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Les meilleurs écrits athées – Quatrième partie - Les écrits athées de Feuerbach - Matière et Révolution
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Les meilleurs écrits athées – Quatrième partie - Les écrits athées de Feuerbach

dimanche 3 septembre 2017, par Robert Paris

Les meilleurs écrits athées – Quatrième partie - Les écrits athées de Feuerbach

Qu’est-ce que l’athéisme ?

Quelques citations de Ludwig Feuerbach :

« L’homme affirme en Dieu ce qu’il nie en lui-même. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Manifestes philosophiques)

« Autant vaut l’homme, autant vaut son Dieu, et pas plus. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Manifestes philosophiques)

« Les individus ne reconnaissent un Dieu au-dessus d’eux que pour posséder en lui un espace infini où ils puissent étendre et étaler dans l’éternité leur individualité particulière, pitoyable. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et l’immortalité)

« L’individu ne s’immerge en Dieu que pour réémerger intact et se dorer, ainsi rafraîchi et régénéré, au soleil de sa propre magnificence, et s’il se laisse couler c’est uniquement pour repêcher au fond de Dieu la perle de son précieux Soi. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et l’immortalité)

« L’idole se différencie de Dieu en ce qu’elle est quelque chose alors que Dieu est tout. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et l’immortalité)

« Leur Dieu n’est rien que l’atmosphère, dans laquelle les individus, tels des gaz légers qui montent de la terre, peuvent s’exhaler et se déployer sans entrave dans la différence intéressante qu’il existe entre eux. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et sur l’immortalité)

« Dieu est le bon papa, le gendarme, le gardien de nuit de l’individu lui-même, son génie protecteur, son saint patron. Comment donc l’individu enserait-il et pourrait-il penser à sa fin et dans sa fin puisque même dans l’infini il ne pense qu’à lui-même, puisqu’il ne trouve pas même en Dieu la fin de lui-même et le principe de sa mort, mais qu’il trouve seulement le principe de son existence, de sa réalité égoïste, puisque Dieu n’est pour lui que le début de sa finitude et n’est pas en même temps sa fin ? »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et l’immortalité)

« Toute la théologie piétiste ou théologie mystique repose sur un jeu de balle. L’individu ne se jette lui-même [hors de lui-même] que pour être renvoyé à lui-même par Dieu, il ne s’humilie devant Dieu que pour se mirer lui-même, sa perte de soi est jouissance de soi, son humilité est élévation de lui-même... »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et l’immortalité)

« On pourrait dire que la seule preuve véritable qu’il y a un Dieu est le temps, car il prouve qu’il existe un être infini dans lequel tout est consumé, face auquel tout ce qui est est fini, et qui, seul, fait que tout ce qui st est fini, éphémère, non-persistant. Le temps n’est que la face phénoménale du fait que tout est passé en Dieu de toute éternité. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / Pensées sur la mort et l’immortalité)

« Le grand tournant de l’histoire sera le moment où l’homme prendra conscience que le seul Dieu de l’homme est l’homme lui-même. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L’Essence du christianisme)

« Pour une âme qui aime Dieu véritablement, l’amour pour une femme est une impossibilité - un adultère. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L’Essence du christianisme)

« Parce que Dieu souffre et de la manière dont il souffre, l’homme doit aussi à son tour souffrir. La religion chrétienne est la religion de la souffrance. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L’Essence du christianisme)

« La théologie n’est rien d’autre que l’anthropologie ; la connaissance de Dieu n’est rien d’autre que la connaissance de l’homme. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L’Essence du christianisme)

« La conscience de Dieu est la conscience de soi de l’homme, la connaissance de Dieu, la connaissance de soi de l’homme. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L’Essence du christianisme)

« Le tournant nécessaire de l’histoire est donc cette confession et cet aveu franc que la conscience de Dieu n’est rien d’autre que la conscience de l’espèce, que l’homme ne peut et ne doit s’élever qu’au-dessus des limites de son individualité ou personnalité, mais non pas au-dessus des lois et des déterminations fondamentales de son espèce, que l’homme ne peut concevoir, pressentir, imaginer, sentir, admettre, vouloir, aimer et vénérer aucun autre être comme être absolu et divin que l’être humain. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / L’Essence du christianisme)

« Dieu fut ma première pensée, la Raison fut ma seconde, l’Homme ma troisième et dernière. Le sujet de la divinité, c’est la raison, le sujet de la Raison, c’est l’homme. »

(Ludwig Feuerbach / 1804-1872 / cité par Marcel Neusch, dans "Aux sources de l’athéisme contemporain")

Essence du christianisme, Feuerbach

The Essence of Christianity, Feuerbach (en)

Ludwig Feuerbach Archive (en)

