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Le capitalisme en bout de course, la course aux armements et la marche à la troisième guerre mondiale - Matière et Révolution
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Le capitalisme en bout de course, la course aux armements et la marche à la troisième guerre mondiale

mardi 5 février 2013, par Robert Paris

Pourquoi le capitalisme est en bout de course Dépenses militaires en 2003 Dépenses militaires en 2008 Dépenses militaires en 2009

Le capitalisme en bout de course, la course aux armements et la marche à la troisième guerre mondiale

Avec l’intervention israélienne en Syrie, après celles de la France, des USA, de la Grande Bretagne, de la Turquie, du Hezbollah libanais, du Qatar, de la Russie et de la Chine, pour ne citer que ceux-là, on peut dire que la troisième guerre mondiale aura véritablement démarré en Syrie. Ce n’est pas l’importance de ce pays qui est en cause. La guerre aurait aussi bien pu démarrer en Libye ou même en Côte d’Ivoire. Elle ne démarre pas du fait de causes locales mais à cause de la chute générale du capitalisme et ne prendra un tour général qu’avec l’effondrement global, celui qui a été retardé en 2008 mais pas empêché.

La course à la guerre se manifeste d’abord par la montée des sentiments guerriers qui sont volontairement suscités parmi les populations, comme les violences entre chinois et japonais ou entre noirs maliens et maliens touarègues pour ne citer que ces deux exemples récents.

Avec ses quatre guerres en Afrique (Mali, Niger, Centrafrique et Somalie) qui viennent se rajouter aux interventions militaires au Tchad ou en Côte d’ivoire, la France recolonise son pré carré. Elle est en retard d’une guerre. Comme le dit Hollande il « regrette » l’époque coloniale. Dans la course aux armements, la France, devenue impérialisme de seconde zone, est très en retard mais pas pour les guerres coloniales… Chacun joue dans sa cour et à son niveau.

Au Mali, la France mène à la fois une guerre pour ses propres intérêts (uranium notamment) et pour l’ensemble des intérêts impérialistes (remettre en place l’Etat malien face à la révolte populaire notamment). Cela fait qu’elle a un soutien verbal des autres puissances mais peu de soutien réel et même une forte irritation des autres impérialismes. Bien entendu, l’intérêt des peuples n’entre en rien dans ses préoccupations. L’Etat français, au moment même où il se déclare en faillite, n’aurait pas dépensé des centaines de millions rien que pour sauver le peuple malien !!! Même des préoccupations anti-terroristes prétendues ne suffiraient pas à justifier pour elle un tel effort. D’autant que les terroristes en question sont parfois leurs interlocuteurs dans la région, ou des armés qu’ils ont contribué à former que ce soit au sahel ou dans le désert libyen, sans parler du contre-terrorisme mis e place par les USA et la France et qui s’est parfois retourné comme Merah ou comme les soldats afghans formés par les USA et qui tirent ensuite sur les troupes américaines ou françaises, ou encore comme… un certain agent en chef de la CIA nommé Ben Laden !

Le terrorisme passé, présent et à venir des grands impérialismes dépasse largement les terroristes à la petite semaine du terrorisme dit islamiste, même si cela n’est pas rapporté dans les métropoles. Le génocide rwandais mené par la France de Mitterrand-Léotard et enclenché depuis la cellule spéciale de l’Elysée en donne un exemple…

La guerre de Syrie est une horreur sans nom et elle ne risque pas de se terminer car tous les impérialismes y fourbissent leurs armes, y préparent les opinions publiques et mesurent ainsi l’adversaire sur un champ d’action réduit. Il suffira d’un signal pour en augmenter la portée. L’entrée en guerre ouverte d’Israël n’est encore qu’un petit pas en avant pour pousser aussi l’Iran et la Russie à s’investir davantage…

Les peuples qui croient mener des combats seulement économiques pour « ne pas payer les frais de la crise », qui croient avoir affaire à une classe capitaliste seulement préoccupée de profiter plus sont bel et bien trompés par les syndicalistes, les gauches et les extrême-gauches qui les mènent au casse-pipe ! la tromperie essentielle contre les travailleurs mobilisés en France en 1936 n’était-elle pas de leur faire croire que la lutte était économique et devait mener à des accords contenant des concessions économiques pour la classe ouvrière alors que la crise du capitalisme entraînait d’autres enjeux : ou fascisme et guerre mondiale ou révolution prolétarienne. Pendant qu’on occupe les peuples avec l’Irak, l’Afghanistan et le Mali, l’impérialisme prépare la guerre planétaire avec de tout autres enjeux catastrophiques.

Le grand public n’est nullement prévenu de ces enjeux là et il ne l’est ni par les gauches, ni par les syndicalistes ni par les extrêmes gauches…

Il ne sait rien de la guerre mondiale qui se prépare avec la fascisation de la planète et qui est rendue indispensable par l’effondrement économique. Les classes dirigeantes savent bien qu’elles n’ont en rien pu empêcher l’effondrement mais seulement le retarder à coups de fonds publics massifs qu’il faut sans cesse renouveler et qui agissent à contre-loi économique.

