait à éviter d’être relégué à un statut de second rang. En effet, un objectif central de la politique étrangère américaine a longtemps été d’empêcher à tout prix l’unification du continent eurasien.

    La nécessité d’agir agressivement pour empêcher un tel résultat est l’un des principaux thèmes du livre de l’ancien conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, publié en 1997.

    Observant la montée du pouvoir économique des deux côtés de l’Eurasie, il écrivait : « la question de quelle attitude une Amérique engagée mondialement devrait adopter vis-à-vis des affaires complexes de l’Eurasie – surtout, si elle peut prévenir l’émergence d’une puissance eurasienne dominante et antagoniste – demeure le problème essentiel posé aux Etats-Unis s’ils veulent conserver leur primauté sur le monde… L’Eurasie est donc l’échiquier où se déroule le combat pour la primauté mondiale. »

    En 2005, la société d’analyse stratégique Stratfor a écrit que la crainte d’une Eurasie dominée par la Russie était une raison suffisante pour démembrer la Russie : « L’URSS a été plus loin que toute autre pays dans la direction de l’unification de l’Eurasie en une puissance unique, intégrée et continentale – le seul événement externe susceptible de mettre fin au primat mondial des Etats-Unis. Ces petits faits sont des éléments que les décideurs n’oublient pas et ne prennent pas à la légère… La politique américaine à l’égard de la Russie est simple et définitive : la dissolution, » avait-il écrit.

    A présent, face à l’escalade d’une crise pour laquelle elles n’ont pas de solution, le danger est grand que les principales puissances appliquent une politique encore plus agressive.

    (Article original paru le 4 novembre 2015)

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  • Le ministre de la Défense japonais, Gen Nakatani, a donné l’ordre aux unités de défense anti-missiles d’être prêts à abattre un missile nord-coréen s’il menaçait son territoire.

    Le gouvernement japonais a décidé de se placer en alerte maximale après que la Corée du Nord a averti trois agences de l’ONU de son intention de lancer entre les 8 et 25 février une fusée transportant un satellite.

    L’annonce nord-coréenne fait suite à des rumeurs ces derniers jours sur la préparation par Pyongyang d’un test de missile balistique, qui serait un nouveau pas vers son objectif de se doter de missiles nucléaires.

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  • Les états-majors italien, français, britannique, américain, avec ou sans la Russie, se préparent à mener en Libye une intervention militaire du type de celle qu’ils mènent en Syrie.

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  • Les États-Unis accélèrent leur encerclement militaire de la Chine

    Les États-Unis et les Philippines ont annoncé vendredi dernier que cinq des bases militaires du pays seraient ouvertes aux forces américaines en vertu de l’Accord de la coopération renforcée de défense (EDCA). La mise en œuvre de l’accord sur les bases militaires aux Philippines n’est qu’un des composants de l’accélération du renforcement militaire des États-Unis dans la région Indo-Pacifique dans le cadre de l’encerclement et des préparatifs de guerre contre la Chine.

    Les deux pays ont signé l’accord EDCA en 2014, mais la Cour suprême des Philippines vient seulement de rejeter les contestations judiciaires à l’accord en janvier. L’annonce de la semaine dernière faisait suite à deux jours de discussions de haut niveau à Washington autour d’une offre par l’administration philippine faite en février pour rendre huit bases militaires disponibles aux militaires américaines.

    Les cinq « lieux convenus » comprennent la base militaire aérienne Antonio Bautista, sur l’île de Palawan, directement adjacente aux îles contestées de Spratley dans la mer de Chine méridionale. Au cours de la dernière année, Washington a considérablement accru les tensions avec Pékin, en dénonçant ses activités de remblaiement dans les îles et la « militarisation » de la mer de Chine méridionale. En octobre dernier et à nouveau en janvier, les destroyers de la marine des États-Unis ont directement contesté les revendications maritimes chinoises par intrusion dans la limite territoriale de 12 milles marins autour des îlots administrés par la Chine.

    L’armée américaine aura également accès à la base aérienne de Basa au nord de Manille, le Fort Magsaysay (une base militaire énorme), la base aérienne de Lumbia au Cebu et la base aérienne de Mactan-Benito Ebuen à Mindanao. Le Secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter, doit se rendre à Manille le mois prochain pour finaliser les arrangements. Cependant, l’ambassadeur américain aux Philippines, Philip Goldberg, a déclaré aux médias qu’il s’attendait à ce que le mouvement initial des fournitures et du personnel à commencer « très bientôt. » Le Congrès américain a mis de côté 66 millions de dollars pour la construction d’installations militaires aux Philippines.