Theses On Feuerbach (en)

Ludwig Feuerbach, By Engels (en)

Qu’est-ce que la religion ? Feuerbach

Pour une réforme de la philosophie, Feuerbach

La religion, Feuerbach

Marx sur Feuerbach

Engels sur Feuerbach

dieu dans la pensée de Feuerbach

Feuerbach, critique de la religion

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1 Message

  • Le principal défaut, jusqu’ici, du matérialisme de tous les philosophes – y compris celui de Feuerbach est que l’objet, la réalité, le monde sensible n’y sont saisis que sous la forme d’objet ou d’intuition, mais non en tant qu’activité humaine concrète, en tant que pratique, de façon non subjective. C’est ce qui explique pourquoi l’aspect actif fut développé par l’idéalisme, en opposition au matérialisme, — mais seulement abstraitement, car l’idéalisme ne connaît naturellement pas l’activité réelle, concrète, comme telle. Feuerbach veut des objets concrets, réellement distincts des objets de la pensée ; mais il ne considère pas l’activité humaine elle-même en tant qu’activité objective. C’est pourquoi dans l’Essence du christianisme, il ne considère comme authentiquement humaine que l’activité théorique, tandis que la pratique n’est saisie et fixée par lui que dans sa manifestation juive sordide. C’est pourquoi il ne comprend pas l’importance de l’activité "révolutionnaire", de l’activité "pratique-critique".

    La question de savoir s’il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n’est pas une question théorique, mais une question pratique. C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité, c’est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l’irréalité d’une pensée qui s’isole de la pratique, est purement scolastique.

    La doctrine matérialiste qui veut que les hommes soient des produits des circonstances et de l’éducation, que, par conséquent, des hommes transformés soient des produits d’autres circonstances et d’une éducation modifiée, oublie que ce sont précisément les hommes qui transforment les circonstances et que l’éducateur a lui-même besoin d’être éduqué. C’est pourquoi elle tend inévitablement à diviser la société en deux parties dont l’une est au-dessus de la société (par exemple chez Robert Owen).

    La coïncidence du changement des circonstances et de l’activité humaine ou auto-changement ne peut être considérée et comprise rationnellement qu’en tant que pratique révolutionnaire.

    Feuerbach part du fait que la religion rend l’homme étranger à lui-même et dédouble le monde en un monde religieux, objet de représentation, et un monde temporel. Son travail consiste à résoudre le monde religieux en sa base temporelle. Il ne voit pas que, ce travail une fois accompli, le principal reste encore à faire. Le fait, notamment, que la base temporelle se détache d’elle-même, et se fixe dans les nuages, constituant ainsi un royaume autonome, ne peut s’expliquer précisément que par le déchirement et la contradiction internes de cette base temporelle. Il faut donc d’abord comprendre celle-ci dans sa contradiction pour la révolutionner ensuite pratiquement en supprimant la contradiction. Donc, une fois qu’on a découvert, par exemple, que la famille terrestre est le secret de la famille céleste, c’est la première désormais dont il faut faire la critique théorique et qu’il faut révolutionner dans la pratique.

    Feuerbach, que ne satisfait pas la pensée abstraite, en appelle à l’intuition sensible ; mais il ne considère pas le monde sensible en tant qu’activité pratique concrète de l’homme.

    Feuerbach résout l’essence religieuse en l’essence humaine. Mais l’essence de l’homme n’est pas une abstraction inhérente à l’individu isolé. Dans sa réalité, elle est l’ensemble des rapports sociaux.

    Feuerbach, qui n’entreprend pas la critique de cet être réel, est par conséquent obligé :

    De faire abstraction du cours de l’histoire et de faire de l’esprit religieux une chose immuable, existant pour elle-même, en supposant l’existence d’un individu humain abstrait, isolé.

    De considérer, par conséquent, l’être humain uniquement en tant que "genre", en tant qu’universalité interne, muette, liant d’une façon purement naturelle les nombreux individus.

    C’est pourquoi Feuerbach ne voit pas que l’"esprit religieux" est lui-même un produit social et que l’individu abstrait qu’il analyse appartient en réalité à une forme sociale déterminée.

    Toute vie sociale est essentiellement pratique. Tous les mystères qui détournent la théorie vers le mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique.

    Le résultat le plus avancé auquel atteint le matérialisme intuitif, c’est-à-dire le matérialisme qui ne conçoit pas l’activité des sens comme activité pratique, est la façon de voir des individus isolés et de la société bourgeoise.

    Le point de vue de l’ancien matérialisme est la société "bourgeoise". Le point de vue du nouveau matérialisme, c’est la société humaine, ou l’humanité socialisée.

    Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.

    Karl Marx, Thèses sur Feuerbach

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