Les Etats et les banques centrales ont déjà plusieurs fois racheté les trusts et les banques et pourtant personne ne dit que le capitalisme mondial est désormais étatisé !!! Tout cela ne peut durer bien longtemps…

Le grand capital sait qu’il va devoir en découdre avec le travail et il sait que ses buts ne peuvent permettre de simples négociations syndicales ni de simples plans d’austérité. C’est une attaque d’ampleur qui est nécessaire et même pas pour redresser l’économie. Cet objectif là est de toutes façons irréalisable. Non, il s’agit seulement de jeter à terre, moralement et physiquement, le prolétariat pour empêcher que la fin des illusions ne se traduise mondialement par la révolution prolétarienne.

L’illusion consistait par la propagation des croyances petites bourgeoises démocratiques à faire croire aux peuples de la planète que le développement et la démocratie allaient les toucher avec la progression du capitalisme. Les peuples et les travailleurs n’ont bien sûr aucune envie de perdre leurs illusions mais la réalité se chargera de le faire.

Commençons par montrer la réalité de la course aux armements des impérialismes…

Après l’effondrement de 2007, le capitalisme mondial a choisi la voie des recours à la finance publique, ce qui signifie qu’il n’envisage pas de s’en sortir par un redressement économique et choisit de retarder pour se préparer à affronter les classes ouvrières et les peuples en les jetant dans des régimes fascistes ou de dictature et en préparant la guerre mondiale…

Pendant qu’on attire l’attention des peuples à de prétendues guerres contre le terrorisme, qu’on les rend sensibles aux malheurs subis par des populations du fait de ces prétendus « islamistes », c’est des dirigeants du monde, qui n’ont rien de Musulmans qui préparent une terreur bien plus importante, celle de la guerre mondiale… Et là, ce ne sera pas en Irak, en Afghanistan, aux confins du monde, dans des pays pauvres comme Mali ou Niger que cela aura lieu mais… partout !

Le monde capitaliste, dont les dirigeants sont dans l’attente des signes d’un effondrement qui ne peut manquer de suivre leurs efforts financiers invraisemblables non pour soigner mais pour faire durer, ne tient pas à attendre la révolte sociale qui ne manquerait pas de suivre et, pour l’éviter, comme dans les deux premières guerres mondiales, anticipera la chute économique et sociale par la guerre. C’est le seul moyen de museler complètement les travailleurs…

Bien entendu, on n’en dit rien aux peuples, ni du côté des classes dirigeantes, ni du côté des partis politiques de tous bords. Ils ne savent rien du massacre généralisé qu’on leur prépare. Et, cette fois, c’est tous les peuples du monde qui seront concernés et la violence aura atteint un niveau historique.

Bien entendu, reste encore une alternative : qu’une classe ouvrière particulièrement en avant toutes ces dernières années, d’un pays les plus cruciaux du monde capitaliste, ne décide de changer le calendrier en intervenant par l’action directe révolutionnaire : en clair, si le prolétariat chinois, celui du pays qui est à l’offensive dans le monde, celui qui veut changer les rapports de force en sa faveur, se met de la partie en lançant ses soviets, en renversant la dictature féroce et anti-ouvrière de Chine, alors, il aura toutes les chances de trouver tout près de lui, une forêt sèche parcourue par les vents pour y lancer ses braises, et étendre la révolution et bien d’autres voisins d’Asie ou de Russie pour étendre encore.

En attendant, ce sont seulement les préparatifs de la bourgeoisie mondiale que nous pouvons vous rapporter…

Les guerres en cours (de l’Afghanistan au Mali) ne doivent pas faire oublier que les pires guerres se préparent et qu’elles ont pour théâtre l’Asie et la Russie et opposeront deux blocs : les alliés des USA et du Japon (de la France à Israël, en passant par la Turquie et l’Australie) et les alliés de la Chine et de la Russie (de la Syrie à l’Iran et à l’Inde)…

La guerre de Syrie oppose déjà ces deux camps. Les guerres de Côte d’Ivoire et celle de Libye ont convaincu le camp Russie-Chine de cesser d’encaisser les coups… Voir ici

La Russie est opposée à l’intervention française au Mali et la Chine à son intervention au Niger…

La fin de la politique des blocs n’a pas entraîné de paix durable et la situation nouvelle depuis l’effondrement de 2007 est caractérisée par une nouvelle forme de conflictualité bipolaire opposant, dans un terrible face-à-face, l’axe arabo-occidental (soutenu par la Turquie) et l’axe eurasien sino-russe (soutenu par l’Iran).