    Pékin a condamné la nouvelle entente sur les bases militaires et a mis en garde contre le risque de conflit. Un commentaire publié samedi par l’agence de presse Xinhua appartenant à l’État a accusé Washington de « troubler les eaux de la mer de Chine méridionale et de faire de l’Asie-Pacifique un second Moyen-Orient. » Le lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying a souligné l’hypocrisie des États-Unis, accusant la Chine de « militariser » la mer de Chine méridionale, en criant : « n’est-ce pas ce genre de renforcement continu des déploiements militaires en mer de Chine méridionale et dans les régions avoisinantes qu’ils considéraient comme de la militarisation ? »

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  • À Canberra la semaine dernière, l’amiral Scott Swift, commandant de la Flotte du Pacifique des États-Unis, a lancé une autre bordée contre la Chine, déclarant que « la liberté des mers » était « de plus en plus vulnérable à une résurgence menée par un état du principe que la force fait le droit. » Il a déclaré qu’il était troublé par « les signes indéniables de militarisation dans certaines parties de la région, sans précédent par leur étendue et leur échelle. »

    Le cynisme de ces déclarations ne connaît aucune limite. La marine américaine a non seulement réalisé deux opérations de « liberté de navigation » dans les eaux territoriales revendiquées par la Chine, mais aussi, plus tôt ce mois-ci, elle a envoyé le porte-avions nucléaire, le USS John C Stennis, avec son groupe d’attaque associé, en mer de Chine méridionale pendant quatre jours d’exercices et de patrouilles. Au cours du dernier quart de siècle, les États-Unis sont passés outre et ont foulé aux pieds le droit international sur la base de « la force fait le droit » en se livrant à une succession continue de guerres, interventions militaires et provocations.

    Maintenant, Washington se prépare à la guerre à une échelle encore plus terrible avec la Chine en mettant les pays de la région sous pression afin de les faire rentrer dans les rangs. La visite de Swift à Canberra coïncide avec une campagne concertée pour faire pression sur le gouvernement australien pour monter sa propre opération « liberté de navigation » dans la mer de Chine méridionale – un exercice militaire téméraire qui implique toujours le risque d’une erreur de calcul ou une erreur déclenchant un conflit plus large.

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  • La première mise en service d’un système européen de missiles pour menacer la Russie a été inauguré...

    Le premier site terrestre de la défense anti missiles balistiques européenne a été déclaré opérationnel. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg et le secrétaire adjoint à la défense américain Robert Work se sont rendus le 12 mai en Roumanie à Deveselu pour déclarer l’installation apte a effectuer ses missions.

    Cette première infrastructure du système Aegis Ashore a été conçue pour détecter, poursuivre et intercepter les missiles balistiques lors de leur phase exo-atmosphérique. Le site comprend un radar AN/SPY-1, un système de contrôle et de commandement et un système de lancement vertical pour missiles SM-3. Le site emploi le système de combat Aegis 5.0 et met en oeuvre le missile SM-3 Block IB. Le système Aegis Ashore est une version adaptée à un déploiement à terre du système embarqué sur certains navires de l’US Navy et de forces navales alliées.

    La construction du site roumain a débuté en 2015 dans le cadre de la deuxième phase de la "Phased Adaptive Approach" (PAA), le développement progressif d’une capacité anti missiles balistiques en Europe, dans les pays membres de l’OTAN. Cette infrastructure a pour vocation de protéger l’Europe Méridionale contre des attaques de missiles balistiques.

    Dans le cadre de la troisième phase de la PAA, un site du même type devrait être construit en Pologne en 2018. Il fonctionnera alors avec la version 5.1 du système Aegis et les versions Block IB et IIA du missiles SM-3.

    Le 12 mai, le secrétaire général de l’OTAN, a déclaré que les missiles balistiques venant d’en dehors de l’alliance représentent "une menace réelle pour les pays de l’OTAN". Depuis plusieurs années, le développement de la défense anti missiles en Europe est facteur de tension entre l’OTAN et la Russie.

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  • Washington et Varsovie ont lancé vendredi la construction d’une base faisant partie du système antimissile américain en Europe, s’attirant immédiatement une mise en garde du président russe Vladimir Poutine.

    Tant le secrétaire adjoint à la Défense américain Bob Work que le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz ont affirmé à Redzikowo près de Slupsk dans le nord de la Pologne que leur base, similaire à celle de Deveselu en Roumanie, devenue officiellement opérationnelle jeudi, aurait un rôle purement défensif, devant servir à intercepter des missiles balistiques pouvant venir du Proche-Orient et surtout d’Iran.

    Mais, pratiquement au même moment, M. Poutine a affirmé que son pays prendrait des mesures pour faire face aux "menaces" posées par le déploiement d’éléments du bouclier antimissile américain.

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  • OTAN va-t-en guerre !!!

    A trois semaines d’un sommet hautement symbolique à Varsovie, l’Otan aligne les mesures traduisant son durcissement depuis deux ans face à Moscou en déployant notamment des troupes à l’Est...

    Les ministres ont donné mardi leur feu vert à une mesure phare du sommet : le déploiement par rotations de six à neuf mois de quatre bataillons de combat (800 à 1.000 soldats chacun) dans les pays baltes et en Pologne, dès 2017. La Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l’Allemagne ont annoncé qu’ils fourniraient le gros des troupes dans un premier temps, et le Canada pourrait fournir la majorité des soldats du quatrième bataillon, selon des diplomates.

    Par ailleurs, l’Otan envisage de dépêcher des unités terrestres pour des exercices et entraînements avec une brigade composée de soldats bulgares et roumains stationnée en Roumanie, et d’y entreposer des équipements militaires.

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  • Le secrétaire général de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), Jens Stoltenberg, a confirmé lundi que celle-ci allait envoyer 4.000 soldats supplémentaires en Europe de l’Est, prétendument pour rassurer la Pologne et les Etats baltes. « Nous nous mettrons d’accord pour déployer par rotation quatre bataillons multinationaux robustes dans les Etats baltes et en Pologne », a-t-il déclaré à des responsables de l’alliance.

    Les États-Unis, l’Allemagne et la Grande-Bretagne contribueront chacun 1.000 soldats et le Canada doit confirmer son propre contingent de 1.000 soldats. Ces déploiements sont une des actions les plus provocantes prises par le haut commandement de l’OTAN dans le cadre de son renforcement militaire anti-russe, qui dure déjà depuis bien plus d’un an. De plus en plus irresponsables, les Etats-Unis et les élites dirigeantes européennes sèment les germes de la guerre sur tout le continent eurasien.

    L’annonce de ces nouveaux déploiements survient au moment où se déroule l’opération Anaconda 2016, plus de 30.000 soldats de l’OTAN mobilisés dans le plus grand exercice de guerre en Pologne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Quelque 12.500 de ces 30.000 soldats sont américains.

    Sous couvert de « déploiements rotatifs », l’OTAN a mis en place une force militaire permanente en Europe de l’Est. Présenté au public comme une réponse à « l’ingérence » russe en Ukraine et aux provocations alléguées de l’armée russe aux frontières d’Etats membres de l’OTAN, le but réel de ce fer de lance de l’OTAN est de préparer une invasion terrestre à la frontière occidentale de la Russie.

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  • Les « incidents » volontairement menaçants se multiplient entre USA et Russie. Un navire de guerre américain s’approche de trop près d’un navire de guerre russe. Un avion russe s’approche des avions américains. Des nouvelles troupes occidentales menacent la Russie en Ukraine. Et on en passe… On prépare les peuples à la boucherie mondiale. Pas la peine de fêter la guerre de 1914-1918, la fameuse der des der ! On nous prépare une reprise à grande échelle !!!

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  • Le sommet de l’OTAN qui commence aujourd’hui est très évidemment militaire tourné contre la Russie et manifeste d’une montée vers la guerre mondiale...

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  • Renforcement des capacités de l’Otan à l’Est, exercices et budgets militaires en hausse en Europe occidentale : il y a comme un parfum de guerre contre la Russie en Europe...

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  • Au sommet de l’OTAN à Varsovie, les pays de l’Alliance ont confirmé la montée en puissance de leur présence militaire en Europe de l’Est où quatre bataillons, soit jusqu’à 4000 militaires, seront déployés par rotation dans les trois pays baltes et en Pologne. La France enverra en 2017 une compagnie (150 hommes) en Estonie et une autre en 2018 en Lituanie, dans le cadre de la Brigade franco-allemande.

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  • Obama qui s’est toujours présenté comme favorable à ne pas faire de nouvelles guerres américaines affirme maintenant être à la limite de la guerre avec la Russie...

    Le rendez-vous polonais est le dernier sommet de l’OTAN auquel participe le président américain Barack Obama. Celui-ci s’est positionné sur les relations conflictuelles avec la Russie et de ce qu’il appelle "ses volontés d’expansion", symbolisées par l’annexion de la Crimée, il prône la fermeté et soutient le déploiement de forces dans les pays baltes et la Pologne.

    C’est en fait la préparation non camouflée à la guerre !

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  • L’Union européenne renforce les droits de douane sur l’acier en provenance de Chine et de Russie. Décision économique, lourde de sens sur le plan géopolitique.

    La guerre économique est très liée à la guerre politique qui monte...

    En attendant la guerre tout court...

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  • Les exercices militaires conjoints annuels des Etats-Unis et de la Corée du Sud, connus sous le nom de Ulchi-Freedom Guardian (UFG), ont commencé lundi sur fond de tensions croissantes en Asie, alimentées par le renforcement militaire américain dans toute la région. Bien que nominalement dirigés contre la Corée du Nord, ces jeux de guerre consolident l’alliance militaire de Washington et de Séoul alors que les USA se préparent au conflit avec la Chine.