La course aux armements entre USA et Russie le montre notamment dans le domaine des missiles anti-missiles BMD et BMDE (en Europe). Elle a été relancée ces derniers mois par l’administration américaine et ses alliés européens, dont la France. Celle-ci aurait négocié avec les Américains son retrait d’Afghanistan contre un accord pour accélérer la mise en place du bouclier en Europe. Ceci signifiera le déploiement, prévu en 2015, de missiles Standard SN-3 à grandes capacités. Officiellement, il s’agirait de prévenir des attaques iraniennes, mais le prétexte ne trompe personne. C’est la Russie qui est visée. Celle-ci estime la chose inacceptable et menace de développer son propre arsenal stratégique offensif au-delà des limites imposées par le traité de désarmement réciproque START, afin de ne pas laisser paralyser ses capacités de riposte à une première frappe américaine. Le traité en sera, officiellement ou de facto, rendu caduc. Le Prix Nobel de la Paix qu’est Obama ne fera rien, bien entendu, pour engager une désescalade. Elle est indispensable dans l’optique d’un effondrement économique et financier incontrôlable.

De manière spectaculaire, Poutine a dénoncé l’attitude provocante de l’Occident lors de son célèbre discours de Munich, le 10 février 2007. Il n’accepte pas la sacralisation du « facteur force » – selon son expression – dans la régulation mondiale et dans la stratégie d’ingérence de l’axe USA-OTAN, très politiquement orientée. Il n’accepte pas non plus l’élargissement de l’OTAN à l’ancienne zone d’influence soviétique et l’extension douteuse du bouclier américain ABM, via sa composante otanienne en Europe, aux portes de la Russie. Pour le président Poutine, il s’agit d’une stratégie d’encerclement à finalité politique, consciemment focalisée contre la Russie restée, dans le prisme occidental, l’ennemi héréditaire de la Guerre froide.

En poursuivant le reflux de la puissance russe et la neutralisation de son potentiel nucléaire stratégique – via son bouclier anti-missiles –, la politique de l’administration Obama s’inscrit dans une logique atténuée de Guerre froide. Ce faisant, elle oblige la Russie, soucieuse de rééquilibrage stratégique, à renforcer les deux organisations politico-militaires de sa ligne sécuritaire sur l’espace eurasien, l’OCS et l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

La Russie s’arme effectivement… Bien sûr, elle est exportatrice d’armes et son industrie d’armement est très au point. Les exportations d’équipements militaires de la Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète après les Etats-Unis, ont atteint un niveau record de 15,2 milliards de dollars (11,4 milliards d’euros) en 2012, a annoncé lundi 21 janvier un haut responsable cité par les agences de presse russes. La Russie a plus que doublé ses ventes à l’étranger par rapport au début des années 2000. Le pays compte parmi ses plus gros clients l’Inde et la Chine. Il continue de vendre des équipements à la Syrie, mais affirme qu’il s’agit essentiellement de systèmes de défense antiaérienne et non d’armes à proprement parler. M. Fomine a précisé que l’Afghanistan, le Ghana, la Tanzanie et Oman figuraient parmi les nouveaux clients de l’industrie russe en 2012.

En décembre 2012, le président russe Vladimir Poutine s’était félicité du niveau record des exportations militaires et avait indiqué que les nouveaux contrats signés en 2012 (pour des livraisons éventuellement ultérieures) représentaient également, comme les livraisons, plus de 15 milliards de dollars. A la fin de décembre, il a profité de son voyage officiel en Inde, premier importateur mondial, pour signer des accords de plusieurs milliards de dollars, essentiellement pour des hélicoptères et des avions de chasse. La Russie vend des armes, mais surtout à des pays alliés…

« La Russie accordera au Bangladesh un crédit de 1 milliard de dollars pour l’achat des armements et du matériel de guerre russes », a déclaré le président de Russie Vladimir Poutine à l’issue des négociations avec la première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina. En outre, le Bangladesh bénéficiera d’un crédit de 500 millions de dollars pour la construction de la première centrale nucléaire du pays. Les travaux sur le site de la future centrale commenceront en janvier 2014.

Dans leur déclaration commune, les parties ont évoqué la nécessité de promouvoir la coopération pour mettre en oeuvre de gros projets conjoints, notamment dans les domaines de l’énergie atomique et traditionnelle et du développement du secteur pétrolier et gazier, la prospection de gisements comprise.

La Russie pourrait restaurer les trains-lanceurs de missiles. Selon les affirmations officielles du ministère russe de la Défense, le pays créera avant 2020 les premiers prototypes d’une plateforme ferroviaire de lancement de missiles balistiques, actuellement en développement.

« La décision des autorités russes de développer une plateforme mobile ferroviaire de lancement de missiles pour les forces des fusées stratégiques de Russie représente une des réponses à la menace que serait le bouclier antimissile européen dans les années 2018-2020 », a indiqué Igor Korotchenko, rédacteur-en-chef de la revue Natsionalnaïa oborona (« Défense nationale »), en commentant l’initiative.

« C’est à ce moment-là que le bouclier européen sera capable, grâce à la mise en œuvre de nouvelles modifications du missile SM-3, d’intercepter les missiles balistiques russes, Moscou étant dans ces circonstances obligé d’adopter des contre-mesures », ajoute M.Korotchenko.