    Les exercices militaires impliquent environ 25.000 militaires américains, dont 2.500 venus de l’extérieur de la Corée du Sud, opérant aux côtés de 75.000 soldats sud-coréens. Les Etats-Unis ont 28.500 soldats stationnés en permanence en Corée du Sud où ils réorganisent actuellement leurs bases dans le cadre d’une réorganisation plus large des forces militaires américaines dans la région Asie-Pacifique.

    La Corée du Nord a réagi en menaçant de façon militariste de lancer des frappes nucléaires contre la Corée du Sud et les Etats-Unis « s’ils montrent le moindre signe d’agressivité. » Ces menaces inconsidérées et inflammatoires, qui n’ont rien à voir avec la défense du peuple nord-coréen, font directement le jeu de Washington, fournissant un prétexte à leur propre expansion militaire et leurs provocations dans la région.

    La Commission d’armistice militaire du Commandement des Nations Unies, menée par les USA, a déclaré qu’elle avait informé l’armée nord-coréenne que les exercices UFG étaient « non-provoquants ». Cette tentative de dépeindre ces jeux de guerre communs comme défensifs et bénins est fausse. Au cours des cinq dernières années en particulier, le gouvernement Obama a maintes fois exploité les exercices avec la Corée du Sud pour faire une démonstration de force menaçante en Asie du Nord-Est.

    En novembre dernier, la Corée du Sud et les États-Unis ont formellement adopté une nouvelle stratégie militaire – les plans opérationnels 5015 (OPLAN 5015) – qui est explicitement de caractère offensif. Dans un conflit avec la Corée du Nord, les forces américaines et sud-coréennes lanceraient des frappes préventives sur des cibles clés, comme les installations nucléaires et des raids de « décapitation » pour assassiner de hauts fonctionnaires, parmi eux le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

    OPLAN 5015 constitue le cadre non seulement des jeux de guerre UFG, mais aussi des exercices Soaring Eagle actuellement menés par l’armée de l’air sud-coréenne, impliquant quelque 60 avions militaires et 530 soldats. Selon le Korea Times, l’armée de l’air s’entraîne à « neutraliser préventivement les menaces de missiles balistiques du Nord en bloquant de manière proactive les missiles et leur voie d’approvisionnement. »

    The Korea Times a également noté que les responsables sud-coréens « prêtent une vive attention à la possibilité que Pyongyang procéderait à des provocations militaires » pendant ou après les exercices UFG. En réalité, ces énormes manœuvres, qui partent d’une guerre avec la Corée du Nord, ont toujours exacerbé les tensions dans la péninsule coréenne. Au cours de l’exercice de l’an dernier, les États-Unis ont exploité la situation pour stationner des bombardiers B-2 furtifs à capacité nucléaire sur leurs bases de Guam dans le Pacifique occidental.

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  • Le jugement d’un tribunal arbitral de l’ONU avait récusé cet été les prétentions territoriales de la Chine en mer de Chine du Sud. Cette décision avait provoqué la colère de Pékin, qui ne cesse d’affirmer sa légitimité depuis, notamment avec des démonstrations de force. Pendant toute la semaine, la marine chinoise va mener des exercices militaires aux côtés de la marine russe dans ces eaux disputées.

    En Mer de Chine, y répondent des exercices militaires conjoints menés par les marines chinoise et russe...

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  • L’armée japonaise a fait décoller d’urgence hier un avion de chasse au moment où la force aérienne chinoise envoyait plus de 40 avions militaires dans le Pacifique occidental via le détroit de Miyako près de l’île Okinawa dans le chapelet d’îles ancré au sud du Japon. L’exercice chinois et la réaction japonaise sont un nouveau signe des vives tensions qui règnent dans le nord-est de l’Asie sur fond du « pivot vers l’Asie » des États-Unis et du renforcement militaire en cours dans la région.

    Alors que Beijing a décrit ses exercices comme relevant de la routine, le nombre d’avions impliqués est exceptionnellement élevé. Un porte-parole militaire, Shen Jinke, a dit que différents types d’avion en faisaient partie dont des bombardiers H-6 K stratégiques de longue portée, des avions de chasse Su-30 et des avions ravitailleurs. La manœuvre consistait à effectuer « des missions de reconnaissance et d’alerte précoce, des attaques contre des cibles à la surface de la mer et des ravitaillements en vol pour tester la capacité de combat de la force aérienne en haute mer ».

    Le ministère japonais de la Défense a reconnu qu’aucun des avions chinois n’avait empiété sur l’espace aérien japonais mais a indiqué qu’un chasseur japonais a décollé d’urgence au moment où huit avions chinois survolaient le détroit. L’avion est passé entre l’île d’Okinawa et l’île Miyako, qui est l’une des îles la plus méridionale du Japon. Le détroit de Miyako est l’une des voies navigables internationales par laquelle passent les navires et les avions allant de la Mer de Chine orientale vers le Pacifique occidental.