De tous les secteurs économiques, l’armement est un secteur qui gagne malgré les trous dans les caisses des Etats et qui souligne quels sont les impérialismes dont les calculs n’ont plus rien d’économiques mais sont militaires : USA-Grande Bretagne d’un côté, Inde, Chine, Russie de l’autre…

Augmentation en flèche des dépenses militaires chinoises, russes, coréennes, iraniennes et aussi américaines, anglaises, canadiennes, australiennes ?

Le record mondial de production d’armes de la planète a été battu : plus de 1630 milliards de dollars en 2011 contre 1500 en 1988 au plus haut sommet, juste avant la fin de la politique des blocs…

Les Etats-Unis avec un budget de dépenses massives, est le principal acteur de l’évolution actuelle des dépenses militaires qui représentent désormais près de la moitié du total mondial, soit 41% du total mondial ;

SIPRI a commenté par le passé la concentration croissante des dépenses militaires, c’est à dire un petit nombre de pays consacrant des sommes plus importantes pour la défense. Cette tendance se poursuit jusqu’en 2010. Par exemple,

• Les 15 pays a avoir le taux le plus élevé de dépense représentent plus de 81% du total ;

• Les Etats-Unis sont responsables de 41% du total mondial, suivis de loin par la Chine (8,2%), la Russie (4,1%), au Royaume-Uni et la France (3,6%).

La Chine, pour la première fois, est classée numéro 2 pour les dépenses militaires de 2008.

De 2000 à 2011, les dépenses militaires ont cru pour les USA de 80%, pour la Chine de 286%, pour la Russie de 121%, pour l’Algérie de 202%, pour l’Inde de 71%,, pour la France de 1%...

Nouveauté, par contre, la guerre se profile en mer de Chine et autour de la Russie. voir ici

Les USA se préparent à la guerre contre la Chine. voir ici

L’Asie se livre à la plus grande course aux armements depuis la Guerre froide. La Chine s’est longtemps distinguée en augmentant ses dépenses militaires à un rythme chaque année supérieur à 10%. Le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, les Philippines, l’Inde et Singapour viennent eux aussi de décider d’accroître leurs dépenses militaires. La course aux armements a débuté.

« En matière de dépenses militaires en Asie, c’est généralement la Chine qui frappe les esprits. Mais en ce début d’année, c’est le Japon qui surprend. L’exécutif japonais affiche sa volonté d’accroître, pour la première fois depuis 11 ans, le budget de la défense de l’Archipel. Le ministère de la Défense japonais a indiqué mercredi 9 janvier qu’il souhaitait bénéficier d’une rallonge budgétaire de 180,5 milliards de yens (1,6 milliard d’euros) pour moderniser quatre avions-chasseurs F15, acheter des nouveaux systèmes antimissiles PAC-3 et des hélicoptères, dans le cadre d’un plan de relance économique préparé par le gouvernement. Devrait s’y ajouter une trentaine de milliards de yens (25 millions d’euros) supplémentaires pour l’année en cours, non inclue dans le train de mesures économiques spéciales. (…) Avec cette rallonge, le budget de la défense devrait atteindre autour de 4 700 milliards de yen, soit 41 milliards d’euros. La demande du ministère de la Défense doit encore être approuvée par celui des finances avant d’être incluse dans le paquet de relance de plus de 110 milliards d’euros pour l’année courant jusqu’au 31 mars. Le tout doit être annoncé prochainement par le gouvernement de Shinzo Abe. Le PDL et son allié clé, le parti Nouveau Komeito, ont remporté 325 sièges (sur 480) à la Chambre basse lors des élections générales le 16 décembre dernier, ce qui signifie que le parti au pouvoir pourrait faire passer ses projets budgétaires à la Diète même s’ils se voyaient opposer un veto à la Chambre haute. (…)Le budget militaire n’avait pas connu de hausse depuis 2002, alors que le Japon traîne une dette colossale équivalant à près de 240 % de PIB. La hausse est certes modeste par rapport à celle que connaît le budget de la défense chinois habitué aux taux de croissance à deux chiffres. Néanmoins, elle marque un tournant dans la politique de défense japonaise. Sur l’exercice budgétaire en cours, qui s’achève en mars, le budget de la défense a subi une dixième année de baisse consécutive à 4.650 milliards de yens (40 milliards d’euros environ). Fin octobre dernier, le gouvernement de Yoshihiko Noda avait toutefois débloqué des crédits supplémentaires de 17 milliards de yens (170 millions d’euros à l’époque) en faveur des garde-côtes pour, selon l’agence de presse Kyodo, se procurer quatre patrouilleurs de 1.000 tonnes, trois autres de 30 mètres de long et trois hélicoptères capables de voler par gros temps. De son côté, fin décembre, la Chine a ajouté deux destroyers et neuf autres navires de guerre à sa flotte de surveillance maritime. La hausse est symbolique de la volonté des nouveaux dirigeants nippons d’affirmer la position régionale du Japon, surtout en période de tension avec le grand voisin chinois ainsi, quoiqu’à un degré moindre, avec la Corée du Sud. « Nous avons besoin d’améliorer nos équipements à un moment où l’environnement sécuritaire du Japon est devenu plus dur : la Corée du Nord a procédé à deux lancements tests de missiles l’année dernière, et les tensions avec la Chine se poursuivent. », en raison d’un conflit territorial en mer de Chine orientale, a précisé mercredi à l’AFP un responsable du ministère de la Défense. » écrit Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS. De longue date, derrière la Corée du Nord, la Chine se distinguait en augmentant ses dépenses militaires à un rythme chaque année supérieur à 10%. Cela contrastait alors avec les autres pays asiatiques Ce n’est plus le cas. Le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, les Philippines, l’Inde et Singapour se sont réveillés et viennent de décider les uns d’accroître leurs dépenses militaires, les autres d’en accentuer la progression. On évoque à juste titre "une course aux armements en Asie de l’Est". Nous entreprenons ici d’expliquer cette évolution ; c’est l’attitude agressive que, depuis 18 mois, la Chine développe à l’égard de ses voisins qui explique cette course aux armements.