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  • Le 22 septembre dernier, deux avions russes ont été pris en chasse depuis le nord de la Norvège jusqu’au large de Bilbao par dix avions de quatre pays. Un incident qui rappelle les pires heures de la guerre froide.

    Voilà comment Le Figaro titre cela :


    « Deux bombardiers russes interceptés par quatre Rafale au large de la Bretagne »

    On croirait presque que la Russie débarque en Bretagne !!!!

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  • Les USA lancent une “troisième phase” de renforcement militaire contre la Chine...

    Le secrétaire à la Défense Ashton Carter a annoncé jeudi dernier une expansion spectaculaire « pivot » du Pentagone vers l’Asie, qui intensifiera la confrontation militaire déjà tendue avec la Chine dans la région. Il a déclaré que l’Asie-Pacifique était « la région la plus conséquente pour l’avenir de l’Amérique. »

    A bord du porte-avions USS Carl Vinson à San Diego, Carter a décrit une « troisième phase » du renforcement des capacités militaires des États-Unis, avec un « réseau de sécurité principiel et inclusif » en Asie. Si Carter a affirmé que Pékin n’avait pas à être exclu du « réseau », tous les aspects de la « troisième phase » visent bien la préparation d’une guerre avec la Chine.

    L’importance attribuée par Carter au Partenariat transpacifique (TPP) pour « lier les Etats-Unis plus étroitement aux 11 autres pays » souligne le but du « pivot » : maintenir la domination américaine et subordonner la Chine aux intérêts de la États Unis. Les termes du TPP assurent que Pékin en sera exclu à moins d’accepter les règles fixées par Washington.

    Carter a souligné que l’hégémonie économique des États-Unis devait être soutenu par la puissance militaire. En décrivant la « troisième phase », il a déclaré que « les États-Unis continueront à développer notre avantage militaire pour que nous restions l’armée la plus puissante dans la région et le partenaire de sécurité de choix. »

    Carter a indiqué que la « première phase » du « pivot » annoncé en 2011 avait impliqué une montée quantitative de l’armée américaine et la restructuration de ses bases militaires. Des dizaines de milliers de militaires américains ont été redéployés vers l’Asie, où Washington compte affecter 60 pour cent de ses capacités aériennes et navales. La restructuration des bases américaines au Japon, en Corée du Sud, à Guam et à Hawaii a commencé ; de nouveaux accords sur les bases militaires ont été conclus en Australie.

    La « deuxième phase » a impliqué l’envoi des « capacités les plus avancées » en Asie, dont les avions de chasse furtifs F-22 et F-35, les avions P-8 de patrouille maritime, et les vaisseaux les plus récents, ainsi que des bombardiers stratégiques. Elle comprenait également un effort soutenu pour intensifier les relations militaires avec des alliés et des partenaires stratégiques pour encercler la Chine. Carter a souligné le renforcement des relations sécuritaires avec le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, les Philippines, l’Inde, Singapour, le Vietnam et la Nouvelle-Zélande en particulier.

    Afin de maintenir cet « avantage militaire », Carter a décrit de vastes projets pour « une mise à jour qualitative et un investissement dans notre posture régionale. » Il a cité une liste de projets de haute technologie qui seront financés dès cette année, parmi lesquels :

    * La conversion des sous-marins nucléaires Virginia pour les rendre « plus meurtriers et plus capables », en triplant leur charge de missiles de croisière.

    * L’augmentation du financement pour plusieurs types de drones sous-marins, qui fait partie des plus de $40 milliards alloués pour les cinq prochaines années pour maintenir « la force de sous-marins et d’anti-sous-marins la plus létale dans le monde. »

    * Dépenser $12 milliards sur cinq ans pour un nouveau bombardier d’attaque à longue portée Raider B-21.

    * Dépenser $56 milliards sur cinq ans pour acheter plus de 400 avions furtifs F-35.

    * Un investissement de près de $16 milliards sur cinq ans pour rénover la flotte d’avions ravitailleurs.

    * La réadaptation du missile SM-6 « pour qu’il puisse aussi attaquer les navires ennemis en mer à très longue distance."

    * L’amélioration de la « portée et de la précision des missiles d’attaque terrestre et anti-navires ». ainsi que de nouvelles torpilles.

    * De grands nouveaux investissements, à hauteur de $34 milliards l’année prochaine dans la guerre cybernétique, électronique et dans l’espace.

    Chacune de ces nouvelles armes et améliorations doit servir à faire la guerre contre la Chine, fondée sur la stratégie de Bataille Air-Sea du Pentagone, à savoir un assaut massif de missiles et d’avions en Chine, complété par un blocus naval paralysant.

    En outre, selon Carter, il y aura « d’autres surprises », dont certains investissements qui feront de « grands bonds en avant », et vont « respecter notre engagement depuis des décennies de consolider la sécurité dans la région Asie-Pacifique, forte et incontestable ».

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  • Les États-Unis ont commencé l’installation de leur système de missiles antibalistiques Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) en Corée du Sud, provoquant une réaction de colère de la part de la Chine, qui a averti que cela pourrait déclencher une course aux armements nucléaires dans la région. Cette démarche provocatrice va aggraver la situation déjà tendue sur la péninsule coréenne comme les États-Unis et la Corée du Sud participent à d’énormes jeux de guerre annuels.

    Deux camions, chacun équipé d’une rampe de lancement THAAD, ont été débarqués à bord d’un avion-cargo C-17 à la base aérienne d’Osan de l’armée américaine, au sud de Séoul, lundi soir. Selon les autorités militaires sud-coréennes, plus d’équipements et de personnel arriveront dans les prochaines semaines. L’installation de la batterie THAAD sera probablement terminée dès le mois de mai ou juin.

    Des responsables américains ont exploité l’essai de lancement de quatre missiles balistiques de la Corée du Nord lundi matin comme prétexte pour commencer l’installation du THAAD. Cependant, le dernier feu vert du déploiement du THAAD, approuvé par la Corée du Sud en juillet dernier, a été donné la semaine dernière lorsque le gouvernement sud-coréen a acquis le site prévu dans le cadre d’un accord d’échange de terrains avec le conglomérat Lotte.

    Washington insiste également sur le fait que l’installation du THAAD est purement défensive et nécessaire pour contrer l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord. En réalité, le système THAAD a un caractère offensif. Il s’agit d’un élément important d’un système de missiles antibalistiques américain en expansion en Asie qui vise principalement à préparer la guerre nucléaire contre la Chine, et non la Corée du Nord.

    L’impérialisme américain, qui compte quelque 4.000 ogives nucléaires, n’a jamais exclu une frappe nucléaire préventive et dépense 1 billion de dollars pour moderniser ses armes nucléaires et ses systèmes de lancement. Ses systèmes de missiles antibalistiques sont conçus pour neutraliser la capacité de n’importe quel ennemi de répliquer en cas d’attaque nucléaire américaine. La Fédération des scientifiques américains estimait que la Chine avait environ 260 ogives nucléaires en 2015.

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  • Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a réitéré mardi l’opposition de Pékin au déploiement du THAAD. Geng a averti que la Chine « prendrait les mesures nécessaires pour défendre nos intérêts de sécurité et les conséquences doivent être assumées par les États-Unis et la Corée du Sud ».

    La Russie a également condamné l’installation du THAAD. Victor Ozerov, qui préside le Comité fédéral de défense et de sécurité de la Russie, a qualifié le déploiement d’« une autre provocation contre la Russie » visant, sinon à encercler la Russie, « au moins à l’assiéger de l’ouest et de l’est ».

    Le gouvernement chinois a déjà pris des mesures de rétorsion contre la Corée du Sud, fermant plus de 20 magasins appartenant à Lotte en Chine sous prétexte de violations de la sécurité et a conseillé aux agents de voyages de ne pas vendre des voyages organisés en Corée du Sud aux touristes chinois. Les médias d’État ont suggéré un boycottage plus large des produits sud-coréens et même la rupture des relations diplomatiques avec Séoul.

    Selon un commentaire de l’agence de presse officielle Xinhua, le déploiement du THAAD « entraînera une course aux armements dans la région ». Suggérant que la Chine élargirait son arsenal nucléaire pour contrer les systèmes de missiles antibalistiques américains, elle a déclaré : « Plus de boucliers antimissiles d’un côté engendrent inévitablement plus de missiles nucléaires de l’autre côté qui peuvent percer ce bouclier. »

    L’idée que la Chine puisse étendre son arsenal nucléaire souligne seulement le caractère réactionnaire de la réponse du régime chinois à l’escalade des menaces économiques et militaires du gouvernement Trump. Le Parti communiste chinois représente les intérêts d’une oligarchie ultra riche, pas les travailleurs chinois et les pauvres. Son renforcement militaire et son agitation du nationalisme chinois accroissent le danger de guerre et divisent la classe ouvrière.

    Une course aux armements nucléaires entre la Chine et les États-Unis serait profondément déstabilisatrice en Asie et dans le monde. Une expansion de l’arsenal nucléaire chinois pourrait inciter la Corée du Sud et le Japon à développer leurs propres armes nucléaires et à encourager l’Inde à élargir son arsenal nucléaire, exacerbant ainsi les tensions dans toute l’Asie du Sud, en particulier avec le Pakistan.