L’Asie s’hérisse de nouveaux armements… Premier changement de cap stratégique pour le nouveau gouvernement japonais. Il augmentera de 100 milliards de yens (874,7 millions d’euros) l’enveloppe allouée au ministère de la Défense pour le budget 2013, selon la presse de mercredi. Cette progression est modeste au regard du budget militaire du Japon, sixième budget de la planète, à 45,4 milliards d’euros. Mais ce sera la première fois depuis 2001 que les dépenses militaires de l’archipel augmenteront. D’année en année, la Chine augmente son budget militaire tout en en maintenant l’opacité. Ses prétentions territoriales et militaires en Asie se heurtent directement à l’intégrité territoriale du Japon. Depuis des mois, bateaux et avions semi-officiels chinois viennent narguer les garde-côtes nippons autour des îlots Senkaku, archipel contrôlé par le Japon mais revendiqué par la Chine. Ces rodomontades chauffent à blanc l’opinion publique encline à se montrer à la fois ferme sur la défense du territoire japonais, et intraitable sur son agenda idéologique.

C’est la ruée sur les armes en Asie… Selon les chiffres du Military Balance, un bilan annuel publié à Londres par l’International Institute for Strategic Studies (IISS), Singapour, la Thaïlande et l’Indonésie figurent parmi les dix pays asiatiques les plus dépensiers en matière militaire, avec une progression de 5,2 % et de 4,8 % entre 2010 et 2011 pour les deux derniers (contre 6,8 % pour la Chine).

En 2013, l’Indonésie prévoit une augmentation de 18 %, à 8,1 milliards de dollars (6,07 milliards d’euros). Les Philippines ne sont pas en reste : en 2013, le budget militaire sera de 121,6 milliards de pesos (2,1 milliards d’euros), en accroissement de 12,5 % par rapport à 2012. Une nouvelle loi de modernisation de l’armée, sur quinze ans - en particulier de la marine et des forces aériennes -, a été adoptée en décembre 2012. Elle prévoit un budget de 75 milliards de pesos sur les cinq prochaines années. "Le différend avec la Chine sur l’atoll de Scarborough, en avril 2012, a été l’un des détonateurs. Il est prévu l’acquisition, entre autres, de douze avions de combat, d’une frégate et de quatre hélicoptères de la marine sur les cinq ans à venir", indique François-Xavier Bonnet, chercheur associé à l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine.

Dans ce contexte, l’armée australienne, qui va se retirer d’Afghanistan, des îles Salomon et du Timor-Oriental et qui réduit son budget, prévoit une coopération renforcée avec l’Indonésie, le Vietnam et la Thaïlande, a expliqué le 21 janvier son chef, le général David Hurley. "L’une des raisons pour lesquelles nous devons nous impliquer avec la région est que, si nous ne le faisons pas, cela nous coûtera beaucoup plus cher à long terme", a-t-il expliqué. Les ambitions chinoises en mer de Chine méridionale - Pékin en revendique près de 70 % au nom d’une présence historique - et les tensions croissantes, notamment avec le Vietnam et les Philippines, expliquent cette course aux armements. L’une de ses particularités est le recours croissant aux sous-marins conventionnels, fonctionnant au diesel. Ils n’entrent pas dans une logique de projection de forces, faute de pouvoir rester longtemps en immersion, mais ils constituent néanmoins une menace crédible face à des troupes beaucoup plus puissantes, comme celles que peut rassembler la Chine.

QUELQUES CHIFFRES INDIQUANT L’EVOLUTION

En 2003, les dépenses américaines s’élevaient à 405 milliards de dollars.

En 2004, elles atteignaient plus de mille milliards de dollars, rapporte l’Institut de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) dans sa publication annuelle.

Les Etats-Unis ont dépensé 607 milliards de dollars en budget militaire en 2008, soit 42% du total mondial de 1,460 milliards, devant la Chine 84,9 mds $.

Pékin a consacré 35 milliards de dollars à ses dépenses militaires en 2004.

Le budget de la défense russe s’est lui élevé à 19 milliards de dollars en 2004.

Russie, Etats Unis, Grande Bretagne, France et Allemagne comptent pour 81% des ventes d’armes conventionnelles sur la période 2000-2004. La Chine et l’Inde sont les deux premiers pays destinataires de ces armes.

La France a dépensé 65,7 milliards de dollars (soit environ 59 milliards € et 1850 € par seconde) de budget militaire en 2008, prenant la 3ème place mondiale devant la Grande-Bretagne (4è) mais derrière la Chine désormais. la France n’a cessé d’augmenter son budget militaire sur ces 10 dernières années ses dépenses militaires : 36 702 (en 2000), 38 681 (en 2003), 42 690 (en 2004), 44 273 (en 2007).

Dépenses de défense 2011 :

USA 711 milliards de dollars

Chine 143 milliards de dollars

Russie 71,9

Royaume-Uni 62,7

France 62,5

Japon 54,5

Arabie saoudite 48,2

Inde 46,8

Allemagne 46,7

Italie 37

Brésil 33,5

L’armement représentait 1630 milliards en 2010, 1738 milliards en 2011.

Le bloc Russie-Chine

La Chine agit sous la double contrainte de l’effondrement mondial qui mine ses ventes et de la crise sociale qui menace sa dictature dociale et politique. Il ne peut qu’aller de l’avant à la fois dans son développement industriel, malgré la chute des ventes et des investissements étrangers, et aller de l’avant dans sa conquête impérialiste du monde. Il entraîne la Russie, son allié, dans son sillage…

A l’occasion de la célébration du centenaire de son aviation militaire, le président russe a promis l’achat de 600 nouveaux avions et de 1.000 nouveaux hélicoptères d’ici 2020. Près de 100 milliards d’euros vont être dépensés dans la modernisation de l’armée de l’air.

Le président russe a cité deux priorités pour les dépenses : les drones (avions sans pilote) et les bombardiers à long rayon d’action (ou stratégiques). En juin dernier, le dirigeant russe avait déjà expliqué que les drones étaient « le domaine le plus important du développement de l’aviation. Nous avons besoin de tous les types de drones : en particulier d’attaque et d’exploration ». Un chiffre avait été avancé : près de 10 milliards d’euros d’ici 2020. La Russie poursuit des négociations avec Israël, très en pointe sur ce segment, pour, comme l’expliquait alors le vice-premier ministre Dmitri Rogozine, « une coopération en matière de technologies afin de créer un appareil qui puisse être utilisé aussi bien chez nous que chez eux, et même pour une commercialisation dans des pays tiers ». Le président veut aussi qu’un nouveau bombardier stratégique soit développé. « Il est impossible de prolonger indéfiniment l’exploitation des appareils actuels », a déclaré Vladimir Poutine, tout en ajoutant qu’il fallait « tout de même moderniser les [bombardiers] Tu-160 et Tu-95 porteurs de missiles stratégiques »

Le chef d’Etat a souligné que la modernisation des aérodromes et les autres infrastructures militaires étaient en cours. De nouvelles bases aériennes sont créées. Vladimir Poutine a fixé comme objectif que le taux de technologies aéronautiques actuelles dans l’équipement de l’armée de l’air atteigne 70%. Le budget accordé par le gouvernement à l’achat de nouveaux avions a fondu au point que l’armée n’a pu acquérir qu’une poignée d’appareils durant les années 90. Les achats ont lentement repris durant la fin des années 2000, tandis que les constructeurs russes d’avions MiG et Sukhoi étaient réduits à jouer des coudes sur les marchés internationaux pour survivre. Le général en chef de l’armée de l’air Viktor Bondarev a indiqué sur les ondes de la radio « Echo de Moscou » que 180 nouveaux appareils iront rejoindre ses aérodromes militaires dès cette année. Un record absolu dans l’histoire de la Russie.

La montée en puissance de l’économie chinoise, et les ressources financières croissantes qui l’accompagnent rendent la Chine de plus en plus vindicative vis-à-vis de la maîtrise de l’Océan Pacifique. Pékin considère que la Mer de Chine méridionale, soit une large bande en forme de croissant allant de la Corée à l’Indonésie, appartient à sa zone d’influence, challengeant ainsi les USA qui voient en cette zone leur arrière-cour traditionnelle. Conscients qu’ils ne pourront rivaliser longtemps sur le terrain traditionnel (porte-avions, troupes aéroportées…) avec les Chinois, les USA relancent le projet qu’il leur a permis de mettre à genoux l’URSS, un programme spatial militaire. Mais sur ce terrain également, la Chine ne semble pas prête à être prise de vitesse. Avec leur fusée Longue Marche V, Pékin est en train de placer en orbite son réseau satellitaire de positionnement, de communication et de reconnaissance.