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  • Le porte-parole du département d’État, Mark Toner en se référant aux visites du secrétaire d’État américain Rex Tillerson au Japon, en Corée du Sud et en Chine, a affirmé de façon absurde que l’armée américaine prenait des « mesures défensives » contre « une menace de plus en plus préoccupante concernant la Corée du Nord. »

    Ni les drones ni le système de missiles anti-balistiques (THAAD) auxquels Toner faisait référence, n’ont un caractère « défensif ». Les drones et les unités des forces spéciales s’entraînent aux attaques « préventives » contre des sites militaires nord-coréens et aux « raids de décapitation » pour tuer les dirigeants nord-coréens. Ceci s’aligne sur un nouveau plan opérationnel conjoint, agressif, OPLAN 5015, convenu entre les États-Unis et la Corée du Sud fin 2015.

    Le déploiement de THAAD fait partie du renforcement plus large du Pentagone des systèmes de missiles anti-balistiques et des forces militaires en Asie, principalement pour la guerre contre la Chine. Pékin a exprimé à plusieurs reprises de vives objections à l’installation de THAAD en Corée du Sud, qui dispose d’un puissant système radar capable de pénétrer profondément dans la Chine continentale et de donner aux militaires américains un avertissement beaucoup plus précoce des lancements de missiles chinois en cas de guerre.

    L’administration Trump, qui passe en revue actuellement la stratégie américaine à l’égard de la Corée du Nord, exploite le lancement de quatre missiles balistiques de ce dernier la semaine dernière pour faire avancer les préparatifs militaires de longue date sur la péninsule coréenne. Selon le Wall Street Journal, la Maison Blanche envisage activement le « changement de régime » à Pyongyang et des frappes militaires sur la Corée du Nord.

    « Nous devons examiner de nouvelles idées, de nouvelles façons de traiter avec la Corée du Nord », a déclaré le porte-parole du département d’État des États-Unis, Toner. « La Chine comprend cette menace. Ils ne sont pas inconscients de ce qui se passe en Corée du Nord. »

    La référence à la Chine souligne les objectifs de la prochaine visite de Tillerson. Tout d’abord, il entend informer les alliés japonais et sud-coréens de Washington sur les plans américains et encourager une coopération militaire plus étroite en cas de conflit. Puis il se rendra à Pékin, où il tentera d’intimider le gouvernement chinois pour qu’il prenne des mesures punitives plus sévères contre Pyongyang.

    Les menaces américaines contre la Corée du Nord sont également dirigées contre la Chine, que l’administration Trump considère comme le principal obstacle au maintien de la domination américaine en Asie et à l’étranger. Tillerson a déclaré de manière provocatrice que les États-Unis devraient bloquer l’accès de la Chine aux îlots sous administration chinoise en mer de Chine méridionale. La seule façon de mener à bien un plan aussi téméraire serait un blocus militaire américain – un acte de guerre qui pourrait provoquer un conflit entre les deux puissances dotées d’armes nucléaires.

    Les tensions dans la mer de Chine méridionale ont été encore exacerbées par la décision de l’armée japonaise d’expédier son plus grand navire de guerre, le JS Izumo, pour trois mois d’opérations, y compris dans les eaux contestées. Selon l’agence Reuters, l’Izumo fera des escales à Singapour, en Indonésie, aux Philippines et au Sri Lanka, avant de se joindre à l’exercice naval commun de Malabar avec des navires indiens et américains dans l’Océan Indien en juillet. Il s’entraînera également avec la marine américaine en mer de Chine méridionale.

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  • Au cours des huit années de l’administration Obama et de son « pivot vers l’Asie », les États-Unis ont mené une expansion militaire systématique dans l’ensemble de l’Asie-Pacifique, renforcé les alliances et les partenariats stratégiques et aggravé les poudrières régionales dangereuses, dont la péninsule coréenne et la mer de Chine méridionale. L’administration Trump, qui a critiqué le « pivot » comme n’étant pas assez agressif, se lance maintenant sur un trajet qui augmente grandement le risque de guerre.

    La réaction du régime nord-coréen aux actions de Washington est réactionnaire de bout en bout. Ses essais nucléaires et de missiles, avec ses menaces terrifiantes et son chauvinisme, ne défendent en aucune façon le peuple coréen, mais au contraire fournissent aux États-Unis un prétexte pour leur renforcement militaire en Asie du Nord-Est. Selon le site Web 38north.org, affilié à l’Université John Hopkins, des images satellitaires commerciales indiquent que Pyongyang pourrait se préparer à un autre essai nucléaire.

    Confronté à une crise politique intense à Washington, l’administration Trump ne se borne pas à envisager, mais se prépare activement, à des provocations inconsidérées et à des actes militaires contre la Corée du Nord qui ont le potentiel de déclencher une guerre cataclysmique qui engloberait le monde entier.

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  • Alors que l’administration Trump intensifie sa confrontation avec la Corée du Nord et accentue les tensions, en particulier avec la Chine, dans toute la région, le gouvernement japonais étend considérablement les activités de son armée. Tout en collaborant dans le cadre de son alliance stratégique avec les États-Unis, Tokyo exploite l’opportunité de se réarmer militairement afin de poursuivre ses propres ambitions impérialistes.

    Dans un autre avertissement menaçant à Pyongyang, un destroyer japonais lanceur de missiles guidés a commencé hier deux jours d’exercices conjoints avec des navires similaires de la Corée du Sud et des États-Unis. Les navires de guerre, tous équipés de systèmes antimissiles balistiques Aegis, opèrent dans la zone où quatre missiles d’essai nord-coréens ont atterri la semaine dernière.

    L’administration Trump passe en revue la stratégie américaine à l’égard de la Corée du Nord et, selon les fuites des médias, envisage le « changement de régime » et des frappes militaires pour traiter le régime de Pyongyang. La Corée du Sud et les États-Unis sont actuellement engagés dans d’énormes jeux de guerre annuels qui incluent l’entraînement à des « raids de décapitation » par les unités des forces spéciales pour assassiner les dirigeants nord-coréens.

    Les exercices en mer conjoints du Japon, des États-Unis et de la Corée du Sud font partie des préparatifs de la guerre, non seulement avec la Corée du Nord, mais aussi avec la Chine. Pékin a condamné la décision du Pentagone la semaine dernière de commencer le déploiement d’une batterie de missiles anti-balistiques (THAAD – systèmes de défense ponctuelle de théâtre à haute altitude) en Corée du Sud. L’installation de THAAD fait partie d’un réseau antimissile plus large, y compris le système Aegis, pour lutter contre la guerre avec des puissances dotées d’armes nucléaires.

    Les États-Unis insistent pour qu’il y ait une collaboration militaire plus étroite entre le Japon et la Corée du Sud, en particulier par rapport aux systèmes antimissiles. L’hostilité en Corée du Sud envers le Japon, son ancien colonisateur, a abouti à ce qu’un accord de partage du renseignement de 2012 entre Tokyo et Séoul soit reporté à 2014. La marine américaine a noté que les exercices actuels « emploieraient des systèmes tactiques de liaison de données afin d’échanger des informations, des renseignement et d’autres données entre les navires. »

    Le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé toutes les parties à mettre un terme à « un cercle vicieux qui pourrait devenir incontrôlable », ajoutant : « La Corée du Nord a violé les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies interdisant ses lancements de missiles balistiques ; d’autre part, la Corée du Sud, les États-Unis – et maintenant le Japon – insistent pour mener des exercices militaires de très grande envergure ».

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  • En plus de collaborer avec les marines américaine et sud-coréenne, l’armée japonaise envisage d’expédier son plus grand navire de guerre, le JS Izumo, pour trois mois d’opérations, y compris dans une autre poudrière – les eaux contestées de la mer de Chine méridionale, où il participera à des exercices conjoints avec la marine américaine.

    La présence d’un navire de guerre japonais dans la mer de Chine méridionale renforcera certainement les tensions avec la Chine. Les deux pays sont déjà impliqués dans une confrontation dangereuse dans la mer de Chine orientale au sujet des îlots disputés Senkaku, connu sous le nom de Diaoyu en Chine. Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, qui devrait arriver aujourd’hui au Japon, a menacé de bloquer l’accès de la Chine à ses îlots dans la mer de Chine méridionale – un acte imprudent qui pourrait provoquer la guerre.

    Le Izumo, qui est considéré comme un porte-hélicoptère conçu pour la guerre anti-sous-marins, est cependant également capable de transporter l’avion Osprey américain (à rotors basculants). Ainsi, en réalité, c’est un porte-avions, plus grand que ceux opérés par de nombreux autres pays. Tokyo, délibérément, n’a pas qualifié ce navire de guerre de porte-avions. Le fait de reconnaître le transporteur comme une arme offensive violerait davantage l’article 9 de la constitution japonaise, qui « renonce à la guerre » comme moyen de régler les différends internationaux et jure de ne jamais maintenir des forces militaires.

    L’armée japonaise est désignée comme étant des forces d’autodéfense pour maintenir l’illusion que ses opérations ne sont pas en violation de la constitution. L’actuel gouvernement de droite du Premier ministre Shinzo Abe, cependant, est déterminé à réarmer le Japon et à supprimer toutes les contraintes légales et constitutionnelles sur son armée. Il veut faire du Japon une nation « normale » dotée d’une armée forte, pour s’assurer que l’impérialisme japonais puisse utiliser la puissance militaire dans la poursuite de ses intérêts économiques et stratégiques.

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