En outre, les états-majors russes et chinois se sont coordonnés sur un plan commun, ils ont décidé conjointement de mettre leurs armées respectives en « état d’alerte maximale », en raison d’une prévision d’une attaque terrestre massive que le FSB russe croit être planifiée par les américains et les forces de l’OTAN, à la fois au Moyen-Orient et en Asie centrale.

La marine russe organisera fin janvier ses plus importantes manoeuvres en Méditerranée et en mer Noire depuis des décennies, qui rassembleront des bâtiments appartenant à quatre de ses flottes, a annoncé lundi le ministère russe de la Défense. Des manoeuvres qui s’appuieront sur la base russe de Tartous en Syrie. De là à imaginer qu’elles soient organisées à dessein...

Le but de cet exercice est d’entraîner les marins à la création d’un "groupement interarmées" composé d’éléments des différentes flottes - du nord, de la Baltique, de la mer Noire et de l’océan Pacifique - en dehors du territoire de la Fédération de Russie, à la planification de cette interaction et à des actions conjointes, a précisé le service de presse du ministère de la Défense dans un communiqué.

"Il est prévu de mener durant l’exercice des drills d’embarquement de fusiliers marins et de troupes aéroportées à bord de navires d’assaut amphibies depuis la côte du nord du Caucase", selon un porte-parole.

Selon lui, un autre objectif de la manoeuvre est d’entraîner le personnel de la marine à effectuer des missions de combat en mer Noire et en Méditerranée.

"Les groupements opérationnels de navires sont en train de gagner les zones désignées pour l’exercice", a ajouté le porte-parole.

Une première depuis l’ère soviétique

C’est la première fois depuis plusieurs décennies que la marine russe organise des exercices d’une telle ampleur.

Selon la presse locale, un navire de guerre russe a récemment quitté son port d’attache de la mer Noire pour la Syrie où il sera rejoint par deux autres bâtiments en vue d’une possible évacuation de Russes dans ce pays.

Le navire de débarquement Novotcherkassk, transportant une unité d’infanterie et du matériel militaire, est attendu au cours de la première décade de janvier à la base russe de Tartous. Deux autres navires de débarquement, l’Azov et le Nikolaï Filtchenkov, ont également quitté leur port d’attache pour la Syrie. Pour les Etats-Unis, la Chine est désormais le nouvel ennemi, la première menace pour la domination américaine sur le monde. Ce n’est pas encore dit officiellement par les responsables de l’administration Obama mais c’est l’opinion dominante dans les think tanks où s’élabore la politique étrangère américaine (CFR, NED, Center for Security Policy, American Enterprise Institute, Carnegie Foundation, Hoover Institution, PNAC, etc). Ce n’est pas un hasard si Obama a annoncé en janvier un redéploiement millitaire centré sur la zone Asie-Pacifique, une décision à laquelle la Chine a immédiatement réagi.

Bien sûr, les Etats-Unis restent de loin la première puissance mondiale. Ses dépenses militaires dépassent celles de tous les autres pays du monde réunis. Mais suite à la crise financière, les Etats-Unis ont dû commencer à réduire le budget de l’armée, et comme pour la Chine mais en sens inverse, le déclin militaire suivra inévitablement le déclin économique.

Pour conserver leur leadership, les Etats-Unis pourraient provoquer une confrontation avec la Chine tant qu’ils possèdent encore la supériorité militaire.

10 Messages de forum

  • Le monde se prépare à la guerre
    L’inde s’arme… Elle pourrait commander jusqu’à 189 Rafale à la France

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  • Le record mondial de production d’armes de la planète a été battu : plus de 1630 milliards de dollars en 2011 contre 1500 en 1988 au plus haut sommet, juste avant la fin de la politique des blocs…

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  • Les dépenses militaires mondiales en 2009 ont totalisé un montant estimé à 1,531 trillions (soit 1531 milliards), selon de nouveaux chiffres publiés par Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

    Le rapport a présenté une augmentation de 5,9% par rapport à 2008 et une augmentation de 49% depuis 2000.

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  • Les chiffres montrent également que pour les grandes puissances ou les puissances moyennes tels que les USA, la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil, les dépenses militaires représentent un choix stratégique à long terme dont ils sont prêts à faire, même dans une conjoncture économique difficile.

    En 2011, le budget militaire US est de 700 milliards de dollars et le deuxième budget mondial est la Chine avec 100 milliards de dollars d’après "SIPRI Yearbook 2011".

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  • point fort de l’intervention du ministre de la défense : une explication de texte qui s’est voulue rassurante sur le "retour du Japon fort" proclamé par M. Abe depuis son élection en décembre, et dont les accents nationalistes ont suscité pas mal d’interrogations dans la région. Si l’Asie ne peut que se réjouir du retour de la croissance économique au Japon, certains ont craint, en particulier en voyant le budget japonais de la défense augmenter pour la première fois depuis onze ans, que l’"Abenomics" s’accompagne d’un durcissement en politique extérieure. N’ayez pas peur, a lancé en substance le ministre, qui passe pour un modéré dans l’équipe Abe : "un Japon fort jouera un rôle responsable dans la sécurité régionale et exercera fermement le leadership attendu par la communauté internationale".

    Le renforcement de sa défense, rendu nécessaire par "un environnement sécuritaire de plus en plus difficile", a-t-il dit, vise à contribuer "à l’amélioration de la paix et de la stabilité régionales" et le Japon s’attachera à éviter les tensions en pratiquant "le dialogue, pas la violence". "L’intérêt national" japonais reste "le maintien et le renforcement de l’ordre international fondé sur les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit". Non, le Japon n’est pas entrain de "virer à droite", il reste "un pays pacifique".

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  • Le commerce mondial des armes a augmenté de 30% en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2020, mais la croissance des exportations de l’Asie-Pacifique menace la domination américaine et européenne, selon une étude publiée mardi à Londres.

    "Deux choses sont en train de se produire", explique Paul Burton, analyste auprès du groupe de consultants spécialisés dans la défense IHS Jane’s. "Les budgets de défense se déplacent à l’est et la compétition internationale s’accroît dans le marché dl’armement. On assiste à la plus grande explosion du commerce mondial d’armes que le monde ait jamais connue."

    Les exportations et les importations d’armements dans le monde sont passées de 56,5 à 73,5 milliards de dollars (de 43 à 56 milliards d’euros) entre 2008 et 2012, selon l’étude publiée par IHS Jane’s.

    "A ce rythme", le marché pourrait atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2018 et avoir plus que doublé d’ici 2020.

    Mais la part de l’Europe occidentale a baissé, tombant à 27,5% en 2012 contre 34,5% en 2008, alors que celle de l’Asie-Pacifique, Chine incluse, grimpait de 3,7% à 5,4% sur la même période.

    Beaucoup de pays d’Asie ont ainsi vu leurs exportations doubler, à l’instar de la Chine qui a nettement amélioré ses capacités de production et qui est passée de la 10e à la 8e place des exportateurs mondiaux.

    "La percée des exportations de la région Asie-Pacifique menace la domination américaine sur l’industrie de défense mondiale", souligne ce rapport.

    Cependant, tempère Ben Moores, analyste à IHS Jane’s, si "la Chine se débrouille plutôt bien pour exporter auprès de ses voisins régionaux, "elle n’est pas présente au Moyen-Orient", notamment à cause de la qualité de ses armements. "Un pays sud-américain a récemment renvoyé un système de radars à une entreprise chinoise car il ne fonctionnait tout simplement pas".

    Les Etats-Unis, actuellement premiers exportateurs devant la Russie et la France, ont eux importé 10,5 milliards de dollars d’équipements et de services militaires depuis 2008. Ces "importations devraient continuer à augmenter en 2013", d’après ces analystes.

    Les budgets de défense des pays d’Asie-Pacifique devraient en outre dépasser ceux des Etats-Unis et du Canada d’ici 2021, atteignant 501 milliards de dollars (+35% par rapport à 2013). Avec en tête dans cette région, la Chine, suivie par l’Inde, le Japon, l’Australie et la Corée du Sud.

    Globalement, la progression des budgets de défense dans le monde devrait aussi se poursuivre : ils pourraient atteindre 1.650 milliards de dollars d’ici 2021 (+9,3% par rapport à 2013).

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  • Le capitalisme s’en va en guerre ! Les dépenses militaires repartent à la hausse, les guerres se multiplient...

    A 1676 milliards de dollars, soit 2,3 % du PNB mondial, les dépenses militaires mondiales sont reparties à la hausse l’an dernier, après quatre ans de déclin. Un point de retournement qui se confirmera cette année dans l’Union européenne.

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  • La vente de douze sous-marins de dernière génération à l’Australie est "historique". L’Elysée estime que la France est fière de "l’excellence technologique dont ses entreprises ont su faire preuve dans cette compétition de haut niveau". Une vente également symbolique, tant elle illustre une statistique inédite elle aussi : selon l’institut international de recherche de Stockholm pour la paix (Sipri), les dépenses militaires dans le monde sont en augmentation depuis plusieurs années. Elles ont même atteint leur plus haut niveau depuis dix ans.

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  • Les exportations d’armements français ont atteint un nouveau record en 2016, à plus de 20 milliards d’euros, grâce à la vente à l’Inde du chasseur Rafale et au mégacontrat conclu avec l’Australie pour des sous-marins, a annoncé ce jeudi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

    Ces exportations -mesurées en prises de commandes- avaient déjà atteint un point haut à 17 milliards d’euros en 2015, grâce aux premiers contrats de vente du chasseur Rafale à l’étranger, soit plus du double de l’année précédente. "En 2015 nous avons réalisé le chiffre historique de 17 milliards d’euros d’exportations. Pour 2016 le bilan n’est pas encore consolidé (...) mais nous avons atteint un nouveau sommet avec plus de 20 milliards d’euros de prises de commandes", a déclaré le ministre, lors de ses voeux aux armées.

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